Alerte :Tentative de séduction du FN vis à vis de la communauté juive

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FN association pour séduire les Juifs réfractaires
Le FN n’a pas été invité au dernier dîner du CRIF, alors il faut bien compenser !

Selon une information publiée la semaine dernière par le Jerusalem Post, un cadre des Alpes-Maritimes, élu du comité central du Front national, va créer avant l’été une association satellite du parti pour tenter de séduire la communauté juive française, encore très méfiante vis-à-vis du parti fondé par Jean-Marie Le Pen.

Une information confirmée au Scan par Florian Philippot, qui tient à préciser: « Il ne s’agit pas d’un collectif, même informel, du FN/Rassemblement Bleu Marine (RBM). C’est une initiative privée de Monsieur Thooris, dans la lignée d’engagements déjà menés par le passé, notamment en 2012 ».

Le poids électoral juif en France est particulièrement réduit, avec 1% de la population. Convaincre 5% des juifs, c’est convaincre 0,05% de l’électorat.

Certes, dans l’absolu un parti ne rejette pas des voix supplémentaires, et cette initiative n’est pas tout à fait officielle. Néanmoins, les pertes électorales envisageables du côté des radicaux à force d’essayer de séduire les Juifs font qu’il s’agit au final essentiellement de garantir l’intérêt de la communauté auto-élu.

Au Lab d’Europe 1, Michel Thooris, ancien conseiller de Marine Le Pen sur les questions policières, explique effectivement qu’il s’agira d’une association loi 1901, distincte du parti.

« Une association de patriotes de confession israélite », développe Louis Aliot, qui s’inscrit dans la lignée de l’Union des Français juifs (UFJ), présidée par Michel Ciardi et à laquelle appartenait déjà Michel Thooris.

Cette histoire de « juifs patriotes », ça semble joli jusqu’à ce que l’on constate que les intérêts des juifs et des français de souche sont fondamentalement divergents.


Cette nouvelle association, sans recevoir de soutien officiel du parti, semble bénéficier d’une certaine bienveillance auprès de ses cadres, et notamment de Louis Aliot qui est le compagnon de Marine Le Pen.

Son fondateur se propose de formuler des propositions pour alimenter le projet présidentiel de Marine Le Pen, mais aussi de contester le positionnement du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), résolument hostile au FN.

Si la démarche se défend de toute tentation communautariste, l’initiative ne semble pas satisfaire tout le monde en interne. Sébastien Chenu, délégué national du RBM, et artisan du développement des collectifs thématiques du FN, s’agace « d’une information à (son) sens ridicule, et qui n’a pas de lien avec le FN ».

Là, cela commence à ressembler à un gag. Le Figaro précise bien que Chenu est un « artisan du développement des collectifs thématiques du FN ». Il omet de préciser que Chenu fut un militant homosexuel très en vue, que Marine Le Pen a choisi de promouvoir exagérément, ce qui est un véritable affront à ce que fut le FN.
Dans l’entourage de Marion-Maréchal Le Pen, élue de la région Paca, on n’est pas surpris par la démarche. « Cela existait dès l’époque de Jean-Marie Le Pen » souligne-t-on, indiquant que des initiatives vers d’autres « communautés religieuses » existent, sans toujours dire leur nom.
Une large part des Juifs se déclarent athée. Parler de « communauté religieuse » est une escroquerie pure et simple. Mais la communauté religieuse offre un bon paravent pour éviter de dire clairement que les Juifs sont une tribu étrangère.

Mentionné par Le Monde en 2011, Michel Thooris y était présenté comme proche des milieux de l’extrême droite israélienne. Il s’est notamment distingué par son soutien aux actions de la Ligue de Défense Juive.

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