Les méthodes discutables de la police de Tel-Aviv pour interpeler les immigrants illégaux

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Article paru "JSS"

Selon le quotidien israélien Haaretz, la police de Tel-Aviv utilise des méthodes discutables pour interpeler les immigrants africains illégaux qui vivent dans le sud de la ville. Il se présentent comme des prostituées alcooliques qui squattent les mêmes lieux que les réfugiés. Pire, toujours selon le Haaretz, ils proposent des « coups » aux immigrés : aller voler des portefeuilles et autres objets pour se faire arrêter en flagrant délit.

Des dizaines de policiers en civil étaient en fonction le week-end dernier autour de la gare routière centrale, où la plupart des réfugiés illégaux vivent. Lors d’une opération conjointe de la police de Tel Aviv avec l’unité de la police des frontières, des policières déguisé en prostituées étaient postées à des coins de rues pour aguicher les illégaux. D’autres prétendaient être des femmes en état d’ébriété à la recherche d’une maison ou dormir.

« En deux heures, un certain nombre de cas où des hommes érythréens et soudanais ont volé des policiers en civils qui passaient par là », a déclaré le surintendant Ron Krieg, commandant de la compagnie la police des frontières qui a prit part à l’opération.

« Quelques minutes après, nous avons commencé l’opération et avons mis la main sur des sacs et des téléphones volés ultérieurement à des civils. Ces vols n’ont rien de nouveau, et nous essayons d’utiliser notre créativité pour y mettre fin », a déclaré Krieg.

A., un professeur d’université, à suivi le déroulement de l’opération. Il se baladait près de la gare routière de Tel-Aviv à 3 heures du matin vendredi, dans l’espoir de trouver le voleur qui avait chapardé son téléphone cellulaire plus tôt dans la journée. Lorsque A. atteint le milieu de la rue de Hasharon, il a remarqué un homme qui semblait être ivre ou drogué allongé sur le trottoir et ne bougeait pas. A côté de lui, une femme qui tentait d’aider. A. est allé proposer son aide et a été surpris de voir que l’homme était en fait en pleine comédie et lui a dit de partir vite !

A. continua son chemin vers la rue Hacarmel, ou il a surpris une scène identique. Cette fois, deux hommes gisaient au sol, avec un portefeuille et des billets qui sortaient de la poche. A. s’est mis au coin de la rue et a obsevé la suite de la situation… Quelques secondes plus tard, un jeune érythréen s’est approché et a parlé au « comateux ». Sans réponse de la part du policier en civil, il lui a prit le portefeuille avant de s’en aller en courant. En quelques secondes, les deux au sol se sont levé en criant « police! » Six voitures de police stationnées à côté se sont mobilisées, en plus de motos cachées également dans les parages. L’homme a été arrêté sur le champ.

Ces réfugiés illégaux, qui ne sont pas autorisés à travailler, sont amenées chaque jour à la Cour de première instance de Tel Aviv pour être placé en centre de détention. Généralement ils sont interpelé pour un larcin de quelques centaines de shekels. Ils volent des téléphones mobiles et les vendent pour 150 shekels dans les magasins de la ville.

Si Israël se doit de choisir une politique concernant ces réfugiés musulmans qui ont choisi l’Etat Juif pour vivre libre, il est regrettable que la police adopte de pareilles méthodes d’incitation au crime pour les arrêter.

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