Artiste juive : Les ballades de Suzanne Philipsz

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Le son et le pouvoir du son d'après l'artiste juive Suzanne Philipsz

Les ballades de Suzanne Philipsz

Suzanne Philipsz est fascinée par la génération des artistes juifs qui ont dû quitter l’Allemagne dans les années 30 et 40 pour émigrer aux Etats-Unis. Elle s’intéresse plus particulièrement au compositeur Hanns Eisler. Avec ses parents il a fui le nazisme et s’installa à Los Angeles. Hans Eisler composa des partitions pour les films d’Hollywood où il fut blacklisté car suspecté de communisme. Pour son exposition qui ressemble en partie à un travail de mémoire Philipsz crée une installation sonore fondée sur ses premières partitions pour le cinéma. Elles sont accompagnées des documents du FBI qui visèrent à stigmatiser l’artiste.

Chaque page illustre la paranoïa qui le suivit et le fustigèrent en tant qu’agent communiste au sein de l’usine à rêve. Elle tourna pour lui au cauchemar.

Artiste juive  le pouvoir du son d'après l'artiste juive Suzanne Philipsz

Artiste juive le pouvoir du son d'après l'artiste juive Suzanne Philipsz

Cette exposition permet de sublimer le travail de Susan Philipsz qui depuis 20 ans à travers ses oeuvres explore le pouvoir physiologique et sculptural des sons.

Utilisant souvent sa propre voix l’artiste crée une immersion dans des architectures vides mais impressionnantes. Avant Eisler elle s’est déjà intéressée pour faire surgir un sentiment du deuil et de la perte par une sorte de « vivance » qui passe autant par des ballades du XVIème siècle écossais comme par le Ziggy Stardust de David Bowie.

Chaque installation est unique et explore des sentiments tels que la disparition, l’abandon, l’espoir, le retour.

Jean-Paul Gavard-Perret

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