La ligue des droits de l'homme sombre dans l'islamo-gauchisme

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La Ligue des droits de l'homme est-elle antisémite ?

La Ligue des droits de l'homme (LDH) a été fondée à Paris en 1898 pour défendre le capitaine Dreyfus. Elle a toujours soutenu le judaïsme français... jusqu'à ces dernières années. Depuis quelque temps, son engagement à gauche, ou plutôt à l'extrême gauche, la conduit vers des dérives de plus en plus inquiétantes.

BVNCA Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme

BVNCA Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme

L'une de ses têtes de Turc est le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), qu'elle accuse de sectarisme et de paranoïa.

Le 13 juin, elle a mis gravement en cause l'association communautaire, parce que celle-ci a porté plainte contre la municipalité de Stains (Seine-Saint-Denis).
Le maire communiste, Azzedine Taïbi, est un militant pro-palestinien radical. Comme d'autres élus du département, il a décidé d'apposer sur son Hôtel de Ville une banderole réclamant la libération d'un chef terroriste emprisonné pour meurtres en Israël, Marwan Barghouti.

Ce dernier a organisé des dizaines d'attaques sanglantes, y compris contre des civils - hommes, femmes et enfants - pendant la première puis la seconde Intifada.
C'est pourquoi le BNVCA a naturellement porté l'affaire devant la justice, afin de dénoncer cette incitation évidente à la haine et à la violence.

Mais la LDH ne l'entend pas de cette oreille. Elle estime que l'association juive se fait « le porte-parole du gouvernement israélien ». Ni plus, ni moins.

Et de préciser : « En assimilant toute critique du cabinet Netanyahou et tout soutien à ses opposants arabes comme une manifestation antijuive, cet organisme dévoie la lutte contre l’antisémitisme au profit du soutien à une politique qui est condamnée internationalement ».

La Ligue des droits de l'homme est encore plus explicite en déclarant dans un communiqué que les poursuites engagées contre le maire de Stains sont le produit d'une « imposture insupportable ».

De fait, la LDH sombre dans l'islamo-gauchisme. Elle est devenue la courroie de transmission des idées de Tariq Ramadan, vitrine intellectuelle des Frères musulmans en Europe, et de l'antisionisme obsessionnel qui gangrène une partie du camp prétendument « progressiste » sur la scène française.

Elle se garde de déplorer la libération de la parole antijuive et condamne les violences antisémites du bout des lèvres.

Sa seule préoccupation semble être l'amour aveugle et sans cesse renouvelé qu'elle porte aux citoyens d'origine maghrébine - sans distinction.

Cette organisation qui prétend lutter à la fois contre le nationalisme et le fondamentalisme fait exactement l'inverse s'agissant des musulmans : elle milite en faveur des ultra-nationalistes palestiniens, qui n'hésitent pas à tuer des innocents et réclament un Etat arabe en Terre Sainte vidé de toute population juive (autrement dit, un nettoyage ethnique) ; par ailleurs, elle est tombée sous le charme du Hamas et du Hezbollah, mouvements qui revendiquent l'application stricte de la charia au détriment des principes démocratiques et laïcs.

Tout a commencé au milieu des années 2000. En 2006, déjà, 2 membres éminents de la Ligue, Antoine Spire (journaliste et écrivain juif, pilier de France-Culture) et Cédric Porin (avocat spécialisé dans le droit du travail), ont démissionné avec fracas de la direction de l'association. Dans une tribune incendiaire publiée par Le Monde, ils ont affirmé que la LDH répondait au « racisme dont sont victimes les jeunes issus de l’immigration en faisant preuve de complaisance à l’égard des organisations religieuses qui prétendent les représenter ».

Ils ont noté que la Ligue avait interdit à des cinéastes israéliens (pourtant de gauche) de présenter leurs films lors d'un festival financé par l'association. Ces cinéastes ont été remplacés au pied levé et sans explication crédible par des artistes libanais et palestiniens. « C'est du racisme », ont-ils commenté, ajoutant : « On peut aussi se demander pourquoi le Proche-Orient sollicite un tel engagement de la LDH, qui ne dit presque rien à propos du Darfour ou de la Tchétchénie, ou se tait devant les discours négationnistes et antisémites du président iranien ! »

Vos réactions

  1. claudie2710@yahoo.fr'Akerman Michel Israël

    La ligue des Droits de l’Homme est devenue effectivement une organisation contre Israël.
    C’est aussi le cas du Mrap, d’Amnesty International, de l’Unesco, du Quai d’Orsay, de l’Onu etc… L’Europe qui commence à se désintégrer va très bientôt comprendre (ce qu’elle aurait du comprendre après la Seconde Guerre mondiale) qu’on ne peut s’attaquer aux Juifs impunément !
    Shabbat Shalom !

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