Émeutes du 17 octobre : Mélenchon allume la guerre civile, Macron applaudit Céline Dion

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Émeutes du 17 octobre : Mélenchon allume la guerre civile, Macron applaudit Céline Dion

Par Claudine Douillet

La France est entrée en guerre contre elle même. Samedi 17 octobre, des hordes ont brûlé une mairie, envahi des hôtels de ville, pillé des centres villes et blessé plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers. Ce n'est pas une crise sociale. C'est une offensive contre la civilisation, nourrie par un homme qui a fait du chaos son programme électoral.

Le bilan d'une nuit de guerre

Que personne ne vienne parler de « débordements ». Plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blessés, 1 800 interpellations. À Paris seulement, 855 personnes arrêtées, un record selon la préfecture de police. Un manifestant est mort. La préfecture décrit des groupes violents de 500 à plus de 1 000 individus. Ce ne sont pas des casseurs isolés. Ce sont des unités de combat urbain, mobiles, coordonnées, qui ont frappé simultanément dans tout le pays.

Les vrais manifestants, eux, étaient venus pour la vie chère. 550 000 selon l'Intérieur, 800 000 selon les organisateurs. Leur colère a été confisquée, piétinée, transformée en décor pour pillards.

Limoges : ils ont brûlé la maison commune

À Limoges, la barbarie a pris son visage le plus nu. L'hôtel de ville a été pris d'assaut et incendié par le rez de chaussée, puis le campanile, emblème de la ville, s'est effondré dans les flammes. La salle des mariages et l'état civil sont partis en fumée. Avant cela, l'autoroute A20 avait été bloquée et des voitures de police incendiées.

On ne brûle pas une mairie par faim. On brûle une mairie parce qu'on hait ce qu'elle représente : la loi, la mémoire des familles, la République. Voilà la guerre de civilisation dont personne n'ose prononcer le nom. D'un côté ceux qui bâtissent, enregistrent, transmettent. De l'autre ceux qui veulent tout réduire en cendres.

Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille : la carte de la razzia

À Lyon, des individus cagoulés ont arraché l'enseigne puis mis le feu à l'office de tourisme de Bellecour, un pavillon de 174 ans. Les pillards ont ensuite vidé Jot, The Kooples, Luxy Outlet, un fleuriste et un Monoprix. Des commerçants ruinés en une heure.

À Marseille, la porte de l'hôtel de ville a été forcée, une dizaine d'émeutiers ont saccagé l'intérieur, un commissariat de police municipale a été attaqué et de nombreux magasins pillés. Le maire socialiste en est réduit à supplier l'État d'envoyer des renforts.

À Bordeaux, le RAID a dû intervenir face aux affrontements et aux pillages, et la résidence de la préfète a été saccagée. À Lille, la mairie a été envahie et dévastée. Nancy, Valence, Rennes, Strasbourg, Grenoble, Nice : partout le même scénario, partout la même haine.

Mélenchon, l'incendiaire qui accuse les pompiers

Pendant que Limoges brûlait, que faisait Jean-Luc Mélenchon ? Il défilait à Paris et tirait sur la police. Il a qualifié le maintien de l'ordre de « lamentable » et accusé le préfet de police d'avoir organisé le désordre. Pendant que les flammes dévoraient l'état civil d'une ville entière, il reprochait aux chaînes d'information de montrer les images.

Ce n'est pas une maladresse. C'est une ligne. L'homme qui hurlait « Abattez la citadelle » en 2023, qui refusait d'appeler au calme après la mort de Nahel en traitant ceux qui le demandaient de « chiens de garde », récolte aujourd'hui ce qu'il a semé pendant des années. Sa phrase de samedi soir prenant ses distances avec les pillages ne pèse rien face à une décennie de rhétorique insurrectionnelle. Eric Ciotti a relevé des pilleurs portant un maillot « Mélenchon 27 ». Les émeutiers savent parfaitement qui est leur candidat.

La rue pour voler l'élection

Le calendrier dit tout. À six mois de la présidentielle, la rue est devenue le champ de bataille entre Mélenchon et Marine Le Pen. Le chef insoumis n'a qu'une stratégie : fracturer le pays en deux blocs irréconciliables, broyer toute gauche raisonnable et imposer le face à face de la peur. Ce qu'il ne gagnera jamais par la persuasion, il tente de l'arracher par l'intimidation. Chaque mairie incendiée est un tract. Chaque policier blessé est un argument de campagne.

Sébastien Lecornu l'a dit sans fard : rejeter sur les chefs de la police la responsabilité des violences relève d'une inversion dangereuse et cynique. Le gouvernement accuse l'ultragauche d'avoir organisé l'offensive. Cette ultragauche, LFI ne l'a jamais combattue. Elle la ménage, elle la courtise, elle lui fournit un vocabulaire et une excuse.

Macron chez Céline Dion, la France dans les flammes

Et le chef de l'État ? Vendredi soir, Emmanuel Macron et son épouse assistaient au concert de Céline Dion. Le lendemain, le pays brûlait. Les renseignements connaissaient pourtant les appels à l'émeute qui circulaient en ligne depuis des jours. Face à une mairie détruite, à des préfectures attaquées, à cinq cents blessés dans les rangs de ceux qui nous protègent, le Président s'est contenté d'une condamnation de circonstance. Pas d'adresse solennelle à la Nation. Pas de visite à Limoges. Pas un mot à la hauteur de l'événement.

Quand l'État regarde ailleurs, les incendiaires avancent. Le mépris d'en haut et la violence d'en bas se nourrissent l'un l'autre.

Choisir son camp

LFI répète que les cortèges étaient majoritairement pacifiques. C'est vrai, et c'est précisément l'accusation la plus lourde : ces centaines de milliers de Français honnêtes ont été trahis, utilisés comme boucliers humains par des bandes qui se moquent de leur pouvoir d'achat. Leur cause est morte samedi, dans les cendres de Limoges.

La question posée à Jean-Luc Mélenchon tient en une ligne : la République ou les casseurs. Samedi, il a visé le préfet plutôt que les incendiaires. Il a choisi. Aux Français, désormais, de choisir aussi.

Sources : Sud Radio, Céline Dion ; Orange actu, Bordeaux ; franceinfo ; France 3 Limoges ; Lyon Capitale ; 21 News

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