Yael BENZAQUEN

Yaël Benzaquen célèbre phoniatre de la place de Paris spécialiste de la voix et du comportement
a accepté de collaborer avec Alliance pour une chronique
La séduction c’est quoi ?
pour les femmes et hommes de la communauté juive
Chronique reprise sur judaïques FM 94.8 dans l’émission animée par Claudine Douillet



Sa formation
Premier prix de chant du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris
Premier prix de musique de chambre du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris
Certificat d’Aptitude d’orthophonie de la faculté de médecine de Paris
Diplôme d’Etat de professeur de chant
Formation de médecine chinoise à l’Institut Chuzhen de Paris et chez le professeur Philippe Sionneau
Formation en AT (analyse transactionnelle) et PNL (programmation neurolinguistique)
Formation en Qi Gong et streching postural

Son expérience professionnelle

Enseignement privé à la salle Pleyel (cours de chant et technique vocal
Séminaires pour plusieurs établissements, cabinets d’avocats, entreprises et médias
Consultante et conseillère vocale à la Fondation Rotschild
Coaching de formateurs
Cours à l’hôpital Foch à l’intention des orthophonistes, ORL et professeurs de chant
Séminaires pour les orthophonistes (Bretagne, Pays de Loire, Ile de France…)
Stages de comédie musicale et d’Art Lyrique (Paris, Deauville-Trouville, Lourmarin, Andorre …)
Chargée de cours à l’Université de Poitiers (Licence Pro Art)
Master-Coach à « Coaching Voix Off »
Coach vocal et Intervenant Voix pour Sing City
Coach vocal pour les équipes de journalistes (TLM) et animateurs (Fille TV)

Les articles de Yael BENZAQUEN

L'auteure de la jeunesse Yael Hassan à Dijon à la médiathèque.

Pour la quatrième année, la médiathèque Michel-Étiévant participe à la mise en place des “Rencontre…ries” avec les bibliothèques de Gevrey-Chambertin, Marsannay-la-Côte et Sennecey-lès-Dijon. Dans ce cadre, elle accueillera, jeudi 22 mars, l’auteure Yaël Hassan.
Issue d’une famille juive polonaise, Yaël Hassan est née à Paris en 1952. Elle passe son adolescence en France puis, en 1970, part s’installer en Israël avec toute sa famille. En 1984, elle revient en France avec son mari et ses deux filles et poursuit une carrière dans le tourisme jusqu’en 1994.

Victime d’un grave accident, elle met à profit cette longue immobilisation et rédige son premier roman : Un grand-père tombé du ciel. Marquée par l’Holocauste à travers son histoire familiale, elle en fait l’un des axes majeurs de son œuvre. D’autres thèmes lui sont essentiels et la guident dans son écriture : la famille, les racines et l’amour des mots.

Une rencontre se tiendra l’après-midi avec la classe de Mme Collery, cours moyen de l’école Roland-Carraz. Une préparation et lecture de ses livres sont faites en amont pour un échange de questions/réponses sur le travail de l’auteur. Les enfants ont écrit une nouvelle à sa manière qu’ils lui présenteront en “lecture/pièce de théâtre”.

En fin de journée, à partir de 18 h 30, le public pourra la rencontrer et échanger avec elle (salle Bombois, à la médiathèque ; accès libre).
L’action est soutenue financièrement par le conseil général de Côte-d’Or et par l’association des Amis de la bibliothèque départementale de prêt.

Pour en savoir plus sur Yael Hassan quelques articles d'alliance

"Hé petite" cliquez-ici
Rencontre à la médiatèque

Foix: Yael Naïm en concert à l'Estive Vendredi 3 février à 20h45

yaelNaimalbum.jpgLa force claire de sa voix est à elle seule une musique. Ses chansons voyagent au fil des langues et des pays, d’Israël à Paris.

En les découvrant, on s’étonne même qu’elles puissent nous sembler aussi familières et pourtant naître pour la première fois dans notre oreille avec une beauté si inédite.

Piano classique, pop paternelle, prédilection pour le jazz et le folk, autant d’empreintes lumineuses et légères qui vibrent dans ses ballades limpides, et dans la sobre esthétique des arrangements de David Donatien.
 
Trois années se sont écoulées depuis le succès international de leur premier opus éponyme et du titre phare «New soul»

Après une tournée mondiale de plus d'un an qui les aura fait voyager aux 4 coins de la planète, Yael et David ont pris le temps de composer dans leur propre studio et de poursuivre le développement d'un univers musical très personnel.

Force et fragilité, périples de par le monde et voyages intérieurs, ici, la voix et les mélodies vibrent sur les compositions de Yael. Et l’auditeur avec.
 
Percussionniste d’origine antillaise, David Donatien a multiplié pendant 15 ans les contributions les plus variées, de Bernard Lavilliers à Wassis Diop.

Mobile avec les genres, il l’est aussi avec les instruments, passant des percussions traditionnelles aux outils électroniques.

Ses compétences et son imagination ont littéralement fait fleurir l’univers musical de Yael Naim, donnant une direction à sa musique et une esthétique à ses chansons.

Leur complicité et leur complémentarité sont telles qu’ils préfèrent se présenter désormais comme un groupe.
 
