Israël : La loi sur la conscription dénoncée comme une fraude nationale

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Israël : La loi sur la conscription dénoncée comme une fraude nationale

Une loi dénoncée comme une escroquerie : la conscription vidée de son sens

Un texte accusé d’être une fraude assumée

« Ce projet de loi est une escroquerie flagrante. » Dès les premières lignes, l’accusation est posée. « Chacun sait que la nouvelle loi sur la conscription ne recrutera personne.
C’est pourquoi tous ceux qui se soucient de leur avenir dans ce pays doivent s’y opposer.
Car bâtir sur une société toujours plus réduite, qui portera seule le fardeau de la sécurité et de l’économie, est un projet qui sonne le glas. »

La lecture détaillée des trente-huit pages du projet de loi devient inutile dès lors que
« les partis ultra orthodoxes et les rabbins auront donné leur bénédiction, ouvertement ou secrètement, à cette nouvelle loi ». L’effet annoncé est clair : « il est évident qu’elle n’entraînera la conscription de personne ».

La fraude est décrite comme « flagrante », menée au grand jour. Boaz Bismuth, président de la commission, « sait pertinemment que cette loi est vide de sens ».
Il « s’est même efforcé de la vider de sa substance ». Les membres du Likoud le savent également, « y compris ceux qui avaient promis de s’opposer à cette loi sur l’évasion fiscale ». Les partis haredim le savent aussi. Quant au Premier ministre, il « préfère se tenir à l’écart de la loi et garder le silence », parfaitement conscient, selon le texte, que cette proposition « ne permettra pas une véritable intégration des Haredim dans la fonction publique ».

Une définition du service qui détourne le sens même de la conscription

L’erreur fondamentale est décrite comme évidente : « le service militaire n’a rien de militaire ». Dans la nouvelle loi, « même le service civil serait considéré comme de la conscription ».
La catégorie de ceux qui seront comptabilisés comme servants s’élargit à un point tel que la conscription elle-même perd sa signification.

Une personne peut être considérée comme ultra orthodoxe sans l’être réellement :
« il suffit qu’elle ait étudié deux ans dans une yeshiva, de quatorze à dix-huit ans ». De même, « les jeunes qui ont quitté le monde ultra orthodoxe entre dix-huit et vingt ans sont comptabilisés dans les quotas, même s’ils n’ont pas étudié dans une yeshiva ».
Le mécanisme créé permet ainsi d’enregistrer comme soldats des personnes qui n’ont jamais servi.

Des sanctions théoriques, une supervision inexistante, des objectifs étalés

Les sanctions ne s’appliqueront que sous condition. Elles ne pourront entrer en vigueur qu’« avec l’approbation des rabbins ». Et « aucune sanction personnelle ne sera appliquée avant juin 2027 ».

La supervision est inexistante : « toute personne inscrite dans une yeshiva sera considérée comme un étudiant de yeshiva, même s’il a été révélé depuis longtemps que ces inscriptions étaient fausses ».

Les objectifs ne seront pas immédiats : « ils seront échelonnés sur un an et demi ». Cette structure rend improbable tout changement réel. « Le nombre de serviteurs ne va pas augmenter significativement », tandis que « le contrôle des rabbins et des militants au sein de la communauté Haredi va s’accroître ». Le texte souligne que chacun « gagne du temps » et que la loi « vit pour la coalition ».

Un débat verrouillé et une machine à discréditer les opposants

Le texte décrit une procédure précipitée : « la loi s’engage dans un marathon de discussions pour une approbation rapide ». En parallèle, « la machine à discréditer se met en marche ». Toute personne de droite réclamant une véritable loi sur la conscription « est présentée comme un idiot utile ». Cette dynamique est perçue comme « une manière sophistiquée d’empêcher un débat de fond » et de maintenir intact « le bon vieux système de camping ».

Le message se veut sans ambiguïté : « Chaque citoyen sioniste, chaque citoyen soucieux de son avenir dans ce pays, doit s’opposer à la honte de cette parodie de loi. »

Une menace décrite comme existentielle pour le rêve fondateur

Le texte affirme que « la loi de l’évasion signifie la destruction du rêve sioniste ».
Lorsque « le chef d’état-major français évoque le recrutement de jeunes Français pour la grande guerre qui s’abattra sur l’Europe », dans un monde plongé « dans un chaos géopolitique sans précédent depuis des siècles », l’alerte devient pressante. En tant que « petit pays occidental au Moyen-Orient », Israël « sera le premier à en subir les conséquences » et à affronter « des défis sécuritaires complexes et amers ».

Il s’agit selon le texte d’un enjeu vital, non seulement parce que c’est « la chose juste à faire », mais parce que la conscription, dans sa forme actuelle, « signifierait la destruction du rêve sioniste ».
Le constat se répète : « bâtir sur une société toujours plus réduite, qui portera seule le fardeau de la sécurité et de l’économie, est un projet empoisonné ».
Une « pyramide inversée est vouée à l’effondrement ».

 « Nous ne pouvons pas abandonner l’avenir de nos enfants, nous ne pouvons pas abandonner le rêve de nos grands-parents. La lutte pour une loi équitable sur la conscription doit être la préoccupation de chaque citoyen israélien. »

 

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