Pas de réincarnation pour les femmes ? Serait ce le signe de leur supériorité spirituelle ? sources Zohar et l'Arizal

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Pas de réincarnation pour les femmes ? Serait ce le signe de leur supériorité spirituelle ? sources Zohar et l'Arizal

L'âme féminine dans la Kabbale : ce que la tradition juive dit vraiment sur les femmes

Par la rédaction D'après les textes du Zohar, du Sha'ar HaGilgulim de l'Arizal, et des sources talmudiques

Il existe dans le judaïsme une idée reçue tenace, souvent répétée dans des conversations de salon ou dans des cours de Kabbale approximatifs : les femmes ne se réincarnent pas. Sous-entendu, elles seraient exclues d'un cycle que la tradition réserve aux hommes.

Ce malentendu, répandu sans nuance ni contexte, finit par suggérer que la femme occupe dans l'économie spirituelle une place secondaire, voire déficiente. C'est exactement l'inverse de ce qu'enseignent les textes.

La réalité que l'on découvre en ouvrant le Sha'ar HaGilgulim  la "Porte des Réincarnations", œuvre maîtresse de Rabbi Yitzhak Louria, le grand Arizal de Safed, compilée au XVIe siècle par son disciple Rabbi Haïm Vital est bien plus surprenante, et bien plus haute.
Si la femme juive n'a généralement pas besoin de se réincarner, c'est non pas parce qu'elle est en marge du système, mais parce qu'elle en est, selon ces textes, la partie la plus accomplie.

Ce que la réincarnation révèle vraiment sur l'âme

Pour comprendre ce que les kabbalistes disent de la femme, il faut d'abord comprendre à quoi sert la réincarnation, ce que les textes hébraïques appellent le guilgoul.

Dans la pensée lurianique, l'âme humaine ne descend pas dans ce monde pour y prendre du bon temps. Elle vient accomplir une mission précise : réparer ce que le péché originel d'Adam a brisé. Cette réparation s'appelle le Tikkoun.
Elle passe par l'accomplissement des 613 commandements de la Torah, par la rectification des fautes commises dans des vies antérieures, et par l'élévation des étincelles divines dispersées dans la matière depuis la Création.

Or une seule vie ne suffit presque jamais à tout accomplir. C'est pourquoi les âmes reviennent, encore et encore, jusqu'à ce que leur travail soit achevé.
Le guilgoul est ainsi moins une récompense qu'une nécessité une seconde, une troisième, parfois une millième chance de finir ce qui n'a pas été terminé.
L'Arizal précise dans son œuvre qu'une âme peut se réincarner des milliers de fois, à condition de progresser ne serait-ce qu'un peu à chaque passage. Si elle n'avance pas, elle n'a droit qu'à trois tentatives. Après quoi, elle est envoyée au Guéhinnom pour y être purifiée autrement.

C'est dans ce cadre qu'il faut lire ce que la tradition dit de la femme.

La femme n'a pas besoin de revenir : un privilège, pas une exclusion

Le Sha'ar HaGilgulim est explicite. "Principalement, le concept du guilgoul s'applique aux hommes et non aux femmes." Rabbi Haïm Vital, transcrivant fidèlement son maître l'Arizal, explique pourquoi : les femmes peuvent entrer dans le Guéhinnom le processus de purification de l'âme dans l'au-delà  plus rapidement et plus directement que les hommes. Leur âme n'a pas besoin du long détour que constitue le retour dans un corps physique.

Ce point mérite qu'on s'y arrête. Dans la pensée kabbalistique, le guilgoul n'est pas un honneur. C'est une épreuve. Revenir dans ce monde signifie recommencer à se battre contre le mauvais penchant, risquer de commettre de nouvelles fautes, s'exposer à la souffrance, à l'oubli de sa mission, à toutes les vicissitudes de la vie humaine. L'Arizal lui-même met en garde ses élèves : il ne faut pas compter sur le guilgoul pour réparer ses actes. Le processus est douloureux et incertain.