«Parce que la voix est belle, claire et souple.

Parce que les mélodies sont limpides, teintées d’une douce mélancolie ou d’un petit parfum fox-trot.

Parce que les arrangements sont d’une richesse rare et d’une élégance parfaite, travail d’orfèvre qui en dépit de sa sophistication donne une étrange impression d’évanescence.

Parce que, surtout, il se dégage des chansons de Yael Naim et de David Donatien une sensation quasi physique de plénitude, on a succombé aux charmes de ce disque sans heurt...» Télérama
 
«J'avais envie de retrouver les sensations de liberté. Il m'arrive des choses. J'ai envie de les exprimer.

Cela sort sous forme de chansons. C'est ce que je fais depuis que je suis enfant» Yaël Naïm, au fond, ressemble beaucoup à sa musique.

Il y a chez elle, comme dans ses mélodies, un mélange de force et de sérénité.
Elle fait clairement ce qu'elle aime, sans céder à la tentation du marketing.
 
Vendredi 3 février à 20h45 à l’Estive de Foix
Renseignements et réservations au 05.61.05.05.55/www.lestive.com

Sur les traces de l'artisanat juif dans le sud du Maroc.

maroc-462128-jpg_312503.JPGÀ Amzrou, dans le Sud marocain, une boutique propose des objets d'art fabriqués par des artisans juifs il y a plus d'un demi-siècle.

Dans une pièce sombre, faiblement éclairée par un puits de lumière, des hommes, assis à même le sol, fondent de l'argent et le versent dans des moules en argile. Sur sa carte de visite bariolée, Douini Barzouk, patron de la boutique, indique "fabrication de bijoux" et "anciens objets d'art". De quoi s'agit-il ? Il nous entraîne, à travers les ruelles couvertes d'Amzrou, dans le Sud marocain, à l'intérieur d'un immense entrepôt, contenant un invraisemblable bric-à-brac.
D'imposantes portes sculptées, des vases, et, dans un coin, un plateau en bois, orné d'un chandelier à sept branches et d'une étoile de David à six branches.

"Il y avait des artisans juifs ici. Ils sont partis en Israël, il y a très longtemps", évoque Douini Barzouk. "Des Arabes travaillaient avec les juifs. Ils ont perpétué la tradition", ajoute-t-il, estimant le départ des dernières familles juives autour de 1962-1963. Notre accompagnateur, originaire de la région, estime que les juifs ont plutôt quitté la vallée du Drâa après 1956, date de l'indépendance du Maroc.

Agnès Bensimon, dans Hassan II et les juifs. Histoire d'une émigration secrète, écrit qu'après l'indépendance "de Ouarzazate, à Mhamid, le long de l'oued Drâa, de Ouarzazate à Ksar-es-Souk, de là vers Taouz par l'oued Ziz et à l'est de Ksar-es-Souk jusqu'à Figuig, à la frontière algérienne, ils [les juifs] sont un peu plus d'une dizaine de milliers, essaimés sur l'espace immense et ingrat du Grand Sud marocain" (*).
Bonne entente avec les musulmans

Amzrou est une petite bourgade assoupie, jouxtant la ville de Zagora, siège du gouvernorat, au coeur de la vallée du Drâa, dans le Sud marocain.

Amzrou est une petite bourgade assoupie, jouxtant la ville de Zagora, siège du gouvernorat, au coeur de la vallée du Drâa, dans le Sud marocain.

Notre accompagnateur nous conduit ensuite jusqu'à la synagogue du quartier du Mellah. Nous sonnons chez un voisin pour obtenir la clé de la porte d'entrée de la synagogue. La pièce est vide, mais les murs en pisé sont bien entretenus.

Quelques touristes viennent la visiter. Les habitants d'Amzrou mettent parfois un peu de réticence à évoquer cette importante communauté juive qui vivait en bonne entente avec les musulmans. Mais, ensuite, ils en parlent sans aucune animosité.

La présence juive au Maroc est attestée dès le IIe siècle avant Jésus-Christ. "À l'époque de l'expansion phénicienne, des colons issus des tribus d'Israël s'établissent avec les fondateurs de Carthage sur les côtes de l'Afrique", raconte Agnès Bensimon.

Cette communauté est renforcée au VIIe siècle par les juifs d'Espagne, fuyant les persécutions wisigothes. Beaucoup plus tard, entre 1391 et 1492, durant la Reconquista par les rois catholiques, les communautés juives de la péninsule ibérique (Espagne et Portugal) sont contraintes de s'exiler au Maroc.

Le pays, devenu un protectorat français, comptait 204 000 juifs, selon le recensement de 1947, soit 2,3 % de la population marocaine. L'indépendance, en 1956, intervient sans bain de sang. Un juif, le docteur Léon Benzaquen, médecin et ami personnel du roi Mohammed V, devient ministre des Postes dans le premier gouvernement marocain.

Mais aujourd'hui la communauté juive compte moins de 7 000 membres, concentrés dans les grandes villes, Casablanca, Rabat. En revanche, la vallée du Drâa, après deux millénaires de présence interrompue, oublie peu à peu ses bijoutiers juifs.

