DVD : Pitchi Poï ou la parole donnée (1967), un film rare.

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Sortie en DVD Pitchi Poï édité 

par les documents cinématographique.

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L'histoire :

Pour sauver son nouveau né, une jeune femme juive fuyant l'occupant doit l'abandonner dans les bras d'un inconnu. Le berger, interprété par Georges Rouquier, tient parole et élève seul l'enfant. Pendant vingt ans ils traverseront ensemble toute l'Europe pour retrouver la mère de la petite fille.

Tourné par seize réalisateurs européens disposant d'une grande liberté, ce film à épisodes donne une vision de la façon dont ces différents pays ont vécu la persécution des juifs, et montre ce qui restait d'un judaïsme européen détruit par la guerre.

L’intérêt du film tient aussi particulièrement à son sujet : la recherche après la guerre d’une femme juive qui, fuyant l’occupant, a abandonné son bébé dans les bras de Mathieu, un berger (Georges Rouquier). Cette recherche traverse l’Europe, avec pour point commun une plongée dans les communautés juives.

Le sous-titre du film « la parole donnée » représente la trame du film : Mathieu traverse l’Europe, pendant une durée de vingt ans, accompagné de l’enfant, puis la jeune fille, à la recherche de sa mère, pour tenir parole.

Ainsi le thème du film, qui était voulu comme la matière d’une interrogation sur l’Europe en construction, se trouvait ironiquement être une évocation de ce qui restait d’un judaïsme européen détruit par la guerre. A une époque qui connaissait mal ce qui s’est appelé bien plus tard l’Holocauste ou encore plus tard la Shoah.

Ce film est donc une évocation de la perception qu’avaient des cinéastes européens du "fait juif", selon le terme utilisé dans l’émission sur le film.

C’est aussi une évocation de la façon dont avait été vue la persécution dans chaque pays. 

Ainsi en France, le film débute sur un transport de juifs portant l’étoile jaune en zone Sud dans un camion escorté par l’armée allemande, ce qui constitue une véritable erreur historique. Cette vision "paroissiale" par pays est accentuée par la liberté que le scénariste François Billetdoux avait choisi de laisser à chaque réalisateur.

 

 

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