La femme, elle, bénéficie d'une voie plus directe. Son âme peut accéder à la purification sans avoir à affronter à nouveau les risques d'une incarnation terrestre. Ce n'est pas une mise à l'écart : c'est une protection. Une reconnaissance implicite que son âme, dans sa constitution même, est plus proche de son achèvement.

La racine de l'âme féminine : Ève, mère de toutes les âmes

Pour comprendre d'où vient cette différence, les kabbalistes remontent à l'origine même des âmes. Selon le Zohar, toutes les âmes humaines proviennent d'un seul et même être : l'Adam Primordial, appelé Adam Kadmon, dont la chute a provoqué la dispersion de millions d'étincelles spirituelles dans l'univers matériel. Ces étincelles sont les âmes.

Mais l'Adam Primordial n'était pas seulement masculin. Il était androgyne à la fois mâle et femelle avant que Dieu ne "sépare" les deux aspects en Adam et en Ève.
Le Zohar enseigne que chaque âme, avant de descendre dans ce monde, est constituée d'une part masculine et d'une part féminine unies en un seul être. C'est au moment de l'incarnation que les deux aspects se séparent pour entrer dans des corps distincts.

Ève, selon cette lecture, n'est pas simplement la première femme. Elle est, du point de vue kabbalistique, une super-âme dont proviennent toutes les âmes féminines qui ont jamais existé ou existeront. Elle est l'archétype, la source, la racine commune de toute la dimension féminine de l'humanité. Le nom hébreu de Ève, Chava, signifie "vie" et le Zohar y voit l'allusion à sa fonction de source de toute vie spirituelle.

Cette origine confère à l'âme féminine une dignité particulière. Elle ne vient pas d'une branche secondaire ou d'un appendice de la structure spirituelle : elle vient du cœur même de la création, du côté féminin de l'Adam originel, qui est, dans la structure des Séfirot, associé à la Malkhout  le "royaume", la dixième et dernière Séfira, point de contact entre le divin et le monde, réceptacle ultime de toute lumière.

La Malkhout : le féminin comme accompli

Cette association entre l'âme féminine et la Séfira de Malkhout est fondamentale dans la pensée de l'Arizal, et c'est précisément elle qui explique pourquoi les femmes ne se réincarnent pas.

L'Arizal déploie une explication d'une grande profondeur. Le guilgoul, dit-il, est associé à la lettre hébraïque Vav  sixième lettre de l'alphabet, symbole numérique du chiffre 6, représentant les six Séfirot masculines de Zeïr Anpin : Hessed, Gevourah, Tiferet, Netzah, Hod et Yessod.

Ce sont les six dimensions de l'effort, du travail spirituel, de l'accomplissement dans le temps. Le guilgoul, comme ces six Séfirot, est un processus de progression, d'élaboration, de construction pas à pas.

La septième Séfira, Malkhout, correspond au féminin. Et Malkhout, par nature, ne "tourne" pas dans le guilgoul. Elle est déjà au bout du chemin. L'Arizal fait même le lien avec la loi de l'esclave hébreu qui est libéré la septième année : la septième année est féminine, dit-il, et ne se réincarne donc pas. Ce n'est pas une limitation c'est l'expression d'un accomplissement intrinsèque.

En termes plus accessibles : là où l'âme masculine doit travailler, construire, accumuler des Tikounims au fil de nombreuses vies pour atteindre son achèvement, l'âme féminine est, par sa constitution, déjà dans une position plus proche de cet achèvement. Elle n'a pas à parcourir le même chemin en sens identique. Sa voie de purification est plus courte parce que sa distance à parcourir est, structurellement, moins grande.

Le Guéhinnom : ni enfer, ni punition une purification d'élite

Ici encore, un malentendu doit être dissipé. Entendre que les femmes passent par le Guéhinnom après la mort pourrait sembler une condamnation. Il n'en est rien.

Le Guéhinnom, dans la tradition juive et kabbalistique, n'est pas l'enfer au sens de la théologie chrétienne un lieu de damnation éternelle.
C'est un processus de purification spirituelle intensive, limité dans le temps.
Le Talmud (Shabbat 33b) et le Zohar (I, 107a) s'accordent : la durée maximale de purification au Guéhinnom est de douze mois. C'est précisément pourquoi les enfants récitent le Kaddish pour leurs parents défunts pendant onze mois seulement : on ne voudrait pas laisser entendre que l'être aimé méritait la durée maximale.