Pour en savoir plus :

Yael Naim plaide en chanson la cause d'Amnesty International avec "Free"

yae.jpgSéduite par le combat d'Amnesty International, la chanteuse franco-israélienne Yael Naim s'est prêtée au jeu avec enthousiasme quand l'association lui a demandé de composer un hymne à la liberté pour soutenir sa prochaine campagne, explique-t-elle dans un entretien à l'AFP.

"Ca fait un moment qu'on a envie de s'engager en faveur des droits de l'Homme, pour une cause internationale qui ne défende pas une seule communauté. On était très heureux de cette opportunité de s'engager aux côtés d'Amnesty", sourit la menue jeune femme aux cheveux noirs, sacrée artiste féminine de l'année aux dernières Victoires de la musique.

"Amnesty nous a contactés en nous demandant de faire une chanson qui serait dévoilée au fur et à mesure que les gens signent leur pétition" du 3 au 17 décembre, en faveur de 12 personnes aux droits bafoués, raconte l'artiste, aux côtés de son "partenaire musical" et percussionniste, David Donatien.

Les signatures se transformeront en notes de musique et composeront "Free", une mélodie douce et mélancolique qui sera révélée dans son intégralité sur le site internet www.marathondessignatures.com, une fois le nombre suffisant de signataires atteint. Une manière symbolique de "briser la loi du silence", fait valoir Amnesty.

"La chanson parle du thème de la liberté. Elle existait déjà, mais c'est la rencontre avec Amnesty qui m'a incitée à finir le texte et à l'enregistrer ici", dans le studio niché au premier étage de sa maison en banlieue parisienne, explique Yael, actuellement en tournée pour la promotion de son dernier album, "She was a boy".

Pour Amnesty, le soutien de l'artiste est de taille. Le précédent album du duo, simplement baptisé "Yael Naim", avait remporté un succès international foudroyant grâce au tube "New Soul", choisi par Apple pour une de ses campagnes de publicité mondiales.

Mais quand on lui demande quels cas de violations des droits de l'Homme la choquent en particulier, la chanteuse reste discrète. Un réflexe pour cette gracieuse trentenaire qui a grandi en Israël et à qui l'on a trop souvent demandé de "choisir son camp".

"Vu mes origines, souvent tu es un peu tiraillé entre les opinions différentes. Très vite, quand on fait de la musique, les gens veulent t'associer à une partie ou à une autre. Souvent on oublie le fait que des gens souffrent des deux côtés. Il ne faut pas perdre cette empathie, cette base d'humanité", fait-elle valoir.

"C'est dur d'opérer un classement", renchérit son complice, David Donatien. "Dès que les droits de l'Homme sont bafoués, on devrait tous être touchés. Le combat est général, sur toute infraction aux droits élémentaires", souligne-t-il, en vantant "l'intégrité, la neutralité d'Amnesty qui n'existe pas forcément dans les journaux ou ailleurs".

HADASSAH FRANCE organise son diner de Gala le 5 Décembre 2011

hadassah-france.jpgArticle paru dans "Israel Valley"

MUSIQUE CLASSIQUE Communiqué : La Fondation France Israël est partenaire de la soirée organisée par Hadassah France le 5 décembre 2011. Cette manifestation sera donnée au bénéfice de la recherche sur le cancer menée conjointement par les chercheurs du CHU Hadassah de Jérusalem et de l’Institut de Cancérologie Gustave Roussy de Villejuif.

Hadassah France a le plaisir d’accueillir pour cette soirée inédite quatre voix d’exception du Théâtre Mariinsky, dont la renommée a largement dépassé les frontières de la Russie. Autour de la talentueuse Olga Pudova, se produiront Andreï Serov, Dmitry Koleushko, et Irina Shishkova, accompagnés par l’Orchestre de l’Académie de l’Ile St-Louis sous la direction de Mikhaïl Golikov, pour un voyage à travers les grands airs d’opéra et les plus célèbres pièces classiques.

http://www.hadassah.fr/

ISRAELVALLEY PLUS
“Non à la thérapie” dans la prévention et le traitement du Syndrome de Stress Post-Traumatique selon la recherche conduite à l’Hôpital Hadassah. Une recherche conduite au CHU Hadassah démontrant que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est plus efficace que la thérapie médicamenteuse pour empêcher le développement du Syndrome de Stress Post-Traumatique (SSPT) vient d’être publiée dans la revue Archives of General Psychiatry.

Ceci dit, selon les conclusions de cette étude, un nombre significatif de patients souffrant de SSPT guériront sans avoir suivi le moindre traitement; pour beaucoup, l’intervention clinique restera souvent sans effet; et un traitement retardé n’entraînera pas l’apparition de symptômes chroniques.

La recherche a été menée par le Professeur Arieh Shalev, ancien Directeur du Département de Psychiatrie de l’hôpital Hadassah, afin d’évaluer la méthode la plus efficace dans la prévention du SSPT. Après analyse des données, le Professeur Shalev conclut que “malheureusement, nous n’avons pas pu prouver que le traitement par antidépresseurs favorisait la prévention précoce du risque de développement durable de ce syndrome”.

