Le cargo libyen en route pour Gaza attendu mercredi en Egypte

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cargo.jpgEn fin de soirée, la radio publique israélienne, qui écoute les communications entre le cargo et la marine israélienne, a rapporté que l'Amalthéa avait jeté l'ancre en mer en raison d'une panne de moteur.

Le cargo d'aide libyen en route pour Gaza est attendu mercredi en Egypte, selon la sécurité égyptienne, une annonce qui paraît écarter le risque de confrontation avec la marine israélienne qui menaçait d'intercepter le bateau au cas où il aurait forcé le blocus maritine du territoire palestinien.

"Le bateau d'aide libyen arrivera demain matin au port d'Al-Arich, où il a reçu l'autorisation des autorités égyptiennes pour décharger sa cargaison", a affirmé un responsable des services de sécurité égyptiens à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Selon un officiel israélien, le capitaine cubain du cargo Amalthéa a consenti à changer de route et semble se diriger vers le port égyptien d'Al-Arich, où les autorités israéliennes lui avaient demandé d'accoster.

La marine de guerre israélienne va cependant continuer à surveiller le bateau libyen pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une manoeuvre, a ajouté cet officiel.

Toutefois, selon la Fondation Kadhafi pour Gaza, qui a affrété le cargo, l'Amalthéa se dirigeait toujours vers Gaza mardi soir.

"Le navire se dirige toujours vers Gaza et ne changera pas de direction", a déclaré à l'AFP le directeur exécutif de la Fondation, Youssef Sawan, qui a ajouté que les communications étaient "brouillées avec le navire".

La Fondation Kadhafi a réitéré cette affirmation après l'annonce de source égyptienne que le navire irait à Al-Arich.

En fin de soirée, la radio publique israélienne, qui écoute les communications entre le cargo et la marine israélienne, a rapporté que l'Amalthéa avait jeté l'ancre en mer en raison d'une panne de moteur.

"Je peux vous dire que mon moteur principal est hors de service, nous sommes tous en train de travailler pour le réparer", a indiqué une voix retransmise par la radio, apparemment celle du capitaine.

La fondation libyenne avait auparavant fait état d'un ultimatum israélien pour que l'Amalthea change de route avant mardi minuit (21H00 GMT).

Un porte-parole militaire israélien a démenti l'existence d'un tel ultimatum, ajoutant qu'Israël avait seulement "adressé (au navire) une clarification sur ce qu'il savait déjà, à savoir qu'il ne peut pas aller à Gaza".

"La marine israélienne a commencé des préparatifs pour arrêter le navire s'il tente de violer le blocus maritime", a par ailleurs confirmé l'armée.

Parti samedi soir de Grèce, le cargo Amalthéa devait accoster mercredi matin à Gaza.

Selon la Fondation Kadhafi, une association caritative présidée par Seif Al-Islam, fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, l'Amalthéa est "chargé de deux mille tonnes d'aide humanitaire sous forme de nourriture et de médicaments".

Outre 12 membres d'équipage de diverses nationalités, neuf personnes (six Libyens, un Nigérien, un Marocain et un Algérien) sont à bord, selon l'agent maritime de l'Amalthéa.

Ces derniers jours, Israël a déployé d'intenses efforts diplomatiques pour que le cargo libyen détourne sa route vers l'Egypte, mais a averti qu'il n'hésiterait pas à l'arraisonner s'il maintenait le cap sur Gaza.

Les pressions se sont accentuées mardi sur le propriétaire grec et le capitaine de l'Amalthéa afin de les pousser à changer de direction, selon le site internet de la fondation libyenne.

Le propriétaire du navire a fait savoir qu'il ne céderait pas aux pressions tout en assurant qu'il n'avait "pas l'intention d'entrer dans une confrontation".

L'Etat hébreu, qui a dénoncé "une provocation superflue", espère prévenir une réédition du récent fiasco de sa marine dans les eaux internationales au large de Gaza.

Le 31 mai dernier, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale qui s'efforçait de "briser" le blocus israélien.
Les Israéliens disent craindre l'importation massive d'armes et de matériel de guerre pour justifier leur blocus maritime de Gaza.

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