Le Guéhinnom est divisé en sept niveaux, chacun correspondant à des types de fautes différents. Son "feu" n'est pas matériel : c'est un feu spirituel qui brûle les impuretés de l'âme comme on raffine l'or. Rabbi Eliyahu de Vidas, dans son œuvre majeure le Reshit Chochma, cite son maître Rabbi Moïse Cordovero pour expliquer la différence fondamentale entre le Guéhinnom et le guilgoul : le Guéhinnom purifie ce qui est souillé, mais ne peut pas donner ce qui manque. Le guilgoul, lui, permet d'acquérir ce qu'on n'a pas encore accompli.

C'est exactement pourquoi les femmes n'ont généralement pas besoin du guilgoul : elles n'ont pas les mêmes obligations d'accomplissement rituel que les hommes. Exemptées de nombreuses Mitsvot dites "liées au temps"  les commandements positifs à accomplir à des moments précis, comme mettre les Tefillin chaque matin, entendre le Chofar à Roch Hachana, ou résider dans la Soukka  leur bilan spirituel est apprécié selon d'autres critères. Et leur purification peut s'accomplir intégralement au Guéhinnom, sans qu'elles aient à revenir affronter les risques d'une nouvelle vie terrestre.

Et l'homme qui n'étudie pas la Torah, que lui arrive-t-il ?

La grande distinction que l'Arizal introduit n'est pas, au fond, entre hommes et femmes. Elle est entre ceux qui étudient la Torah régulièrement et ceux qui ne le font pas.

L'homme qui étudie la Torah bénéficie d'une protection extraordinaire : il ne sera pas envoyé au Guéhinnom après sa mort. Ses fautes et ses manques seront réparés autrement précisément par le guilgoul, la réincarnation.
L'étude de la Torah est ainsi décrite par l'Arizal comme un "bouclier" contre le Guéhinnom.
Le feu du Guéhinnom ne peut pas "prendre" sur une âme que l'étude a déjà purifiée et élevée de son vivant.

Mais qu'arrive-t-il à l'homme qui n'a pas étudié ? Le Sha'ar HaGilgulim est précis. Cet homme peut se réincarner, à condition de progresser à chaque vie. S'il n'avance pas, il ne peut recommencer que trois fois. Après ces trois chances, son âme est envoyée au Guéhinnom  comme la femme. La différence, là encore, est que la femme y arrive directement, sans ces allers-retours épuisants, et que sa purification y est généralement plus rapide.

Il y a une ironie profonde dans ce tableau. L'homme qui ne s'acquitte pas de son obligation d'étude de la Torah finit par emprunter la voie qui était celle de la femme depuis le départ e Guéhinnom mais en ayant auparavant dilapidé plusieurs vies dans des guilgoulim infructueux. La femme, elle, y arrive directement, sans détour, avec la dignité de celle qui n'avait pas besoin de ce long apprentissage par l'échec.

Les exceptions : quand une femme revient

La tradition kabbalistique n'est jamais manichéenne. Elle connaît les exceptions et les nuances. Il existe des cas où une âme féminine peut revenir dans ce monde.

Le plus cité est celui de la femme qui doit accompagner son mari dans sa réincarnation. Le Zohar, dans la section Saba de Mishpatim, interprète le verset de l'Exode  "s'il était marié, sa femme sortira avec lui"comme une allusion au guilgoul : si un homme doit revenir dans ce monde, son âme sœur peut choisir, ou être appelée, à le rejoindre. Ce n'est pas une obligation, mais une possibilité liée à la profondeur du lien entre les deux âmes.

Il existe aussi le cas de l'Ibbour : une âme féminine peut venir s'attacher temporairement à une femme vivante, non pour se réincarner à proprement parler, mais pour accomplir une mission précise, aider cette femme à enfanter, ou transmettre quelque chose d'essentiel. Si la femme qui reçoit cet Ibbour tombe enceinte et accouche d'une fille, l'âme attachée peut alors effectivement se réincarner dans cet enfant nouveau-né.

