Yael BENZAQUEN

Yaël Benzaquen célèbre phoniatre de la place de Paris spécialiste de la voix et du comportement
a accepté de collaborer avec Alliance pour une chronique
La séduction c’est quoi ?
pour les femmes et hommes de la communauté juive
Chronique reprise sur judaïques FM 94.8 dans l’émission animée par Claudine Douillet



Sa formation
Premier prix de chant du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris
Premier prix de musique de chambre du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris
Certificat d’Aptitude d’orthophonie de la faculté de médecine de Paris
Diplôme d’Etat de professeur de chant
Formation de médecine chinoise à l’Institut Chuzhen de Paris et chez le professeur Philippe Sionneau
Formation en AT (analyse transactionnelle) et PNL (programmation neurolinguistique)
Formation en Qi Gong et streching postural

Son expérience professionnelle

Enseignement privé à la salle Pleyel (cours de chant et technique vocal
Séminaires pour plusieurs établissements, cabinets d’avocats, entreprises et médias
Consultante et conseillère vocale à la Fondation Rotschild
Coaching de formateurs
Cours à l’hôpital Foch à l’intention des orthophonistes, ORL et professeurs de chant
Séminaires pour les orthophonistes (Bretagne, Pays de Loire, Ile de France…)
Stages de comédie musicale et d’Art Lyrique (Paris, Deauville-Trouville, Lourmarin, Andorre …)
Chargée de cours à l’Université de Poitiers (Licence Pro Art)
Master-Coach à « Coaching Voix Off »
Coach vocal et Intervenant Voix pour Sing City
Coach vocal pour les équipes de journalistes (TLM) et animateurs (Fille TV)

Les articles de Yael BENZAQUEN

Le Festival du Cinéma Israéliendu 25 Mars 2009 au 31 Mars 2009

isratim2009.jpgFestival du 25 Mars 2009 au 31 Mars 2009
Cinéma Le Lincoln
14 rue Lincoln
75008 Paris

Le Festival du Cinéma Israélien est un rendez-vous incontournable pour faire connaître et promouvoir la culture cinématographique israélienne. Depuis sa création, le Festival a permis à certains films de trouver un public.

Conçu et initié par ISRATIM, ce Festival, avec le soutien des services culturels de l’Ambassade d’Israël en France, la Mairie de Paris et le CNC, a su séduire d’année en année un public de plus en plus nombreux. Entre grands classiques et inédits, entre documentaires et longs métrages, entre rencontres et débats, le Festival se veut le miroir de ce cinéma venu d’ailleurs, aussi incontournable que surprenant. L’édition de cette année sera parrainée par le réalisateur, producteur, scénariste, Radu Mihaileanu.
Programmation
Longs métrages

Le Sens De La Vie Pour 9 Dollars 99 de Tatia Rosenthal - 75’ 2008
Adam Resurrected de Paul Schrader - 106’ 2008
Blind Date de Haim Boozaglo - 100’ 2002
Brothers de Igaal Niddam - 116’ 2008
The Flying Camel de Rami Na`aman - 95’ 1994
For My Father de Dror Zahavi - 102’ 2008
It All Begins At Sea de Eitan Green - 95’ 2008
Out Of The Blue de Igal Burstyn - 92’ 2008
Restless de Amos Kollek - 90’ 2008
Le Syndrome De Jérusalem de Stéphane Belaïsch et Emmanuel Naccache - 93’ 2008
Zrubavel de Shmuel Beru - 70’ 2008
Zion Et Son Frère de Eran Merav - 90’ 2009

Hommage à Eitan Green

It All Begins At Sea - 95’ 2008
Les Larmes Coulent D’elles MÊmes - 85’ 1996
Jusqu’au Bout De La Nuit - 97’ 1985

Documentaires

Naf A Street Kid de Moshe Alfi - 58’ 2006
Paying For Justice de Guy Meroz, Orly Vilnai-Federbush - 57’ 2008
Sous Le Chapiteau Des Pauwels de Agnès Bensimon - 51’ 2008
Three Times Divorced de Ebtisam Mara'anat - 74’ 2007
La Derniere Carte de Sylvain Biegeleisen - 77’ 2008
A World Wthout Without Words de Yael Reich, Itai Lev - 56’ 2008
Waiting For Godik de Ari Davidovich - 60’ 2007

Fashion Victim

fashionvictim2.jpgDans un monde où la mode dicte ses codes, il devient de plus en plus difficile d'y échapper. Il y a ceux qui tentent de l'éviter et ceux qui ont choisi de vivre avec en parfaite harmonie. La créatrice israélienne Yael Kristal a conçu le service de table Fashion Victims, une vision branchée et tendance des arts de la table. Mug à talon aiguille, tasse à café baguée ou encore coquetier corseté, ces créations en porcelaine blanche aux accessoires dorés invitent à notre table la tendance mode. N'essayez pas de résister à la tentation...