242 patients ont été enrôlés dans cette étude. Peu de temps avant le début du traitement, ces personnes avaient été victimes d’un événement traumatisant suivi de l’apparition d’un SSPT chronique. Elles ont été divisées en quatre groupes: deux groupes traités par la TCC – le premier, par une thérapie d’exposition faisant revivre le traumatisme incluant des exercices de respiration contrôlée, et le second par la reconstruction de la vision du monde perçue par le malade suite au traumatisme.

La moitié du troisième groupe a été placée sous antidépresseurs (Cipralex, Lexapro), l’autre moitié – groupe de contrôle – sous placébo. Les patients du quatrième groupe, qui présentaient des symptômes de SSPT même après cinq mois, ont été également soignés par la thérapie d’exposition.

Huit mois après le commencement de l’essai, 77-79% du groupe traité par TCC se sont totalement remis, pour seulement 53-58% du groupe placé sous médicaments. De plus, les résultats montrent que la thérapie médicamenteuse n’était pas plus efficace que l’absence totale de traitement.

Les chercheurs ont alors fait d’autres essais pour déterminer s’il était nécessaire d’administrer sur le champ une thérapie aux personnes n’ayant pas développé un SSPT chronique. Selon le Professeur Shalev, "Ces résultats importants nous montrent que tous les malades n’ont pas besoin de traitement en vue de guérir, juste ceux pour lesquels un SSPT chronique aura été diagnostiqué… Aussi pouvons-nous concentrer toutes nos ressources thérapeutiques sur ceux qui ne guériront pas sans traitement, et ce grâce à un diagnostique clinique complet avant l’instauration du traitement. Pour les cas d’intervention clinique retardée, le Professeur Shalev précise qu’un délai est tout à fait acceptable en l’absence d’options de traitement clinique précoce.

Parmi l’équipe de chercheurs: Dr. Sara Freedman, Directrice de l’Unité de Thérapie Cognitivo-Comportementale à Hadassah; Dr. Rhonda Adessky, thérapeute au sein de l’unité; Dr. Yael L. E. Lankri du Département de Psychiatrie; et Yossi Israeli-Shalev, directeur et coordinateur de cette recherche complexe.

Le SSPT touche environ 7% de la population, et ce pourcentage augmente dans les pays touchés par des catastrophes. Ce syndrome de nature obsessionnelle-compulsive se caractérise par les symptômes suivant:

• Récurrence de cauchemars et flashbacks
• Hyperexcitabilité
• Détachement émotionnel
• Recours à l’évitement des situations susceptibles de rappeler l’événement déclencheur

Dans la plupart des cas, les personnes atteintes par ce syndrome souffrent également de dépression.

Source: http://www.hadassah.fr/

Internet sans prise de tête: Emission de Claudine Douillet sur 94.8 FM du Lundi 14 Novembre 2011

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- Musique : Yael Naim en concert acoustique, Le vendredi 9  décembre 2011
Les chansons de cette artiste voyagent au fil des langues  et des pays, d’Israël à Paris. Piano classique, pop paternelle, prédilection pour le jazz et le folk, autant
d’empreintes lumineuses et légères qui vibrent dans ces ballades limpides, et dans la sobre esthétique des arrangements de David Donatien.

Auteur-compositeur-interprète, pianiste de formation, Yaël Naïm sait tout faire. Son premier album a obtenu la récompense du Meilleur album de musiques du monde de l'année aux Victoires de la musique en 2008. Venez également écouter son album She was a Boy, sorti en 2011.

Le vendredi 9 décembre 2011 :
- Vendredi de 20:00 à 22:00

- Concours : Places de Concert Gagnez des places pour le concert de Marc Fichel, le 10 Décembre 2011
Alliance vous propose de jouer et gagner des places le concert de marc Fichel, le 10 décembre avec ses musiciens  au theatre Daniel sorano 20H30 alors à vous de jouer vite places limitées  !!!

- Musée - Exposition : Expo : : "le sport européen à l'épreuve du nazisme"
Le Mémorial de la Shoah à Paris présente depuis le 09 novembre, jusqu'au 18 mars prochain, une pas­sion­nante expo­si­tion inti­tu­lée "Le sport euro­péen à l'épreuve du nazisme", réa­li­sée avec le centre d'histoire de Sciences Po. L'exposition, qui couvre la période des J.O de Berlin aux J.O de Londres (1936–1948), montre com­ment le sport peut être tota­le­ment dévoyé dans un régime tota­li­taire, et faire des cham­pions "non aryens" des vic­times de la barbarie.

- Bien-être & Santé : La relaxation bio-dynamique : 5 méthodes anti-stress
On apprend à relâcher son corps et son esprit avec quelques exercices de relaxation bio-dynamique. Des techniques efficaces centrées sur le corps et la respiration pour mieux gérer son stress au quotidien....suite sur Alliance


- Conférence - Rencontre : "Le Fantôme de Dona Gracia Mendes" par Naomi Ragen
A l'occasion de la parution de son dernier roman "Le Fantôme de Dona Gracia Mendes" (aux éditions Yodéa, traduit par Véronique Perl), l'auteur Naomi Ragen arrive en France pour présenter son livre.

Lundi 14 novembre : Librairie Kléber de Strasbourg,
Strasbourg, à 17h30.