Enfin, le cas le plus troublant : une âme masculine condamnée pour des péchés graves l'Arizal cite notamment l'homosexualité peut se voir "placée" dans un corps de femme.

Cette femme, qui porte en elle une âme masculin, ne pourra généralement pas concevoir naturellement. L'Arizal précise qu'elle ne pourra accoucher qu'avec un grand mérite et l'entrée d'une âme féminine en elle sous forme d'Ibbour. Il ne s'agit pas ici d'une réincarnation féminine normale : c'est une punition pour une âme masculine, qui se retrouve dans une situation spirituellement inconfortable, coincée dans un corps dont la structure ne correspond pas à l'âme qui l'habite.

Ce que dit le Zohar sur la mission de la femme

Au-delà de ces mécanismes techniques de l'au-delà, il faut revenir à ce que le Zohar dit, de manière plus fondamentale, sur le rôle et la dignité de la femme dans l'économie spirituelle du monde.

"Chaque âme et chaque esprit, avant d'entrer dans ce monde, consiste en un être masculin et féminin unis en un seul être." Cette phrase du Zohar renverse la hiérarchie implicite que certains voudraient projeter sur le judaïsme. L'âme n'est pas d'abord masculine. Elle est androgyne. La dimension féminine n'est pas un ajout, une dérivation ou une version appauvrie de la dimension masculine : elle en est la moitié constitutive, sans laquelle l'autre moitié n'est pas entière.

Le Zohar ajoute, dans une formule saisissante : "Toute image qui n'embrasse pas le masculin et le féminin n'est pas une image haute et vraie." Et encore : "Le Saint Béni soit-Il ne place Sa demeure en aucun endroit où le masculin et le féminin ne sont pas présents ensemble." La femme n'est donc pas accessoire dans le rapport au divin. Elle en est une condition.

La femme et la Chékhina : une proximité structurelle

Il faut aller plus loin encore. Dans la mystique juive, la présence divine dans le monde la Chékhina est féminine. Elle est l'aspect de Dieu qui "réside" dans la création, qui accompagne Israël dans l'exil, qui pleure avec le peuple. La Chékhina est associée à la Séfira de Malkhout  la même Séfira à laquelle est associée l'âme féminine.

Cette correspondance n'est pas anecdotique. Elle signifie que l'âme féminine partage, structurellement, quelque chose de la nature de la présence divine elle-même dans ce monde. Là où l'âme masculine est en chemin vers Malkhout cherchant à unifier les forces spirituelles en lui pour atteindre ce point d'aboutissement l'âme féminine est déjà, par sa nature, dans une relation de proximité avec ce lieu d'achèvement.

Le Talmud l'avait déjà pressenti, à sa manière. "Les femmes sont dotées d'une plus grande Bina (compréhension intuitive) que les hommes", dit le traité Nidda (45b). Cette Bina n'est pas une simple intelligence pratique. Dans le lexique kabbalistique, Bina est la troisième Séfira, appelée aussi "Ima Ila'a" la Mère supérieure.
Elle est le principe de compréhension profonde, d'intuition pénétrante, de capacité à saisir les choses dans leur globalité plutôt qu'à les analyser pièce par pièce. Attribuer aux femmes une plus grande Bina, c'est leur attribuer une forme d'intelligence spirituelle plus haute, plus directe, plus proche des niveaux supérieurs de l'âme.

Le Messie ne viendra pas tant que toutes les âmes n'auront pas accompli leur mission

Il est une dimension de cette question qui dépasse le destin individuel et touche à l'eschatologie  la vision juive de la fin des temps et de la rédemption finale.

Le Talmud enseigne, et la Kabbale le répète et l'approfondit : le Messie ne viendra pas tant que toutes les âmes du Gouph  le réservoir céleste des âmes encore non incarnées n'auront pas accompli leur passage dans ce monde. Nahmanide le formule clairement : la délivrance finale ne peut survenir que lorsque ce réservoir sera épuisé.