A commander par l’intermédiaire du site « Designist Dream »

Le jeudi 26 mars 2009,Yael NaïmetHugh Coltman

yaelNaimalbum.jpgRendez-vous en France à Courbevoie - La Defense
Concert - Musique de variete - Jazz

Sortir a Courbevoie - La Defense - France
Festival Chorus 2009

Une voix chaude et émouvante.

La force claire de sa voix est à elle seule une musique. Ses chansons voyagent au fil des langues et des pays, d’Israël à Paris. Piano classique, pop paternelle, prédilection pour le jazz et le folk, autant d’empreintes lumineuses et légères qui vibrent dans ces ballades limpides, et dans la sobre esthétique des arrangements de David Donatien.

Auteur-compositeur-interprète, pianiste de formation, Yael Naïm est accompagnée de son percussionniste David Donatien.
Avant de découvrir son propre album, on a déjà pu entendre Yael sur le titre The Only One sur l'album Babilonia de Readymade FC.

Yael et David ont enregistré ensemble des chansons en hébreu et en anglais pour l'album éponyme sorti sur le label Tôt ou tard en octobre 2007.
L'heure de la consécration a sonné le 8 mars 2008 lors des Victoires de la Musique, puisque ce premier album a obtenu la récompense du meilleur album de Musiques du Monde de l'année.

Prix donné(s) à titre indicatif, susceptible(s) de variation selon frais de location
Le jeudi 26 mars 2009 :
Voir l'horaire
- Jeudi de 20:00 à 22:00

Tarifs d'entrée :
- Tarif en prévente (plein tarif) : 17 €

Style

style.jpgSept ans après que Saron et Yael Taoz ont ouvert leur célèbre bureau d’architecture et de décoration d’intérieur « Taoz » à Tel Aviv, elles ont décidé d’en ouvrir la réplique miniature, en un espace de 80m2 dédié à la mode te au design, sous le nom de « Tema ». Cette boutique conceptuelle d’un genre nouveau propose en effet un mélange d’objet usuels stylisés et de vêtements et accessoires de créateurs, à l’image des célèbres boutiques japonaises MUJI . Un espace très moderne à découvrir sans modération. (Photo : DR)

« Tema, vêtements et design », 7 rehov Haganim, Kyriat Shaul, Tel Aviv

Survivre Avec Les Loups

lesloups.jpgUn
film de Véra Belmont, avec Mathilde Goffart, Yael Abecassis, Guy Bedos,
Benno Fürmann, Franck De La Personne et Anne-marie Philippe.

Genre : Drame
Sortie en salles le 16 Janvier 2008

D’après
le récit autobiographique de Misha Defonseca, un témoignage poignant
sur la cruauté des hommes et l’humanité des animaux.


Une petite fille de 8 ans parcourt l’Europe nazie à la recherche de ses parents.
Elle
s’appelle Misha. Elle est juive. Son père et sa mère viennent d’être
déportés. Elle ne sait qu’une seule chose : ils sont à l’est.
A
l’aide d’une simple petite boussole, elle quitte sa Belgique natale et
rejoint l’Ukraine à pied, traversant l’Allemagne et la Pologne, dans
l’espoir de les retrouver.
Pour survivre, elle vole de la nourriture et des vêtements.

Pour survivre, elle évite les hommes et leur violence.
Pour survivre, elle intègre une meute de loups. Et devient l’une des leurs.

