Voici trois personnages de fiction que vous ne serez pas prêt d'oublier!

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moi.jpgLe premier possède la voix de Gad Elmaleh, une tête proche de celle de Guy Montagné, prêt à tout pour terroriser les habitants de son quartier, et des ambitions du style "à décrocher" la lune, mais au vrai sens du terme. Ce dernier n'est autre que Gru, l'abominable Gru du très réussi film d'animation Moi, moche et méchant (disponible chez Universal Vidéo).

Ce mégalo-misanthrope vit dans un environnement totalement dénué de représentation morale. Autour de lui des petits assistants en bleu de travail, des "minions" aussi jaunes que des tic-tac au goût citron. Même s'il se donne une image de génie criminel, méchant et bien décidé, en réalité, il laisse entrevoir un gentil enfant rêveur qui ce cache derrière ce gros masque, ces trois filles (adoptives malgré lui) vont faire réapparaitre cette facette. Avec un sujet exemplaire et une mise en scène digne d'un pixar, sans oublier le talent vocal d'un Gad Elmaleh qui s'en donne à cœur joie (cf. l'interview réalisée lors de sa présentation au dernier Festival de Deauville), Moi, moche et méchant est un pur moment de régal pour petits et pour grands.
 
En 1994, sortait sur les écrans The Mask (disponible chez Metropolitan Vidéo). Sur la tête mask.jpgd'affiche, deux comédiens quasi inconnus pour le public français: Jim Carrey et une certaine Cameron Diaz. L'histoire d'un modeste employé de banque, Stanley, dingue de l'univers de Tex Avery, découvre un masque ancien qui, en le portant, le transforme en tornade au visage vert et lui permet de libérer ses frustrations et de réaliser ses fantasmes. Aussi, n'hésitera-t-il pas, entre autre, à séduire la belle Tina, la maîtresse du gangster Dorian? Gigantesque carto(o)n, The Mask deviendra un véritable phénomène au box office américain et européen. Jim Carrey est désormais lancé sur orbite, où son rôle dément de transformiste virtuose le popularise sur la planète entière comme l'acteur le plus "élastique", tandis que Cameron Diaz (dont elle tient ici son premier rôle au cinéma) est sublime à faire hurler un loup. Immense révolution technique à l'époque, le film n'a pas pris une ride. Ados d'hier montrez le à vos enfants! 15ans plus tard, The Mask de Chuck Russell est toujours Splendiiide!!! Ce n'est pas moi qui le dit mais…

rubber.jpgEnfin, le dernier personnage (s'il en est un!) est un pneu. Oui, vous avez bien lu, un pneu. Rubber (caoutchouc, en anglais) donne vie à un pneu serial killer, un peu paumé dans un désert californien, qui malgré tout assassine quiconque pourra le gêner sur son passage. La police se charge de l'enquête. Rubber (disponible chez Blaq Out) est une petite folie drôle et absurde, vous le devinerez, qui comme l'annonce le chef de la police du district, en guise d'introduction, ce film est un hommage au "non sens". Sélectionné dans le cadre de la 49ème Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2010, le pneu Robert (c'est son nom dans le film!), accompagné de son réalisateur Quentin Dupieux avait monté les marches du Palais avec un joli nœud papillon rose. C'est dire le degré du film. En trois longs métrages (dont Steak, avec le duo Eric et Ramzy), Dupieux s'est imposé comme l'unique cinéaste situationniste de France. Autre qualité de Rubber, reste la bande originale où le pneu vivant roule aux rythmes des sons électroniques et atmosphériques de Mr Oizo.

Laurent Bartoleschi

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