Or les femmes jouent un rôle essentiel dans ce processus. Non pas en se réincarnant elles-mêmes à l'infini, mais en étant le vecteur par lequel les âmes entrent dans le monde en portant, en donnant naissance, en élevant. Ève est appelée "mère de toute vie" Em kol haï  et ce titre prend dans la perspective kabbalistique une dimension cosmique. Chaque naissance est un acte de Tikkoun, et c'est par le corps féminin que cet acte s'accomplit.

Le Zohar dit encore que la femme qui étudie la Torah reçoit une double récompense : une pour elle-même, et une pour ce qu'elle permet à son mari d'étudier. Cette formulation, que certains pourraient trouver réductrice, est en réalité une reconnaissance d'une fonction unique : la femme est le socle qui rend possible le Tikkoun de l'homme. Sans elle, son guilgoul lui-même ne pourrait pas s'accomplir pleinement.

Ce que tout cela change dans la vie concrète

On pourrait objecter que tout ceci est bien abstrait, et que dans la vie quotidienne, nombreuses sont les femmes juives qui se sentent moins valorisées que leurs homologues masculins par une tradition qui les exempte de nombre d'obligations. Cette exemption peut en effet être vécue comme une exclusion, comme si on les reléguait à une spiritualité de second rang.

Les textes kabbalistiques répondent à cette intuition de manière frontale : l'exemption n'est pas une mise à l'écart. Elle est la reconnaissance que l'âme féminine n'a pas besoin des mêmes "béquilles" rituelles que l'âme masculine pour rester en contact avec le divin.

L'homme a besoin des Tefillin, du Chofar, de la Soukka, du minyan quotidien parce que sans ces ancres rituelles, son âme, plus exposée aux forces du Yetzer Hara (le mauvais penchant), risque de dériver. La femme est, dans cette lecture, structurellement plus stable spirituellement. Elle a besoin de moins d'interventions externes pour rester en lien avec sa source divine.

Ce n'est pas une infériorité de l'homme  c'est simplement une différence de constitution. L'homme est plus grand physiquement en général, mais cela ne dit rien de sa valeur en tant qu'être. De même, la nécessité pour l'âme masculine de passer par plus d'épreuves et de réincarnations ne la diminue pas elle décrit simplement un chemin différent, plus long, vers le même sommet.

Une tradition à relire sans préjugés

L'enseignement kabbalistique sur la femme et la réincarnation est l'une des plus belles illustrations de ce que la tradition juive peut offrir quand on accepte de la lire sans les lunettes déformantes du préjugé ou du survol superficiel.

Loin de marginaliser la femme, les textes de l'Arizal, du Zohar et du Talmud dessinent une anthropologie spirituelle dans laquelle l'âme féminine occupe une position qui est, à bien des égards, plus proche de l'achèvement divin que l'âme masculine.
Elle n'a pas besoin de revenir autant. Elle se purifie plus vite. Elle est associée à la Séfira la plus proche de la présence divine dans le monde. Elle est structurellement dotée d'une compréhension intuitive plus haute.

Cela ne signifie pas que les femmes sont des êtres parfaits, ni qu'elles n'ont rien à travailler sur elles-mêmes. La tradition est trop honnête pour tomber dans cette naïveté. Mais cela signifie que lorsqu'on lit correctement ce que la Kabbale dit de la femme, on ne trouve pas une spiritualité mineure, une âme de deuxième rang, une créature accessoire.

On trouve exactement le contraire.

Sources : Sha'ar HaGilgulim de l'Arizal (Rabbi Yitzhak Louria), compilé par Rabbi Haïm Vital — Chapitres 9 et 20 ; Zohar, Parashat Mishpatim (Saba de Mishpatim) ; Zohar, Pékoudei 253a ; Zohar I, 107a ; Talmud Babylonien, Shabbat 33b, Nidda 45b, Sotah 10b ; Reshit Chochma de Rabbi Eliyahu de Vidas, Sha'ar HaYira 13 ; Olam HaBa, sources talmudiques et kabbalistiques.

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