« Les sept jours », de Ronit et Shlomi Elkabetz

7jours.gifDate de sortie : 2 juillet 2008
Un film de Ronit et Shlomi Elkabetz

Distribution Sulika Kadosh, Albert Ilouz, Moshe Ivgy, David Ohaion ,
Rafi Amzaleg, Alon Aboutboul, Yehiel Elkabetz, Keren Mor, Ruby Porat
Shoval, Hanna Laszlo, Yaelle Abecassis, Orit Sher, Dikla Elkaslassi,
Ronit Elkabetz, Hana Azoulay Hasfari, Simon Abkarian, Gil Frank,
Evelyne Agoel et Shlomi Elkabetz

Ce
film montre une vision subtile de la structure familiale et sociale du
monde sépharade, en évoquant avec un ton à la fois comique et tragique
les sept jours de deuil qu’une famille nombreuse israélienne va vivre
après la perte de l’un des frères…

Israël, 1991. Toute la
famille Ohaion pleure la disparition de l'un des siens. Fidèles à la
tradition, les proches sont censés se réunir dans la maison du défunt
et s'y recueillir pendant sept jours.
Alors que chacun semble se
plier à la coutume, la cohabitation devient de plus en plus pesante.
Contraints de se supporter jour et nuit, frères et sœurs ne tardent pas
à laisser l'amertume et les disputes prendre le pas sur le
recueillement.
L'atmosphère devient bientôt irrespirable et les vérités enfouies depuis longtemps remontent enfin à la surface …

Eliette Abecassis crée son kibboutz

eliette_abecassis.jpgEliette Abecassis Ecrivain, scénariste de Kadosh, film de Amos Gitaï dans lequel joue Yael Abecassis (aucun lien de parenté apparent), Eliette Abecassis est en cours d'écriture d'une nouvelle histoire. Un sujet qui lui tient à coeur. Un récit qu'elle compte également mettre en scène.

Eliette Abecassis prépare Kibbutz, les pionniers. A travers ce film, elle compte narrer l'itinéraire de six jeunes gens venus d'Europe centrale, six itinéraires animés par le même but : créer l'une des premières communautés animées par le souci de mettre un terme à la propriété privée. Nous sommes en 1920, l'Etat d'Israël n'est pas encore né, il le sera en 1948.
 
La future réalisatrice prévoit de planter son décor à une époque où les kibboutz ne sont pas légion - le premier, fruit du mouvement sioniste, vit le jour en 1909. Le film sera produit par la société Tu vas voir, la même qui finance le prochain Walter Salles et le Pit de Peter Kassovitz.

La plus belle pour aller danser…

laplusbellepourallerdanser.jpgLa carrière florissante de Galit Levi a commencé avec le design de sa propre robe de mariée, en 1994, tout en lacets roses et broderies d’or. A peine deux mois après son mariage, Galit recevait des douzaines de commandes des peoples israéliens qui avaient assisté à son mariage. Aujourd’hui, Galit Levi est l’une des plus importantes stylistes de robes de mariées et de soirées en Israël. Ses créations sont distribuées à Rome en Italie, les plus grandes stars israéliennes (Sandy Bar, Yael Bar Zoae, Bar Refaeli) ont porté ses robes, et pour les 60 ans de l’Etat d’Israël, Galit a créé une robe taguée des portraits de tous les présidents israéliens, Shimon Perès en tête.

A commander sur le site Internet

Mafia israélienne, La veuve du parrain a le blues

Alperon.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Le boss du clan Alperon voulait se ranger des voitures. La sienne lui a servi de cercueil. On se croirait dans les "Soprano".
Sur les murs, le culte du chef Ahuva, née en Israël d’un père espagnol et d’une mère marocaine, était mariée à Yaakov Alperon depuis vingt-deux ans. Après sa mort, le 17 novembre dernier, la photo géante du « Don » est allée rejoindre les tableaux brodés, œuvres d’Ahuva, qui ornent les murs de leur maison de Ra’anana.

Il vivait dans un intérieur coquet de notable. Yaakov Alperon est pourtant mort en gangster : en plein Tel-Aviv, le « Don » a été tué dans l’explosion de sa voiture, commanditée par ses ennemis. Le deuil de ses proches est rendu plus douloureux encore par leur place dans la pègre israélienne. Deux des sept enfants Alperon ont assisté aux obsèques de leur père alors qu’ils étaient en garde à vue pour extorsion de fonds, et toute la famille est surveillée par la police, autant pour la préserver des attaques des clans rivaux que pour prévenir toute vengeance. Mais rien ne semble pouvoir empêcher la guerre des gangs israéliens d’avoir lieu. Elle se joue depuis des mois à coups de bombes, de mitrailleuses et de grenades, dans un pays qui a longtemps cru que la violence ne pouvait venir que des Palestiniens. Les forces de l’ordre commencent à prendre au sérieux la menace mafieuse : en deux ans, elles ont arrêté 500 personnes liées aux divers gangs du pays.

