Au dîner du Crif, Richard Prasquier parle de Liberté, Egalité, Fraternité

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crifsarko.jpgRichard Prasquier, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) a parlé de "Liberté, Egalité, Fraternité, trois mots très forts pour les Juifs de France" dans son discours adressé au premier ministre, François Fillon, au dîner annuel du Crif.

Devant les quelque 800 convives participant à ce "grand rendez-vous républicain", il a évoqué la fraternité avec les sinistrés d'Haïti, la liberté et les libertés au sein des démocraties, l'égalité des droits des individus et des nations, rappelant l'histoire des Juifs dans la société française et ses épisodes douloureux, comme "les quelques années où l'Etat s'est déshonoré" faisant allusion au régime de Vichy.

Tout en saluant la liberté d'expression, il a regretté que l'internet fût "un multiplicateur du racisme et de l'antisémitisme" et souhaité que "la politique pénale s'étende au racisme ordinaire sur internet en faisant connaître les condamnations, en améliorant la surveillance".

Alors qu'on vient de commémorer la libération des camps de concentration, le président du Crif s'est indigné du négationnisme et a refusé que le mot génocide fût employé au sujet des Palestiniens.

Parlant ensuite d'égalité, il a estimé qu'il n'y avait "pas de discriminations à l'encontre des Juifs de France, ni dans l'emploi, ni dans l'accès aux biens et services".

Mais il a regretté que pût être mise en cause l'identité de personnes nées en France de parents naturalisés ou apatrides, qui doivent "prouver par leurs propres moyens que l'administration ne s'est pas trompée en conférant la nationalité française à leur parent".

Le président du Crif a aussi déploré les manifestations d'antisémitisme, tout en réaffirmant que "la France n'est pas un pays antisémite".

Il a dit espérer que le jugement d'appel du meurtre d'Ilan Halimi, en octobre prochain, aurait lieu en public "pour que ce procès remplisse sa mission pédagogique" dans la lutte contre l'antisémitisme.

Au nom du principe de l'égalité entre Israël et les autres nations du monde il a déploré qu'Israël fût "exclu de la francophonie alors qu'il contient tant de francophones".

Il a ensuite dit le soutien du Crif "à l'existence de deux Etats démocratiques et pluralistes: un Etat du peuple palestinien et un Etat du peuple juif", et son "attachement indéfectible aux lieux fondateurs de l'identité juive, notamment Jérusalem, capitale d'Israël".

Il a vivement déploré que "l'enseignement de la haine envers Israël se développe sans susciter de réactions", citant un sermon du vendredi diffusé par la télévision de l'Autorité palestinenne appelant à combattre les Juifs.

Rappelant que le Crif était le moyen pour la communauté juive de "faire entendre sa voix" il a insisté sur sa pluralité : "le Crif n'est ni ashkénaze, ni sépharade, ni de droite, ni de gauche, ni réactionnaire, ni révolutionnaire, ni jacobin, ni girondin. Il est juif et fier de l'être, républicain et fier de l'être, français et fier de l'être".

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