Russie : la polémique sur le port du voile islamique à l’école reprend !

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Le voile dans les écoles russes

 

Russie : la polémique sur le port du voile islamique à l’école reprend !

Décidément l’affaire des caricatures n’en finit pas de faire de vagues. Après deux ans d’accalmie la polémique sur le port du voile islamique dans les établissements scolaires reprend et cette fois-ci c’est un haut dignitaire musulman qui relance la controverse…

 

Hier le président du conseil des muftis Ravil Gaïnoutdine, qui a pourtant la réputation d’un modéré a écrit au président Poutine pour lui demander d’autoriser les jeunes filles à porter le foulard à l’intérieur des établissements scolaires.

 

« Porter un foulard n’a rien d’extraordinaire et ne constitue en rien une provocation vis-à-vis des fidèles des autres confessions» estime-t-il. Cette opinion est partagée par Ludmilla Alekceeva, ancienne dissidente et militante des droits de l’homme .

 

Cette dernière est convaincue que le port du voile à l’école ne n’enfreint d’aucune façon le postulat de laïcité : « les croix pectorales sont également un symbole religieux, et on les porte ouvertement et pas seulement les ministres du culte. Si on interdit pas de porter une croix on a aucune raison d’interdire le voile islamique » a-t-elle déclaré à l’agence de presse Interfax.

 

Le foulard islamique est interdit dans les établissements scolaires.

 

A l’automne 2012, La directrice d'un établissement scolaire situé dans un village de la région de Stavropol (sud-ouest) a interdit à cinq collégiennes de se présenter dans l'établissement coiffées du voile islamique, faisant valoir que le règlement de l'école interdit le port de signes religieux Cette décision a suscité une polémique en Russie, qui compte quelque 20 millions de musulmans, dont la plupart habitent dans des régions historiquement musulmanes comme le Caucase du Nord, le Tatarstan et le Bachkortostan (Volga).

 

Les parents des jeunes filles se sont tournés vers le Parquet local pour contester cette interdiction et le délégué du Kremlin pour les droit des enfants Pavel Astakhov a jugé qu’elle était « illégale »’.

 

Quant Vladimir Poutine il s'était alors abstenu de trancher : pour ne fâcher personne !

"Il faut toujours se comporter avec un grand respect vis-à-vis des sentiments religieux des gens", a-t-il déclaré avant de conclure « Reste que nous avons un Etat laïc, et nous devons justement nous fonder là-dessus".

Nathalie Ouvaroff

 

 

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