La veille d’être tué, Yaakov Alperon avait griffonné une liste d’obligations à son fils Elad, 19 ans, ­surpris en train de fumer : « Plus aucun copain à la maison, réveil à 8 heures, retour avant 22 heures, nettoyer ta chambre. Les jours où tu n’es pas à l’armée, tu travailleras comme chauffeur au dépôt de recyclage de bouteilles. »

Comme le héros de la série télévisée américaine « Les Soprano », celui qu’en Israël on appelait « Don » Alperon – de son vrai nom Alperin – vivait dans une maison cossue de la banlieue chic de Tel-Aviv, à Ra’anana. Comme Tony ­Soprano, il avait l’air sympa et, entre deux coups tordus, se montrait père aimant et mari attentionné envers Ahuva, qu’il emmenait à ­Paris pour leurs anniversaires de mariage. Face à l’objectif, désormais veuve, la blonde « marocaine » se frotte les yeux, secs, pour en ­tirer des larmes. Puis, dans cette robe noire dont le décolleté ferait damner un rabbin, elle finit par ­lâcher : « La vérité, c’est que Yaakov n’était pas un saint. » « Mais, s’empresse-t-elle de préciser, il a payé le prix fort pour tout ce qu’il a fait jusqu’à son dernier jour. » Ahuva ressemble aux poupées de porcelaine qui hantent le décor – façon Grand Siècle – choisi pour son ­salon. Elle est la poupée du gangster, la mère de ses sept enfants. Tous élevés dans des dentelles et des coussins cousus main quand ­Yaakov séjournait à l’ombre. « Sur vingt-deux années de mariage, Yaakov en a passé, en tout, quinze en prison », chuchote-t-elle presque.

A côté du téléviseur éteint, ­encadré de bougies, un immense portrait de lui rend le décor encore plus lourd. Le mort sourit, bien que, dans la vie, il était plutôt ­reconnu pour son côté sanguin. Les parents d’Ahuva, se souvient-elle, ont « vécu comme un deuil » le jour de son mariage, auquel assistaient mille invités. « Vous comprenez, ils auraient voulu que j’épouse un médecin...» Ahuva avait beau dire qu’il était homme d’affaires, naviguant entre la Roumanie, l’Allemagne et la Hollande où il avait des parts dans des restaurants, peu la croyaient. Avec Yaakov, Ben Gourion, qui affirmait qu’Israël ­serait un Etat comme les autres le jour où l’on y arrêterait des putes et des voyous, était servi. Assez jeune, à coups de poing (il était champion de boxe), ­Yaakov forge sa réputation de truand. « Nous ne sommes ni dans la drogue ni dans les braquages », aimait préciser celui qui avait, dit-on, institutionnalisé un genre particulier de recouvrement de dettes.

Une top model vit chez lui une semaine pour une émission de téléréalité
A force, il n’avait plus à descendre dans la rue. Sa seule réputation suffisait pour qu’on lui propose des partenariats en affaires contre sa protection, pour que les débiteurs remboursent rubis sur l’ongle les dettes rachetées. Yaakov réinvestissait ensuite dans des affaires en ­règle. Selon Ahuva, « Dieu lui avait donné la force, l’intelligence, mais surtout “la peur de rien”... Il regardait tout le monde droit dans les yeux, les pauvres gens comme les ministres ».

L’homme que les Israéliens adoraient détester commençait à soigner son image. Il avait ­débauché un chroniqueur judiciaire pour en faire son attaché de presse. Et même, récemment, ­accepté qu’une top model, Yael Goldman, s’installe chez lui une ­semaine pour les besoins d’une émission de téléréalité, une sorte de « Vis ma vie chez un mafieux ».

