Un éducateur religieux israélite en garde à vue pour agression sexuelle

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Article paru dans "Libération"

Un éducateur religieux israélite âgé d'une cinquantaine d'années a été placé en garde à vue mercredi matin à Marseille pour l'agression sexuelle d'une mineure de 15 ans, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

«Ce n'est pas un rabbin. Apparemment c'est un commerçant ou quelqu'un qui se présente comme un commerçant et qui doit se livrer à des activités d'éducation religieuse. En tout cas, le consistoire m'explique qu'il n'a pas formellement le titre de rabbin», a précisé le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest.

«Je ne sais pas comment lui s'est présenté auprès des enquêteurs, c'est pour ça qu'on était parti sur ce concept, mais il n'est pas officiellement rabbin selon le consistoire», a répété le procureur.

La victime avait déposé plainte avec sa mère fin mars, racontant que l'homme, exerçant dans le centre-ville, avait profité de cours particuliers pour se livrer sur elle à des attouchements, lui demandant de faire de même.

L'adolescente, qui n'est pas de confession juive, suivait un enseignement en vue d'une éventuelle conversion, a précisé la même source, selon laquelle la mesure de garde à vue n'est volontairement intervenue qu'à l'issue de Pessah, la Pâque juive.

«Ce particulier qui fait de l'éducation religieuse dans un cadre privé», selon les termes du procureur, est entendu par les enquêteurs de la brigade des mineurs de la Sûreté départementale. Sa garde à vue se poursuit jusqu'à jeudi, a précisé le magistrat.

Le consistoire israélite de Marseille a confirmé dans un communiqué que l'homme interpellé, «un de nos coreligionnaires», n'avait «aucunement le statut de rabbin sanctionné par l'obtention du diplôme du séminaire israélite de France ni même la qualité de rabbin selon les critères du Grand Rabbinat de France».

«L'association mise en cause n'est aucunement une synagogue mais un lieu d'activité socio-culturelle initié par la personne interpellée», a également précisé dans son communiqué, Elie Berrebi, le directeur général de l'institution.

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