Mardi 15 novembre : Naomi Ragen et Eliette Abécassis, deux femmes engagées en littérature - rencontre au CCJC de Neuilly sur Seine à 20h00.
Mercredi 16 novembre : à la Librairie Les Guetteurs de Vents, Paris 17éme, de 17h30 à 19h.
Jeudi 17 novembre : à la Librairie du Temple (Paris 4éme) de 18h30 à 20h
Dimanche 20 novembre : Salon du roman historique à Levallois de 14h à 18h30
Pour toute information supplémentaire contactez:

info@yodea.com ou 06 16 99 20 45.

- Jardin & vous : 3 astuces naturelles pour aider vos plantes vertes à passer l'hiver
Découvrez comment redonner un peu de rigueur à vos plantes avec des produits de tous les jours : café, œufs, bière ou vin rouge contribuent en effet au bien-être de vos compagnons verts.

- Sciences : Transformer ses yeux marrons en yeux bleus, c’est possible
Un médecin américain a mis au point une technique de laser qui permet de transformer les yeux marron en yeux bleus
Le Daily Mail rapporte cette information étonnante : un médecin américain assure pouvoir transformer la couleur de l’iris. Selon ce quotidien britannique, la couleur bleue des yeux n’existe pas dans la nature. En fait, les yeux bleus possèdent eux aussi des pigments marron – la mélanine – mais surtout dans le fond de l’iris, et très peu sur la couche supérieure. Les grandes longueurs d’ondes de la lumière sont ainsi absorbées par la mélanine tandis que les
longueurs d’ondes plus courtes sont dispersées, donnant un aspect clair à l’iris. De nouveaux yeux en 20 secondes

- Bien-être & Santé, Mal au dos: comment fortifier votre dos en 15 jours
Sciatique, lombalgie, torticolis : votre dos ne cesse de vous faire souffrir et vous ne savez plus quelle position "confort" adopter au boulot ?
Voici un programme d'exercices étalé sur 15 jours pour assouplir puis renforcer votre dos. Dans deux semaines, vous tournerez le
dos à votre mal de dos !

- Coup de coeur : L'Amour et des poussières de Clémence Boulouque
Une université new-yorkaise. Quelques amants célèbres. Un professeur atteint d'une maladie incurable. La rencontre de
l'homme idéal. Un séjour à Paris. L'éruption du volcan islandais. Une conversation qu'elle n'aurait pas dû entendre. Un piège qui se referme... C'est l'histoire d'une jeune femme qui voudrait être heureuse.
Finement épinglée, la perversion selon Clémence Boulouque demeure un mystère dont il faut se garder, quitte à fuir à la dernière minute. Dans un cadre chic et new-yorkais, où brille le regretté Tony Judt derrière  le beau personnage de Steve Kruger, l’écrivaine ne se laisse jamais détourner de son objectif : faire passer son lecteur par tous les stades que connaît la proie du pervers. Un très joli roman, direct, simple et en même temps très justes sur certaines zones d’ombre de la psychologie humaine.Clémence Boulouque, « L’amour et des poussières », Gallimard, 183 p. Sortie le 29 septembre 2011.

- Théâtre : Michel Boujenah - Enfin Libre !du 20 octobre au 30 décembre 2011Gymnase Marie Bell
8, boulevard de Bonne Nouvelle - Paris (75010)

Représentations : du Mardi au Samedi à 19 H - Dimanche à 17
Tarifs : 20 Euros à 49,50 Euros
Réservations : 01 42 46 79 79 - 08 92 68 36 22
www.fnac.com - www.theatredugymnase.com

- Spectacles : La Reine des Gitans et des Chats, du 5 Novembre 2011 au 15 Janvier 2012
Le seul vrai cirque tzigane du 5 Novembre 2011 au 15 Janvier 2012

Chapiteau du Cirque Tzigane Romanès 42-44 Boulevard de Reims ( à l'angle de la rue de Courcelles) - PARIS (75017) Métro : Porte de Champerret
D'une sensibilité et d'une sobriété poignantes, ce roman nous parle de la puissance miraculeuse des amitiés qui traversent le temps. Et de la force inouïe que les « survivants » durent trouver en eux pour se reconstruire, surmonter l'absence des disparus.

- Conférence - Rencontre : Conférence "En quoi l’art interroge-t-il la psychanalyse ?"

A l’occasion de la sortie de la revue "Abords" n°28, Conference de Renée Adjiman , qui présente l'univers fictionnel de l'ecrivain Aharon Appelfeld et aborde une des réponses de l’écrivain à la question "pourquoi écrire" .

Les dates   
Mercredi 23 novembre à 19h00 à Marseille
Galerie Gouvernennec Ogor- Nouveau lieu de l’art

contemporain - 7 rue Duverger 13002 Marseille
contact: 06 76 75 20 91 ou acf.map@orange.fr


-  Cinéma : Festival du cinéma israélien et du film juif à Nancy du 16 au 22 Novembre 2011
Parmi les films qui seront présentés: "Footnote" de Joseph Cedar, "Week-end en Galilée" de Moshé Mizrahi, "La grammaire intérieure" de Nir Bergman et bien d'autres.

