DVD: le programme pour ces vacances

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notquite.jpgQuel programme pour ces vacances! L'Argentine, l'Australie, Londres, une colonie de vacances ou tout simplement la lune. Toutes ces destinations vous attendent en DVD. si avec cela vous ne vous sentez pas dépayser pour ces vacances, c'est qu'il faudra aller voir ailleurs.

En général, lorsque l'on évoque le cinéma australien, c'est pour parler de films comme le cultissime Mad Max de George Miller, ou bien de comédiens tels que Nicole Kidman, Russell Crowe et Kate Blanchett. L'excellent documentaire Not quite Hollywood (Mk2 vidéo) de Mark Hartley, démontre que ce cinéma demeure être assez riche puisqu'il possède à lui seul un style bien particulier qui le rend unique en son genre.

L'âge d'or de ce cinéma quasi-inconnu du grand public débute au début des années 1970, où un florilège de films-ovnis  éclot. Leurs caractéristiques: un petit budget, ce qui implique forcément des acteurs peu connus qui pourtant connaitront plus tard une ascension remarquée et remarquable (Mel Gibson, Richard Chamberlain,…), et des histoires abracadabrantes.

A travers des extraits tous amusants les uns que les autres, on a la chance de retrouver parmi les nombreuses interventions (de producteurs, acteurs, réalisateurs, etc.), le cinéphile le plus populaire de tous les temps, Mr Quentin Tarantino himself! Après un documentaire tel que Not Quite Hollywood, l'unique chose que l'on peut souhaiter serait de découvrir un peu plus ce cinéma venu d'une autre galaxie. Sinon pour cela faites confiance à l'un des fils de de Sir David Bowie, Duncan Jones, qui pour son premier film vous emmènera sur la Lune avec tout simplement Moon (France Télévision Vidéo).

Sam Bell, le personnage unique du film, vit depuis plus de trois dans la station lunaire de Selene, où il y travaille comme mineur. Son seul compagnon de route, l'ordinateur Gerty. Alors qu'approche pour lui la "quille", l'isolement et la profonde solitude lui entraine diverses hallucinations. Si Moon retient l'attention du spectateur, c'est tout simplement puisque la mise en scène tout comme une partie du scenario font penser aussi bien au 2001 de S. Kubrick, au Solaris de Tarkovski et même à A.I. de Spielberg.

Sacré beau mélange! Le talent de Sam Rockwell (Frost/Nixon, Confessions d'un homme dangereux), omniprésent (et même deux fois plutôt qu'une) tout au long du film est flagrant. Moon reste au final beau, brillant mais un rien trop maniéré pour susciter une émotion durable.  De l'émotion, il en question dans l'un de nos coups de cœur cinéma: Tetro, le dernier opus de F. Ford Coppola qui sort en DVD (Pathé).

Tourné entièrement dans un sublime noir et blanc (hommage à Rusty James?), Tetro brosse le tetro.jpgportrait d'une famille d'artistes italiens installée à Buenos Aires. Peu à peu, les blessures vont faire volte face. En grande partie autobiographique, Tetro est aussi un très grand retour aux sources de ces films qu'ont tant admiré bons nombres de cinéphiles; où l'on assiste en effet, aux virulentes rivalités que peuvent exister au sein d'une même famille.

Entouré d'un quatuor de comédiens exclusivement issu de l'immigration: l'époustouflant Vincent Gallo, la merveilleuse Carmen Maura, le trop rare Klaus Maria Brandauer et le nouveau Leonardo di Caprio   Alden Ehrenreich (découvert par S. Spielberg, lors d'une Bat Mitzvah, pour la petite histoire!). Ajouté à cela une photo parfaite digne de celle de Stephen Burum (le chef op' de Rusty James et The Outsiders). "Cela ne sert à rien d'avoir de belles images, si elles sont totalement déconnectées du contexte" rappelle le cameraman du film lors d'un des entretiens que l'on prend plaisir à retrouver sur ce DVD. Faisons un bon en arrière  où le Big Ben n'était encore en fondation et où les rues de  Londres brumeuses et inquiétantes; Guy Ritchie ressuscite  Sherlock Holmes  dans un divertissement exemplaire parsemé de suspense, d'action et d'humour.

sherlock.jpgL'intelligence développée et sa déduction hors du commun pour coincer fait de Mister Holmes le premier super Héros de l'Histoire  Guy Ritchie, un habitué de films tonitruants plutôt légers comme Rock N Rolla ou encore Revolver montre ici un Sherlock Holmes dérangé et paranoïaque, une véritable loque humaine qui aime user de ses poings pour arriver à ses fins. Robert Downey Jr. s'en donne à cœur joie avec une interprétation délicieusement décalée. Tout aussi ironique est Jude Law qui défend avec plus de noblesse le vénérable docteur Watson. Un duo d'enfer (en forme de vieux couple) comme il ne s'en fait presque plus. Sans prétention aucune et incroyablement jouissif, ce film s'avère un des plus grands plaisirs du film d'action d'aujourd'hui. Le film ne perd jamais aussi de vue le fait que nous accompagnons un détective, rationnel et efficace, qui combat un homme utilisant la magie noire. Cette opposition entre le rationnel et l'irrationnel ne sera pas l'enjeu véritable du film, mais offrira un bel affrontement final où Holmes finit par exposer les plans de ses ennemis et enfin les déjouer. Jamais ennuyant, Sherlock Holmes (Warner Home Vidéo) offre bien des moments d'action, parfois de façons classiques et démesurées mais toujours amusantes.

Enfin, pour finir avec le sourire (et quel sourire!), parlons colonies de vacances. Avant les jours Heureux, lorsque l'on parlait de ce genre de films, on se souvenait d'un film qui aujourd'hui fête ses 30ans! Arrête de ramer, t'es sur le sable (Paramount) d'Ivan Reitman, avec l'incontournable Bill Murray (SOS fantômes, Broken Flowers) qui tenait là son premier grand rôle au cinéma. Il n'était connu que pour ses prestations exemplaires dans le Saturday Night Live de la TV Américaine  Tout comme le film de Naccache et Toledano, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les plus agaçants, fi­na­le­ment, ne sont pas  forcément les mômes, mais plutôt les adultes, moniteurs et directeur  tous un peu déjantés  sur les bords ou parents névrosés. Pas d'inquiétudes, chers papa, chères mamans vos enfants vont bien et D.ieu merci ça n'est qu'un film. Quoique.

Laurent Bartoleschi

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