Marseille: Zvi Ammar crie à l’acharnement

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ammar-veissiere.jpgLe président du Consistoire marseillais s’est dit victime, vendredi, d’une machination politico-judiciaire.
  
“Je revis l’histoire de l’ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis”, a clamé Zvi Ammar lors de sa conférence de presse organisée en fin de semaine dernière dans un salon de l’hôtel Radisson. Mis en examen pour modification de scène de crime dans le cadre de l’assassinat du cadre commercial Olivier Plançon, sur le parking de sa société en 2007, puis pour abus de biens sociaux et blanchiment en mars dernier, le président du Consistoire israélite de Marseille s’est expliqué avec véhémence.

Pendant une heure, Zvi Ammar n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour dénoncer “l’acharnement politico-judiciaire” dont il se dit victime. Pour lui, le procureur de la République Jacques Dallest s’acharne. “Ni les expertises judiciaires ni le contrôle fiscal n’ont pu démontrer la moindre faute de ma part”, affirme-t-il, montrant un récent courrier de l’Inspection générale des impôts qui indique que “le contrôle se conclut sans rectification”. S’estimant “sali”, il dénonce, sans le citer, l’action masquée, selon lui, de Renaud Muselier au sein de la communauté juive locale pour le faire démissionner avant les élections municipales en raison de ses relations avec des socialistes.

Le patron d’International sport fashion reconnaît par ailleurs qu’il “n’aurait pas dû sortir les sacs de la voiture” de la victime de l’assassinat. Mais il jure que les 346 360 euros retrouvés sur les comptes de ses sociétés après ce meurtre non élucidé “provenaient de factures comptabilisées de ses cinq magasins de sport”. “Il se trouve que j’ai bien involontairement glissé leur relevé dans une enveloppe qui a reçu plus tard les traites remises à Olivier Plançon. Tous les soupçons qui pèsent sur moi viennent de là”, regrette-t-il.

Avant d’annoncer le dépôt de la demande de dépaysement de son dossier pour qu’une autre juridiction le traite, Zvi Ammar a avancé que les charges relevées contre lui sont inexistantes. Il a précisé qu’il ne se tairait plus et qu’il sait qu’un jour la présomption d’innocence dont il bénéficie “glissera vers une innocence reconnue”.

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