Vous souvenez-vous du Artic, la première glace à l’eau israélienne?

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Aujourd'hui, nous les prenons pour acquis, et ils sont à portée de main tout au long de l'année, mais il y a eu une période où dans le pays, on attendait, surtout l'été, durant les grandes vacances, la saison des « Artikim » (bâtonnets de glace à l’eau). Vous en souvenez-vous? Et d’où vient cette appellation en hébreu?

De Belgique. En 1952, un groupe de juifs belges établit la première fabrique de glaces dans l'État jeune et décrépit d'Israël et appella la compagnie «Artic» - un dérivé du mot Arctique, région entourant le pôle Nord de la Terre. La crème glacée elle-même ne s'appelait pas Artic, mais Shlagon. Mais la langue parlée retenu le nom de la compagnie belge.

Un an plus tard, une compagnie concurrente a été formée, qui a cherché un nom semblable et a choisi "Kartiv," une combinaison de Kar (froid) et de Tiv (dérivé de tov : bon). Une autre année passa et les compagnies s'unirent, pour le plus grand plaisir de tous et le bâtonnet glacé est devenu un "Artic-Kartiv!". Au fil des ans, les mots ont changé leur signification - Artic est devenu le nom générique du bâtonnet glacé à base de lait, et Kartiv, celui de la glace à l’eau au goût de fruits.

La société ne s’est pas contentée de cela et a promu les artikim au moyen d'offres spéciales, qui promettaient des prix aux acheteurs dévoués: les lettres du mot artic étaient imprimées sur les bâtons, qui devaient être collectés pour participer à la loterie.

La friandise glacée

La friandise glacée

Mais la crème glacée Arctic n'est pas restée douce et sucrée longtemps. En 1961, les dirigeants de l'entreprise ont eu des démêlés avec la police et les autorités fiscales. Après l'enquête, certains responsables ont été accusés d'évasion fiscale et de contrebande de capitaux. Ils ont été arrêtés, la société a été condamnée à une amende et s’est endettée. Elle ne s'est jamais rétablie et a finalement été démantelée en 1971.

La Bibliothèque nationale a décidé de tirer les ficelles de la nostalgie et a demandé aux anciens combattants de partager leurs souvenirs des premiers Artikim d’Israël. Voici quelques histoires d’internautes: «Il y en avait deux, chocolat/vanille et chocolat/chocolat, et son enrobage de chocolat était un mets de choix. A cette époque, ils ont sorti un kartiv « jumeaux ». Ils l'appelaient "Artik à deux bâtonnets" et il était possible de le couper au milieu, et d’offrir la moitié à son ami ou son amoureux".

"Le premier Artic apparu vers 1953 était un bloc de crème glacée blanche et molle sur un bâton, aromatisé à la vanille, qui mesurait environ 3x3x8 cm. La crème glacée était enrobée d'une fine couche de chocolat qui se cassait et fondait lorsqu'elle était mâchée. L’emballage était en feuille d'aluminium avec des bandes diagonales d'argent et de bleu et sur chaque bande, une série d'ours blancs et l'inscription "Artic". Cette délicatesse coûtait 15 grush, ce qui était alors une forte somme. "

Une internaute a admis: "Je ne le languis vraiment pas, il avait un goût de grains de sable car il était fait de lait en poudre, seul l'enrobage était savoureux." Et vraiment, le goût du Artic des premiers jours de l’Etat était loin de la qualité de ses descendants modernes. Cependant, la forte demande provenait du fait que c'était l'un des rares luxes des années d'austérité.

Probablement que les matériaux utilisés à cette époque n'étaient pas de la plus haute qualité, mais le goût de son paradis faisait partie de l'enfance de tous ceux qui ont grandi en Israël à ce moment-là. «C'était un moment où nous mangions des aliments basiques et sains, et quand nous pensions au Artic, il y avait de l'excitation dans l'air», ajoute une internaute, et une dernière conclut de manière étonnamment résumée: "Qui n'a pas goûté notre Artic enrobé chocolat n'a jamais savouré de sa vie le goût de paradis froid!"

Source : Ynet

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