Les dates   
Du 16 au 22 novembre 2011 à Nancy
Cinéma Caméo St Sébastien Nancy

- Spectacles : Hommage à Elie Kakou avec Jacques Baranes lundi 14 novembre au journal du Petit Montparnasse.

Vous l'avez certainement vu à Mazal TV le mois dernier, venez à présent à son spectacle lundi 14 novembre de 20h00 à 23h00 au petit journal de Montparnasse.
13 rue du Commandant Mouchotte 75014 PARIS TEL: 0143 21 56 70

Une soirée à ne pas manquer !Vous retrouverez tous les sketchs que vous avez adorés… le Médium, l’Attachée de Presse, et l’inoubliable Madame Sarfati et sa fille Fortunée !

TARIFS:
Formule- REPAS SPECTACLE 63€
SPECTACLE + 1 CONSO 25€
SPECTACLE + 1 CONSO (étudiants et - de 25 ans) 15€

- Clin d'oeil beauté : Rendez-vous beauté : les After " Make-up " La Colline, jeudis 17 novembre et 15 décembre...

En solo ou entre copines, pour être au top avant une soirée ou tout simplement se faire plaisir après le boulot, la marque de soin haut de gamme La Colline vous propose deux happening beauté les 17 novembre et 15 décembre prochains.On se dépêche de prendre rendez-vous pour se faire chouchouter et révéler toute la beauté qui est en nous.

Les After " Make-up " La Colline

Soin visage perfection instantanée + séance maquillage : 65 euros.

Réservation au 01 49 26 03 66.

Les jeudis 17 novembre et 15 décembre de 18h à 20h30

Institut La Colline
24 avenue de l'Opéra
75001 Paris

- Décor & vous : Relooker ses murs avec des panneaux décoratifs
En cuir ou en bois, les panneaux prêts à poser sont une solution idéale pour changer l'univers de son intérieur en trois coups de colle !
Nul besoin de recouvrir entièrement votre mur pour lui donner un coup de neuf. Quelques panneaux suffisent

- Bien-être & Santé, Diabète : 4 trucs insolites pour l'éviter
Pour éviter de souffrir du diabète, voici quatre trucs inédits, découverts par les chercheurs américains...a decouvrir sur allliance.

- Décor & vous : Le carrelage mural adhésif pour un relooking rapide

Comment changer de revêtement mural sans peinture, travaux ni gros budget ? Le carrelage adhésif est une solution déco
qui permet de changer de décor facilement. Démonstration sur Alliance

sur Alliance...

Yael Naim en concert acoustique,Le vendredi 9 décembre 2011

yael-naim-4cc96cd57166d.jpgwww.viafrance.com

Le vendredi 9 décembre 2011
Concert - Musique Pop Rock - Folk
Sortir a Dole - France

Un voyage musical.

Les chansons de cette artiste voyagent au fil des langues et des pays, d’Israël à Paris. Piano classique, pop paternelle, prédilection pour le jazz et le folk, autant d’empreintes lumineuses et légères qui vibrent dans ces ballades limpides, et dans la sobre esthétique des arrangements de David Donatien.

Auteur-compositeur-interprète, pianiste de formation, Yaël Naïm sait tout faire. Son premier album a obtenu la récompense du Meilleur album de musiques du monde de l'année aux Victoires de la musique en 2008. Venez également écouter son album She was a Boy, sorti en 2011.

Avec Yael Naim

Prix donnés à titre indicatif, susceptibles de variations selon frais de location

Le vendredi 9 décembre 2011 :
- Vendredi de 20:00 à 22:00

Tarifs d'entrée :
- Tarif en prévente (plein tarif) : 20 €


Plus d’information sur cette sortie :
Yael Naim en concert acoustique

PLAN DE Basilique (Collegiale) Notre-Dame de Dole, France
Acces au place Nationale  39100 Dole, France
AGENDA DE Basilique (Collegiale) Notre-Dame de Dole, France

La Torah apprise via la manucure...

thoraongles.jpgArticle paru dans "7/7"

©Midrash Manicure

Yael Buechler a 25 ans. Cette jeune rabbine américaine a une technique bien à elle pour enseigner la Torah. Elle propose à ses étudiantes d'apprendre les enseignements des cinq livres juifs via le "nail-art". Cet art consiste à dessiner sur les ongles. Elle a donc lancé le "Midrash Manicure club".

En dessinant sur les ongles les principaux éléments du texte sacré, les jeunes filles l'apprennent plus aisément.

La Rabbine avoue au New York Times avoir utilisé elle-même cette technique pour "explorer mon propre apprentissage juif." Aujourd'hui, elle est passée maître dans le "nail-art" et se dit ambidextre.

Pour elle, un cours aussi "girly" coulait de source. "Si je demande de venir à un cours de Midrash, je n'aurai que 5 ou 6 étudiantes. Mais Midrash Manucure? Une vingtaine en plus!"

La jeune rabbine a même créé un site où elle poste des photos de son "art".

Demain je serais juif , ce soirlundi 24 octobre sur Arte .

arte.jpgUn reportage qui ne laissera pas indifférents pour ceux qui ont suivi il y a quelques semaines, un autre reportage sur l'héritage des nazis , et la quête de leur descendance qui se convertie au judaisme et vive vivre en Israël.

