Marilyn Monroe et Sydney Sweeney cousines : le même ancêtre biblique et le même chemin vers le judaïsme

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Marilyn Monroe et Sydney Sweeney descendent du même homme.
La société israélienne MyHeritage a établi qu’elles sont cousines au neuvième degré, avec une génération d’écart, par Ezra Perry, un puritain anglais installé au Cap Cod au XVIIe siècle et qui portait le nom d’un prophète hébreu. Soixante dix ans après la conversion de Marilyn au judaïsme, sa lointaine cousine envisagerait de franchir le même pas pour épouser Scooter Braun.

Par Claudine Douillet

Il y a des coïncidences qui ressemblent à des signes. Marilyn Monroe s’est convertie au judaïsme pour épouser Arthur Miller. Sydney Sweeney, qu’Hollywood surnomme la nouvelle Marilyn, rencontre des rabbins depuis qu’elle partage la vie de Scooter Braun. Et voilà qu’une entreprise israélienne démontre que les deux femmes sont de la même famille.

La découverte vient de MyHeritage, la plateforme de généalogie fondée par Gilad Japhet et installée à Or Yehuda, près de Tel Aviv. Ses chercheurs ont remonté les lignées paternelles des deux actrices jusqu’à un ancêtre commun mort en 1689 dans le Massachusetts.

Ezra Perry, un nom de prophète au Cap Cod

Il s’appelait Ezra, comme le scribe Esdras qui ramena les exilés de Babylone à Jérusalem. Ezra Perry est né vers 1625 en Angleterre, probablement dans le Devon, et a émigré avec sa famille vers la colonie de Plymouth. Il s’installe à Sandwich, la plus ancienne ville du Cap Cod, où il épouse le 12 février 1652 Elizabeth Burgess, fille unique de Thomas et Dorothy Burgess.

Ezra Perry n’était pas juif. C’était un puritain, membre de ces communautés protestantes qui vivaient la traversée de l’Atlantique comme un nouvel Exode et voyaient dans l’Amérique une Terre promise. Ces familles lisaient la Bible hébraïque avec ferveur et puisaient les prénoms de leurs enfants dans l’Ancien Testament. Les Perry ne font pas exception : leurs enfants s’appellent Ezra, Deborah, John, Samuel, Benjamin, Sarah et Remembrance. Son frère Edward, lui, était quaker, régulièrement condamné à l’amende pour avoir refusé de prêter le serment exigé par les autorités.

Paysan propriétaire, juré de la cour de Plymouth, Ezra Perry rédige son testament le 16 octobre 1689 et meurt le jour même, dans sa soixante quatrième année. Sa pierre tombale l’atteste encore.

La filiation, branche par branche

C’est de deux de ses enfants que partent les lignées des deux actrices. Sa fille Deborah, née le 28 novembre 1654, épouse vers 1675 Seth Pope, né à Plymouth. Le couple aura neuf enfants. C’est de cette branche que descend Charles Stanley Gifford, le père biologique de Marilyn Monroe.

Son fils Benjamin, né le 15 janvier 1670, épouse vers 1694 Dinah Swift, fille d’une autre famille pionnière de Sandwich. De cette branche descend Steven Sweeney, le père de Sydney.

Ces dates proviennent de l’étude de référence consacrée à Ezra Perry, publiée en 1961 dans le New England Historical and Genealogical Register, et des registres municipaux de Sandwich. MyHeritage a ensuite reconstitué les générations suivantes jusqu’aux deux actrices et publié l’arbre complet.

Gifford, le père retrouvé grâce à un Français

Ce lien n’aurait jamais pu être établi sans une enquête française. Toute sa vie, Marilyn ignora qui était son père. Son acte de naissance désignait Martin Edward Mortensen. En 2022, le producteur François Pomès a extrait l’ADN d’une mèche de cheveux de l’actrice et l’a comparé à celui de Francine Gifford Deir, petite fille de Charles Stanley Gifford, contremaître de sa mère chez Consolidated Film Industries. Paris Match a publié le résultat : Gifford était bien le père. Il avait refusé de recevoir Marilyn quand, déjà célèbre, elle s’était présentée chez lui en Californie.

1956, Marilyn devient juive

Le 1er juillet 1956, Marilyn Monroe se convertit au judaïsme auprès du rabbin réformé Robert Goldburg, avant son mariage religieux avec le dramaturge Arthur Miller. Elle ne se contente pas d’une formalité. Elle étudie, conserve après son divorce les livres de prière offerts par le rabbin, et l’Égypte de Nasser interdit ses films en réponse. L’icône la plus célèbre du monde devenait, aux yeux de ses ennemis, une star juive.

2026, Sydney sur les mêmes traces

Sydney Sweeney a grandi dans une famille chrétienne conservatrice de l’État de Washington. Selon Page Six, la rubrique people du New York Post, elle a déjà rencontré deux rabbins pour s’informer sur la conversion. Elle a assisté avec Scooter Braun aux offices de Roch Hachana à la synagogue Temple Sholom de Greenwich, dans le Connecticut, assise discrètement au fond.

Ensemble depuis l’été 2025, le couple parlerait mariage et enfants. Scooter Braun, l’ancien manager de Justin Bieber et Ariana Grande, a grandi dans un foyer juif conservative et casher. Petit fils de rescapés de la Shoah, il s’est imposé depuis le 7 octobre comme l’une des voix les plus engagées d’Hollywood contre l’antisémitisme et en soutien à Israël. Un proche assure qu’il voit en elle une Marilyn moderne et compte la demander en mariage d’ici six mois.

L’actrice s’est déjà rapprochée de ce monde. Elle a été photographiée chaleureusement avec Noa Argamani et Avinatan Or, deux anciens otages du Hamas. Sa famille chrétienne, selon Israel Hayom, s’inquiéterait de la rapidité de cette évolution. Ni Sydney Sweeney ni Scooter Braun n’ont confirmé de démarche formelle.

Le même sang, le même style, la même quête

Les ressemblances ne s’arrêtent pas là. Le 8 février dernier, au festival de Santa Barbara, Sydney portait une robe vintage de Ceil Chapman, la créatrice favorite de Marilyn, inspirée de sa première couverture de Life en avril 1952.

« Les parallèles entre Sydney Sweeney et Marilyn Monroe ont toujours été nombreux, mais voir leurs parcours se rejoindre de manière aussi profonde nous a donné envie de rechercher un véritable lien entre elles dans les archives de MyHeritage », explique Roi Mandel, directeur de la recherche. « Cela nous rappelle avec force que l’humanité forme un immense arbre généalogique. »

Un puritain au nom de prophète, deux blondes devenues mythes, et entre elles trois siècles et demi. Si Sydney Sweeney franchit le pas, elle ne sera pas la première de sa famille à choisir le peuple juif. Marilyn l’avait fait avant elle.

Crédit portrait : Jay Dixit / WikiPortraits

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