C'est elle qui a lancé les tentes dans les rues de Tel-Aviv sur Facebook.

Israël - le - par .
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daphni-leef.jpgAgée de 25 ans Daphni Leef a lancé la révolte des tentes,elle même expulsé par son propriétaire.

Il faut savoir qu'en Israël , les lois des locations autorisent au bout de 12 mois soit d'augmenter à son gré le prix du loyer, soit de mettre un terme au bail de 12 mois, sans aucune autre forme de procés, ce qui oblige les  israèliens d'acheter  leur apartement dés qu'ils se marient  et si vous n'avez pas le droit à un masckenta -prêt immobilier- et bien vous êtes condamné d'errer d'appart en appart et aujourd'hui d'appart à la tente ...:-)

En faisant un simple appel sur FaceBook elle a déclenché un véritable buzz, et beaucoup se sont  reconnus dans ces méthodes peu orthodoxe d'envisager un avenir sur la terre promise qui tient rarement ses promesses.

En signe de protestation, elle ouvre le 7 juillet une page sur Facebook, invitant les jeunes Israéliens en mal de logement à la rejoindre.
En quelques jours, la contestation fait boule de neige.

Diplômée d’une licence de cinéma, celle qui ressemble à une icône de mode est devenue le symbole de la « révolte des tentes », cette vague de protestation populaire contre la vie chère et les inégalités, qui secoue l’État hébreu ces dernières semaines.

Le samedi 6 août, pas moins de 320000 Israéliens, jeunes couples en poussettes, étudiants ou retraités, issus des kibboutz ou des villes de développement, juifs laïques et religieux, d’origine arabe, druze ou éthiopienne, ont défilé sous la bannière « le peuple exige la justice sociale ». Tandis qu’une quarantaine de villages de tentes ont fleuri un peu partout dans le pays.

Tout commence lorsque Daphni Leef décide de camper sur le boulevard Rothschild, l’une des avenues les plus cossues de Tel-Aviv.

La jeune vidéaste, qui louait un appartement depuis trois ans dans le centre-ville, vient de se faire expulser par son propriétaire pour cause de rénovation. Sa chasse immobilière lui assène un coup : depuis 2005, les loyers ont flambé de plus de 50% dans la capitale économique.

La révolte des tentes, soutenue par plus de 88% de l’opinion publique, correspond à un mouvement de fond sans précédent dans l’histoire récente du pays.

« Cette protestation qui balaie aujourd’hui les rues et les squares d’Israël a cessé depuis longtemps d’être un simple ras-le-bol autour des problèmes de logement. Il s’agit d’une révolte contre l’indifférence du gouvernement face aux souffrances du peuple, le traitement de défaveur que subissent les Israéliens qui travaillent, et la destruction de la solidarité sociale », estime le grand écrivain israélien Amos Oz.

 

 

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