Quand tout fait signe de Boris Cyrulnik Autobiographie d'un épouvantail.

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boris.jpgAu pied des cheminées d'Auschwitz les déportés se faisaient lire les lignes de la main et s'apaisaient quand on leur disait que leur ligne de vie était longue ! Une croyance délirante les aidait à supporter un réel inexorable. (sic) ...ceux qui côtoyaient la mort à chaque souffle, hébétés par l'absurdité de tant de souffrances, survivaient seuls, dans l'instant prisonniers du contexte, sans relations, sans paroles, en agonie psychique, ceux-là étaient soulagés par l'idée de se laisser glisser vers la mort, ou de lui attribuer un sens dérisoire par une croyance délirante. On ne peut pas s'orienter dans un monde insensé, on ne peut pas s'adapter à un monde confus, mais dés qu'une forme apparaît on se sent mieux, parce que l'insensé est devenant explicable donne une clarté qui ordonne une stratégie d'existence. Désormais on sait que faire, où se cacher, qui affronter. Au sortir de la brume et de l'agonie, toute explication redonne vie qu'il s'agisse des lignes de la main au seuil des fours d'Auschwitz.

Un terroriste bien tranquille.

Ces hommes qui avaient commis des crimes effroyables racontaient tranquillement comment ils avaient égorgés des dizaines de personnes ou posés des bombes.
Je me rappelle cette jolie palestinienne qui racontait en souriant comment sa bombe avait explosé lors d'un mariage, tuant quarante personnes dont huit enfants. (sic) Cette tranquillité d'esprit témoigne de l'absence de compromis relationnel. N'ayant pas besoin de l'acceptation sociale, le terroriste répond à ses seules représentations sans tenir compte de l'effet que son geste provoque chez les autres. (sic) Je n'ai pas le soucis du mal que je pourrais faire en réalisant mes désirs puisque seul compte mon monde, rempli jusqu'à l'extase d'un projet merveilleux."(sic)

"J'étais heureux pendant les quatre années que j'ai passé à Auschwitz" a dit Rudolf Hess en se représentation sa jolie maisonnette à l'entrés du camp, son tendre couple et ses cinq enfants qui s'épanouissaient gaiement. Puis, l'officier nazis partait faire son difficile travail,...

Autopsie d'un épouvantail de Boris Cyrulnik.

"La pire des violences est l'absence de conscience." Claudine Douillet


Eichman à son procés.

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