37% des Israéliens attendent les excuses d’Olmert

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                       37% des Israéliens attendent les excuses d’Olmert

Ynet, le site Internet du quotidien israélien de gauche a réalisé un sondage, avec la collaboration de l’organisme Guesher, pour en apprendre un peu plus sur la façon dont les Israéliens perçoivent Yom Kippour. Le sondage a été effectué par l’institut Moutaguim auprès d’un échantillon de 500 personnes représentant la population israélienne adulte.

Quelle est la prière qui ‘‘parle’’ le plus aux Israéliens à Yom Kippour ?

30% des personnes interrogées ont choisi la Né’ila ("fermeture" -- des portes du ciel aux prières), la dernière des cinq prières de la journée sainte. 27% ont choisi le Kol Nidrei, précédant immédiatement l’office du soir de Yom Kippour. 9% ont choisi le Yizkor ("Souvenance"), prière où l'on demande à Dieu de Se souvenir des défunts, et d'accorder le repos à leurs âmes.Enfin, 7% sont émus plus particulièrement par Ounetanè Toqef un piyyout (poésie liturgique juive) inséré dans la prière. Les 27% restant ont refusé de répondre.

Les orthodoxes et les religieux sont plus émus par la Né’ila (respectivement 61% et 48%), tandis que les traditionalistes et les non pratiquants préfèrent le Kol Nidrei (respectivement 40% et 25%). 42% des non pratiquants ont en fait refusé de répondre à cette question.

31% des femmes ont choisi la prière terminant la journée, contre 26% qui ont mentionné celle ouvrant les prières du jour saint. Chez les hommes, c’est l’inverse (30% pour le Kol Nidrei contre 29% pour la Né’ila.)

Les personnes de 25 à 44 ans préfèrent la Né’ila, alors que les plus âgés et les jeunes de 18 à 24 ans ont choisi le Kol Nidrei.
Qu’est-ce qui caractérise le Jour du Grand pardon ?

Les personnes participant au sondage ont été interrogées sur ce qui était à leur avis le caractère juif-israélien marquant le plus Yom Kippour. 36% ont choisi le jeûne, 31% la prière, 20% le silence dans les rues et 7% les souvenirs de la guerre de Yom HaKippourim (1973.)

On voit également des différences entre les religieux et les non pratiquants dans les réponses à cette question. Les religieux et les orthodoxes voient les prières comme la principale caractéristique de Yom Kippour (respectivement 55% et 66%), alors que les traditionalistes et les non pratiquant ont surtout mentionné le jeûne (respectivement 42% et 38%). Les femmes hésitent entre la prière (36%) et le jeûne (39%), alors que les hommes ont essentiellement mentionné la deuxième possibilité (40%). Les Israéliens de 18 à 44 ans et ceux de 55 à 64 ans considèrent le jeune comme la principale caractéristique de Yom Kippour, tandis que ceux de 45 à 54 ans et ceux de plus de 65 ans ont mentionné les prières.

Qui doit demander pardon au peuple d’Israël ?

Le 20/09/07, Les personnes interrogées ont également dû choisir une personne, à partir d’une liste proposée, qui selon elles devrait aller à la synagogue et demander pardon au public.

37% ont mentionné le Premier ministre, Ehoud Olmert, 24% le rav Ovadia Yossef (suite à ses propos mal compris sur les soldats de Tsahal tombés au Liban) et 16% Boaz Yona (le PDG de la société Heftsiba qui s’est enfui à l’étranger, laissant les acheteurs des appartements construits par sa compagnie désemparés.) Les réponses sont sensiblement les mêmes dans les divers secteurs de la population.

La présidente générale de l’organisme Guesher, qui a pour objectif de promouvoir une compréhension mutuelle entre les Juifs religieux et non pratiquants en Israël, Shoshi Béker, a affirmé : « On peut voir le verre à moitié plein, 66% du public se sent proche des prières et des éléments traditionnels de Yom Kippour. Cependant, il est inquiétant de voir qu’une génération de jeunes grandit sans connaître les prières et ne reconnaît pas la force et la signification des poèmes liturgiques et de la tradition. L’Etat entier s’immobilise à Yom Kippour, mais il faut remplir le cadre unifiant de contenu et de sens juifs israéliens. »

Beker a ajouté espérer que dans les années à venir on pourrait voir un changement et une augmentation de l’attachement à la tradition et à la culture juive et remplir de contenu les diverses fêtes juives.

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