Les temps se faisaient durs, les flics devenaient sévères, et le ­milieu changeait. Les attaques, de plus en plus violentes, se multipliaient, sur la plage, même, ou en plein cœur des villes, n’importe où, et tant pis si des passants trinquaient au nom de la guerre des « shawarmas ». « La nouvelle génération n’a plus de respect pour l’ancienne. Il faut le leur apprendre et c’est parfois un peu délicat », avait confié Yaakov à un journaliste du quotidien « Haaretz ». Nissim, son frère, avait fait l’objet de sept tentatives de meurtres. Mussa, un autre frère, depuis entré en politique au Likoud, y avait laissé une jambe. Quant à lui, Yaakov, il avait manqué être éliminé à trois reprises. Ses ennemis étaient légion. Aux dires de tous, le plus redoutable était sans doute Amir Mulner, étoile montante de la pègre, le MacGyver de la situation, formé par les artificiers des troupes d’élite Golani, fils de flic au regard cinglant.

A son enterrement un journaliste avoue : « Je n’ai jamais eu aussi peur depuis la guerre du Liban. »

Depuis leur altercation en 2006, dans le hall d’un hôtel du nord de Tel-Aviv, au sujet d’une dette de 600 000 shekels réclamée par Alperon à l’un des protégés de Mulner, leurs rapports étaient ­tendus. Ce jour-là, flingues et couteaux avaient été sortis. Dror, l’aîné des fils de Yaakov, s’en était même mêlé. Et cela inquiétait beaucoup le parrain. Assigné à résidence, interdit de sortie du territoire, à 54 ans, vieillissant, Alperon « baissait les bras, il en avait assez, il était fatigué et très inquiet pour ses enfants », selon Ahuva. Comme Tony Soprano, il rencontrait des difficultés à concilier les intérêts de sa famille et ceux de son organisation criminelle. Dror défrayait de plus en plus souvent la chronique. « Quand le père mange mal, ce sont les dents du fils qui noircissent », explique Ahuva en citant un livre saint. « Comme la police n’arrivait pas à coffrer mon mari, elle faisait tomber nos enfants, Dror notamment. Il a été arrêté huit fois, sept fois les affaires ont été classées. Yaakov n’arrivait plus à travailler, il passait son temps à régler ces problèmes. Ça l’a brisé. » Le jour de son meurtre, coiffé d’un chapeau et derrière des lunettes noires, à l’ancienne, Alperon sortait du tribunal où Dror, 21 ans, et A., 16 ans, venaient de comparaître pour extorsion de fonds à l’encontre d’un ­organisateur de soirées. Planquée dans l’habillage de la portière d’une Volkswagen de location, la bombe a explosé alors que le parrain tentait de tailler sa route dans les embouteillages de Tel-Aviv pour rentrer tranquille chez lui.

Si Al Capone avait été juif, son enterrement aurait sans doute ­ressemblé à celui d’Alperon. Des centaines de personnes en procession derrière le cercueil, de sa ­maison jusqu’au cimetière de Ra’anana, à quelques kilomètres. Tout le beau linge de la pègre israélienne, et ses sbires pour molester les photographes de presse. « Je n’ai jamais eu aussi peur depuis que j’ai servi dans l’armée au Liban », dira l’un d’eux. De sa cellule, pour se ­dédouaner, Zeev Rosenstein, le plus grand trafiquant d’ecstasy au monde, avait ordonné à sa très religieuse épouse de faire le déplacement.

Après le kaddish, la prière des morts, un des fils penchés sur la tombe a murmuré : « Celui qui a fait ça n’aura pas besoin de cercueil. Je vais lui couper les bras, la tête, les jambes. » Pendant les sept jours du deuil, selon le rite de la shiva, Ahuva n’a pas porté de chaussures de cuir, n’a pas pris de bain, ­demeurant chez elle, assise au sol, tandis que défilait une foule pour la réconforter et la nourrir. Les miroirs étaient recouverts de draps blancs. Yael Goldman, la top ­model, est venue pleurer avec elle.

« Si les Alperon ne se vengent pas, leur nom ne signifiera plus rien »
Dans la maison de Ra’anana, sur des écrans disséminés un peu partout, une caméra de vidéosurveillance retransmet le moindre mouvement de la rue. A l’étage, un homme de main bricole. Une femme de ménage nourrit les ­enfants à mesure qu’ils arrivent. Celui de 16 ans déambule en survêt Nike, une lourde montre en or au poignet et un bracelet électronique à la cheville gauche. « Ils ont tous été des élèves exemplaires, ils ont tous pris des leçons de piano », tient-elle à faire savoir.

