Les juifs sont-ils heureux en France ?

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                                         Les juifs sont-ils heureux en France ?

Documentaire - Comme un juif en France, France 3 à 23 h 05

Après les socialistes, les communistes, les homosexuels et les politiciens, Yves Jeuland décrypte, dans son dernier documentaire, un siècle de vie juive en France.

Comme un juif en France, c’est une plongée incroyablement documentée, émaillée de témoignages aussi troublants que profonds pour comprendre la complexité et la diversité de cette communauté jusque-là mal connue ou soumise aux clichés. Qu’ils viennent d’Afrique du Nord, de Pologne, de Roumanie ou qu’ils soient nés dans l’Hexagone, les treize témoins du film d’Yves Jeuland livrent leurs anecdotes et leurs sentiments parfois mitigés sur les relations qui les unissent à la France.

Histoire d’amour

Ce pays des droits de l’homme qui avait permis à Dreyfus d’être réhabilité se devait d’aimer les juifs. Il n’en a pas toujours été ainsi, comme le résume avec un certain humour l’ancien garde des Sceaux et actuel sénateur des Hauts-de-Seine, Robert Badinter : « J’ai retenu ce mot de Nordmann sur l’Occupation. Il disait qu’entre les juifs et la France, c’est une histoire d’amour qui a mal tourné. » Pas toujours. Les témoins sont nombreux à déclarer leur amour à la France, à l’instar de l’acteur Jean Benguigui, originaire d’Oran : « Il me semblait important de faire ressortir cet amour qu’ont les juifs pour la France et pour ses valeurs. Surtout lorsqu’elle remplit son rôle d’accueil et d’intégration. C’est ce qui apparaît dans ce film. Je trouvais intéressant de voir comment tous ces juifs ont réussi leur intégration sans jamais renier leur identité juive. C’est, à mon sens, un modèle à suivre… »

Si Yves Jeuland a réussi à montrer la communauté juive dans sa grande diversité, on y décèle tout de même une volonté farouche commune quant à la réussite de cette intégration dont le passage obligé a été l’école républicaine. La cinéaste Marceline Loridan-Ivens se souvient des principes inculqués par ses parents avant la Seconde Guerre mondiale : « Ils nous ont toujours dit qu’il fallait bien travailler à l’école, qu’il fallait devenir de bons Français. Et qu’on n’avait pas besoin d’apprendre le yiddish. » De l’affaire Dreyfus à la montée des actes antisémites du début des années 2000, tous les temps forts vécus par jes juifs en France passent par le spectre d’une caméra capable de remettre en perspective la petite histoire dans la grande. A sa juste place.

 

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