Ce soir sur Arte ,en Allemagne, Yael était juge, Secharjah aide-soignant et Nico étudiant. Ils ont laissé derrière eux leur famille, leurs amis, leur langue, leur culture et leur ancienne confession, et vivent désormais en Israël. Yael et Secharjah se sont convertis au judaïsme avant de partir, Nico a franchi sur place les différentes étapes du processus. Pendant six mois, Robert Ralston et David Bernet ont attentivement suivi le difficile parcours des trois candidats à la conversion, une période jalonnée de tensions et de conflits

Tel Aviv, la bulle créative

MUSEEDESIGN.jpgArticle paru dans "Libération"

À l’occasion de l’exposition Promisedesign, visite dans la ville israélienne, jadis havre du Bauhaus et aujourd’hui vivier de dizaines d’architectes et de jeunes designers.

Le musée du design, de Ron Arad, inauguré en 2009, à Holon. - Yael Pincus

«Toute la ville ressemblait à une sauterelle géante. On y planait, on bondissait, comme Neil Armstrong sur la Lune.» Enfant, l’écrivain Amos Oz fantasmait déjà Tel Aviv (1). Jérémie Hoffmann, conservateur du patrimoine de la ville, pourrait lui répondre : «Certains bâtiments Bauhaus ont des formes de bateaux, ils bougent, d’autres flottent!». La culture du mouvement n’a pas quitté Tel Aviv, pionnière centenaire surgie des dunes en 1909 après s’être extirpée des remparts de Jaffa. Elle reste une foisonnante place économique et culturelle de 292 000 habitants, entre spirale de la guerre et pragmatisme créatif. «Nous ne sommes pas qu’un pays guerrier», martèlent des créateurs israéliens. Pour conjurer la tragédie, le petit pays exporte cette année son art de vivre avec l’exposition Promisedesign présentée à Milan, Paris et Bruxelles (2).

L’architecture et le design israéliens trouvent une partie de leurs racines dans la cité Bauhaus, inscrite par l’Unesco au patrimoine de l’humanité depuis 2003. De 1930 à 1947, près de 2 000 maisons d’habitation, dont 400 exceptionnelles, sont conçues par des architectes allemands et européens qui fuient le nazisme. Élèves de l’école Bauhaus de Walter Gropius, ces émules du fonctionnaliste Erich Mendelsohn ont adapté le dogme de Dessau ou du Corbusier au climat du Proche-Orient pour mieux se mettre au service de l’homme nouveau, sioniste et socialiste. Ils s’insèrent dans le plan de cité-jardin dessiné en 1927 par l’urbaniste écossais Patrick Geddes.

De la place Dizengoff défigurée jusqu’à l’élégant boulevard Rothschild, de lignes d’arbres en ruelles végétalisées, les maisons géométriques blanches croisent harmonieusement angles droits et douces courbes. Ces machines à vivre, à échelle humaine, abritent des petits appartements : il fallait éviter les différenciations socioculturelles. On entre alors dans le jeu des multiples toits plats, fenêtres et terrasses ventilées, parfois sur pilotis. Des cages d’escalier, en briques de verre, sont des puits de lumière surnommés thermomètres. Ils donnent la «température» d’un art de vivre en reconquête (3). «Abandon­né dans les années 60 et 70, ce petit Tel Aviv est redevenu très à la mode, explique Jérémie Hoffmann. Mais on a laissé faire n’importe quoi, Tel Aviv est devenue la ville des volets en plastique gris. Depuis dix ans, on rénove beaucoup, ce qui pose toutes les questions passionnantes de la réhabilitation d’un patrimoine récent. Faut-il refaire à l’identique ou créer des extensions et surélévations invisibles ?»

Loin de son centre Bauhaus, Tel Aviv n’est plus tout à fait blanche. Elle s’étale entre traditions ottomane et arabe, villas éclectiques européennes du début du siècle – néo-Bauhaus –, et quatorze kilomètres de plages. Nombre de bâtiments et d’enseignes sont «mondialisés» au milieu de «non-lieux» délabrés. Difficile d’y déceler les prouesses contemporaines. Des tours élevées se dressent dont l’historique Shalom de 1958, les trois Azrieli ou celles signées par Richard Meier et Ieoh Ming Pei ainsi qu’un complexe aménagé par Philippe Starck. Impossible de ne pas remarquer la synagogue Cymbalista où Mario Botta joue avec la quadrature du cercle, et le musée « arte povera » du Palmach, dessiné par Hecker et Segal. Dans ce contexte chaotique,  l’extension du  Tel Aviv Art Museum of Art, réalisée par l’Américain Preston Scott Cohen, (l’inauguration est prévue le 2 novembre) est d’une belle qualité architecturale. Le déséquilibre sculptural à l’extérieur est maîtrisé et offre, à l’intérieur, un parcours limpide, sans cul-de-sac. Sur quatre niveaux, de plans inclinés en escaliers, se dévoilent trois galeries rectangulaires – d’art, d’architecture et de design –, où l’accrochage est possible (c’est devenu rare), une bibliothèque et un foyer. Des sources de lumière permanentes et inattendues percent cet écrin de surprises. Ce nouvel outil redonnera de la tension au complexe culturel alentour où sont regroupés Opéra, théâtre Caméri et bibliothèque.

