Eli Ben Tura, ambassadeur d’Israël au Sénégal

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Article paru  dans "Walf"

‘En matière d’agriculture, le Sénégal pourrait s’inspirer du modèle israélien’
La participation du Sénégal au 18e salon international de l’agriculture (Agritech), organisé par l’Etat d’Israël, est une opportunité à saisir. Hier, à l’occasion de la présentation dudit salon, prévu du 15 au 17 mai 2012 à Tel Aviv, le Dr Eli Ben Tura, ambassadeur d’Israël au Sénégal, a souligné que notre pays doit s’inspirer des avancées technologiques de son pays pour développer son agriculture.Cela, d’autant plus que les deux pays ont un climat presque identique.

S’il y a un pays que le Sénégal doit prendre comme exemple pour bien développer son agriculture, c’est bien Israël. C’est la conviction exprimée hier, par Dr Eli Ben Tura, Ambassadeur d’Israël au Sénégal. Ce dernier, qui participait hier, à Dakar, à la présentation du 18e salon international de l’agriculture que son pays organise du 15 au 17 mai 2012, à Tel Aviv, soutient que les ressemblances climatiques qui existent entre les deux pays font que le Sénégal devrait s’inspirer de ce modèle pour bien développer son agriculture. En effet, à la naissance de leur Etat, les chercheurs et agriculteurs israéliens ont collaboré pour concevoir des méthodes d’amélioration des rendements et de la qualité des récoltes.

D’ailleurs, parmi ces méthodes, le Sénégal a pu en bénéficier avec le projet Tipa, qui est une innovation agricole basée sur le concept du marché maraîcher africain, avec un système d’irrigation de goutte-à-goutte par gravité, développé à l’Université Ben Gourion du Néguev, en Israël. Ce système permet au fermier traditionnel de bénéficier des avantages de l’irrigation par goutte-à-goutte à bas prix sans qu’il soit besoin d’introduire d’autres technologies. En effet, vu le taux de pluviométrie au Sénégal, l’ambassadeur pense que la technique du goutte-à-goutte est un système agricole adaptée aux conditions climatiques du pays. Et cela peut lui permettre d’augmenter sa production agricole, de réduire la pauvreté, voire parvenir à l’autosuffisance alimentaire.

Revenant sur la présentation du salon, l’attaché commercial de l’ambassade d’Israël, Perry Amitai, souligne que Agritech 2012 sera le point de rencontre pour ceux qui souhaitent faire des affaires avec des experts en agriculture du monde entier. Il est prévu deux journées de symposium, suivies par une journée d’excursion sur le terrain. Il y aura des conférences, des présentations orales, une exposition de posters et une exposition des plus innovantes. Le programme sera centré sur les sujets suivants : Innovation en plasticulture ; réalisations agricoles dans les pays développés et les pays en développement et les aspects écologico-environnementaux de la plasticulture. Sont attendus à ce salon, des producteurs, des chercheurs, des distributeurs, des fermiers, des administrateurs et les personnes impliquées directement ou indirectement dans l’agriculture et/ ou les technologies hydrauliques.

Israël a eu l’expérience de relever des défis notamment au plan économique dans un pays semi-aride et désertique, confronté à un problème d’eau. Il a fallu par la recherche appliquée de l’eau par la désalinisation et le recyclage et parvenir au-delà de l’autosuffisance, à exporter des produits agricoles. A titre d’exemple, Israël produit annuellement, en moyenne, plus de 12 mille litres de lait par vache, 3 millions de roses en serre par hectare et par saison. De plus, 80 % des terres irriguées utilisent une irrigation alliée aux techniques de fertilisation, 75 % d’eau usée est recyclé et utilisé dans l’agriculture avec un rendement de la production d’agrumes qui atteint 80 tonnes par hectare et celui de la tomate avec 500 tonnes par hectare.

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