Artiste juif : Matan Mittwoch les nouveaux caps du réel

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artiste juif Matan Mittwoch, New Horizons, Dvir Gallery, Tel-Aviv, octobre-novembre 2015

Matan Mittwoch : les nouveaux caps du réel

Matan Mittwoch, New Horizons, Dvir Gallery, Tel-Aviv, octobre-novembre 2015.

artiste juif Matan Mittwoch, New Horizons, Dvir Gallery, Tel-Aviv, octobre-novembre 2015

artiste juif Matan Mittwoch, New Horizons, Dvir Gallery, Tel-Aviv, octobre-novembre 2015

L’exposition New Horizons de Matan Mittwoch présente deux nouvelles séries de l’artiste Waves and Blinds ainsi que des œuvres photographiques ou d’autres midiums créées par l’artiste ces trois dernière années. Le jeune artiste (né en 1982) prend progressivement toute sa place dans l’art contemporain de son pays et il est fort à parier que sa reconnaissance internationale ne tardera pas.

Axé principalement sur la photographie l’artiste n e s’en sert pas pour reproduire le réel mais pour chercher à l’aide du numérique une sorte d’image « pure » qui ramène vers une sorte de picturalité abstraite. Le réel à la base des prises est donc métamorphosé. Les images de lever du soleil (Waves) ou les rivages (Blinds) créent un spectre inédit. Il “traduit” le réel loin des codes et économies habituels tout en offrant une beauté diaphane.

L’artiste est capable de recréer un art magnétique où se concentre la puissance de profondeur de la lumière et des couleurs. Chaque pièce feu est un observatoire de solstices et d’équinoxes. Sous l’apparente déliquescence des assemblages graphiques recréent un cosmos organisé dans une « géographie » particulière et recomposée.

Rameutant de l’espace Mittwoch en cherche des dominantes qui résonnent. Il en montre les pouvoirs absorbants au moment où le monde tombe dans le virtuel en transformant le réel en ersatz. L’artiste retrouve et cherche à comprendre les visions globalisantes en adaptant des « climatologies » oubliées par des sortes de courants. Contre les myopies lae créateur impose une cosmogonie. Fouillant mais ne confondant rien, l’artiste ne cherche pas des fusions improbables. Chaque œuvre est donc une pensée, un « rouage » qui remonte aux aubes de l’émotion.

Jean-Paul Gavard-Perret

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