Chaque fois que Dror et son petit frère comparaissent, leur avocat, Yariv Segev, a la sueur au front. Depuis qu’un de ses confrères et ami, Yoram Hamam, avocat du ­milieu, a explosé dans sa voiture en juillet dernier, il sait qu’il joue gros. « Les Alperon sont une famille très respectable... Je fais de mon mieux pour que Dror et A. s’en sortent », dit-il. Sur le trottoir, ­Nissim, le frère de Yaakov, chasse à coups de ceinturon un cameraman de la chaîne 2 en train de le filmer. « La police a peur que celui qui a tué Yaakov s’en prenne à Dror, mais aussi que celui-ci, une fois sorti, fasse ce qu’il a à faire... Ils le gardent », déclare Ahuva avant de grimper dans son 4 x 4 à vitres blindées.

Cela ne sera qu’une question de temps, estime un policier : « Les Alperon doivent prendre leur revanche. Pas seulement parce que c’est une dette morale envers ­Yaakov. S’ils ne font rien, leur nom, leur bien le plus précieux, ne signifiera plus rien. » « L’argent ne sera pas un problème, explique quant à elle Ahuva. Si j’ai besoin de quoi que ce soit, il suffit que j’appelle les frères de mon mari. Ils étaient comme les doigts d’une main... » Par peur qu’elle ne les broie peut-être, le milieu se terre. Le Lahav 433, le FBI israélien, chargé de l’enquête, est lui aussi sur les dents. Ahuva, 42 ans seulement, elle, a déjà payé « cash » sa pierre tombale. « La tradition chez nous veut qu’aussitôt après la mort de son époux la femme prépare sa deuxième maison. » « Je ne me ­remarierai jamais », soupire-t-elle. Si ses nombreux ennemis lui en avaient laissé l’opportunité, peut-être que Don Alperon, comme le mafieux Tony Soprano, aurait fini par s’orienter vers un psy.

À L'EXTÉRIEUR, EN ISRAËL

festivalsciences.jpgNord : Festival « Sciences de la Mer »

(Dr)
Sorties maritimes dédiées à l'observation des tortues de mer et à un programme d'activités pour la protection de l'environnement.
Les 15 et 16 octobre 2008, à l'école des sciences de la mer du Centre Académique Rupin, tel. 09 89 81 322


Nord : Happening tibétain à Hamat Gader (DR)happening2.jpg

De nombreux ateliers issus du patrimoine tibétain (poterie, danse, costumes, méditation...), pour toute la famille!
Du 15 au 17 et du 19 au 20 octobre 2008, www.hamat-gader.com

leportdejaffa.jpgCentre : Le port de Jaffa fait peau neuve

Des activités, des spectacles et des visites guidées, des conteurs, une grande foire aux artisans, des ateliers de langage des signes et un spectacle de cirque!
Les 16, 18 et 19 octobre 2008, à partir de 11 heures du matin et jusqu'à la nuit, contacter le centre culturel de Jaffa au 03 68 27 196 (DR)

Centre : Festival des grenades à Jérusalem

Le musée interactif de Eyn Yael proposent aux familles plusieurs ateliers : teinture de laine à lafestivaldesgrenades.jpg grenade, préparation de parfum à base d'essence de ce fruit, observation des abeilles et cueillette de miel dans les ruches,...
Du 15 au 20 octobre 2008, toute la journée (activité de plein air), tel 02 64 51 866 (DR)

happening.jpgSud : Happening de montgolfières au kibboutz Yotvata

Décollages au premières lueurs de l'aube, au dessus du parc Timna, de dizaines de ballons aux couleurs chamarrées, pilotés par des équipes venues du monde entier pour découvrir le sud d'Israël et le désert de Judée. De nombreuses activités autour du thème de la montgolfière seront proposées aux enfants, en plus des traditionnelles et délicieuses dégustations des produits laitiers du Kibboutz chemindesoliviers.jpg(DR) .Les 16 et 17 octobre, toute la journée, www.yotvata.co.il/balloons

Sud : le chemin des oliviers au mochav Bnei Darom

Dans une tente bédouine reconstituée, les enfants pourront extraire et fabriquer de l'huile d'olive à l'ancienne, à partir des fruits qu'ils auront récoltés.
Les 15, 16 et 19 octobre, de 9 heures à 16 heures, tel 08 85 15 548