À Holon, ville-satellite et culturelle de Tel Aviv dédiée à l’enfance et à la BD, le musée du design inauguré en 2009 a été confié à Ron Arad. Cet architecte-designer star, enfant du pays mais vivant à Londres, a opté pour un petit effet Guggenheim de Bilbao. Le roi de la spirale a posé un bel objet, cinq rubans en Corten rouge, cet acier qui s’autopatine. Cette drôle de structure offre une oasis de fraîcheur, d’ombres et de lumières mais le bâtiment reste banal. Le design israélien et international y était exposé tout comme celui de la nouvelle vague française, cet été. Ron Arad est le représentant du pays dans le monde entier. Son écriture en courbes pourrait évoquer les lettres de l’alphabet hébreu ; lui n’en est pas convaincu mais la flexibilité de ses lignes a trouvé des émules parmi les jeunes créateurs.

Existe-t-il un design qui serait spécifiquement israélien ? Nirith Nelson, directrice du centre de Jérusalem des arts visuels (JCVA), avance quelques clés : «Il n’y a pas de design juif, il serait plutôt un “no-design” marqué par l’absence des images dans la religion juive et la destruction du Temple. Il a été aussi imprégné par la vie dans les kibboutz, l’improvisation avec les matériaux au service d’une vie quotidienne simple. Le design s’inspire de toutes les cultures juives, de l’Europe centrale au Maghreb. C’est un “soap”, une fusion de traditions artisanales diverses, du métal, des bijoux, des tailleurs. L’ingénierie est plus importante en Israël que l’industrie, peu développée, elle s’organise autour du plastique, des chaussures, du médical, de l’armée. Les jeunes designers seront différents de leurs parents, ils ne veulent plus imiter. Ils peuvent aujourd’hui réinterpréter les traditions, en évoluant entre mode et urgence. Et ironie.»

Le designer israélien a bien un profil particulier, il a dans son barda de formation deux ans d’armée pour les filles et trois pour les garçons. Avant l’école d’art, il s’est souvent confronté à des créations liées à l’équipement militaire. Ezri Tarazi, directeur de l’entreprise d-Vision et enseignant à l’école de Bezalel à Jérusalem, a conçu une veste de combat rafraîchissante. «L’armée est un débouché, explique-t-il, mais pas seulement. L’énergie solaire, les produits nautiques sont très développés, le high-tech commercial aussi, et les start-up liées au numérique et au graphisme pullulent.»

Des écoles de Shenkar à Bezalel, de la galerie Paradigma au Design Space dans une friche périphérique, on décèle les courants d’une création émergente, dominée par un maître, Yaacov Kaufman, né en Russie en 1945. S’il conçoit des lampes à l’usage clair, il adopte aussi une démarche d’artiste, de ses masques en bois aggloméré aux étagères-tours, plus sculptures que supports. Son primitivisme expressif se retrouve chez Ami Drach et Dov Ganchrow qui ornent de manches en plastique des armes en pierres taillées. L’artisanat est revisité par Ayala Serfaty avec ses Floor Lamp réalisées en laine mohair. La nature est inspiratrice pour Gal Ben Arav et son Bamboo Bench, tel un banc en fagots de bambou. Adi Zaffran Weisler fusionne plastique et bois pour le meuble organique RAWtation. Talia Wiener réinvente l’art des bijoux et ses pendentifs voyageurs adoptent finement le plan de toutes les villes du monde. L’économie du pays pousse à l’auto-production en petites séries, ce que pratique l’entreprise d-Vision, regroupement de créateurs qui explorent le plastique. Mais ce qui domine est inévitablement la récupération écolo : le bidon transformé en rocking-chair par le studio Junktion en est un parfait exemple.

«S’il y a un design israélien, c’est un secret bien gardé », blague l’industriel Zvi Yemini, fabricant heureux de boîtes à outils en plastique. Il conseille : « Allez visiter le plus grand et le plus beau showroom du monde, il est à Tel Aviv !». On doute… Mais l’entreprise, au style Bauhaus, de l’éditeur-distributeur Kastiel, s’avère immense et remplie de meubles et objets étranges, au minimalisme précieux et oriental. Joshua Kastiel explique : « Ici, le design vient forcément de partout, on est tellement enfermés, alors on voyage en permanence. Tel Aviv, c’est un peu New York, cosmopolite, c’est toujours l’israelian dream. »
Tout près, Jaffa l’ancienne où des artistes se sont installés, regarde, du haut de ses légendes et de ses trois mille ans, la «bulle» Tel Aviv croire qu’elle est le (petit) centre du monde.

(1) Amos Oz, Une histoire d’amour et de ténèbres, Folio.
(2) www.promisedesign.org. Du 8 au23 septembre, Espace Pierre Bergé et Associés, place du Grand Sablon, 1 000 Bruxelles, + 32 (0) 504 80 30. www.sablonbruxelles.com
(3) Des maisons sur le sable, Nitza Metzger-Szmuk, 2004  Libération du 7 mai 2008.