Revue de presse israèlienne de Valérie Karsenti , Le vote de l'ONU à la Méhina de l'université de Jérusalem !

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Vous êtes bien entendu, tous au courant du vote de l'ONU, aujourd'hui 29 novembre 2012. Pour rappel:

" C'est le grand jour pour le président palestinien Mahmoud Abbas. Il présente aujourd'hui une résolution qui doit faire de la Palestine un État observateur aux Nations Unies. Le texte est quasi assuré d'être voté, malgré les réticences de plusieurs États.

Jusqu'au bout, les États-Unis ont tenté de convaincre Mahmoud Abbas d'abandonner son projet. Peine perdue : pour le président palestinien, ce serait "comme changer son propre nom". Car pour lui, le vote de ce texte sera une victoire diplomatique importante.

 Il accorde à la Palestine le statut "d'État observateur non membre" de l'ONU, mais dit aussi exprimer "l'espoir que le Conseil de sécurité considérera de manière favorable" sa candidature comme membre à part entière, une candidature déposée par Mahmoud Abbas en septembre 2011... Et qui jusqu'ici se heurte, notamment, au véto américain.

D'ailleurs les États-Unis ont confirmé qu'ils voteraient contre. "J'ai déjà dit de nombreuses fois que le chemin vers une solution à deux États qui satisferait les aspirations des Palestiniens passe par Jérusalem et Ramallah, non par New-York", explique Hillary Clinton, qui réclame plutôt "des négociations directes."

Le texte a simplement besoin de la majorité simple à l'Assemblée générale des Nations Unies pour passer. Une simple formalité ou presque. Selon un membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine, "plus des deux tiers" des 193 membres voteront pour. On le sait désormais, Mahmoud Abbas pourra compter sur le vote français, Laurent Fabius l'a confirmé cette semaine. 

En revanche, outre les États-Unis, le Canada et évidemment Israël, une partie de l'Europe est dubitative sur le texte. Londres et Berlin devraient en principe s'abstenir.

En cas de vote positif, la Palestine franchirait une étape hautement symbolique. Le statut d'État observateur permettra à la Palestine d'adhérer à de nombreuses organisations et traités internationaux... Et notamment de rejoindre la Cour pénale internationale et, par exemple, d'y porter plainte contre Israël. Une perspective qui inquiète suffisamment l'État hébreu et les États-Unis pour les pousser à brandir la menace de sanctions financières en cas de vote positif. Le Congrès américaine pourrait ainsi bloquer 200 millions de dollars d'aides promises aux Palestiniens." (Source FranceInter.fr)

En dépit de ce qu'affirme cet article, Bibi Netanyahou   a déclaré ce matin aux journalistes de Ynet, que ce vote serait sans conséquence, puisqu'il ne conférerait pas à Abou Mazen de rôle actif au sein de l'ONU et qu'il ne signifiait en aucun cas la création de jure ou de facto d'un état palestinien.il a ajouté que la sécurité d'Israël constituait sa priorité et qu'il ne laisserait personne y porter atteinte.

De leur côté,  les arabes palestiniens, la "rue palestinienne" (comme on dit souvent)  ne sont pas tous satisfaits du prochain vote à l'ONU .Certains, comme le montre cette vidéo pensent que la résolution réduira l'état palestinien potentiel a un groupe admis à l'ONU en tant qu'observateur et non en tant qu'état à part entière!

Regardez la vidéo (deuxième vidéo). Elle est assez parlante (pour ceux qui comprennent l'hébreu ET l'arabe!).

http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4313326,00.html

Considérez à présent la date choisie pour le vote de la résolution : le 29 novembre! 

Cette date renvoie au 29 novembre 1947, date à laquelle le plan de partage de la Palestine élaboré par l'UNSCOP était approuvé par l'Assemblée générale de l'ONU, à New York. Cela nous amène à l'article qui figure ci-dessus. 

Cet article de Shraga Blum met en perspective certains éléments très intéressants quant à la nature du conflit qui oppose inlassablement les arabes palestiniens aux israéliens.

Le conflit qui oppose le mouvement national juif à son miroir arabe palestinien est du même ordre. Il tire ses sources du plus profond de la religion musulmane qui pensait avoir définitivement remplacé le Judaïsme tout comme l’Eglise catholique le pensait durant des siècles. 

La date symbolique du 29 novembre choisie par Abou Mazen pour demander un vote de l’ONU sur la création d’un Etat virtuel de Palestine résume à elle seule la nature du conflit qui nous oppose aux Arabes palestiniens. Le 29 novembre 2012 doit remplacer le 29 novembre 1947, date du fameux vote de partage de la Palestine occidentale en deux Etats, rejeté par le monde arabe.

Mon maître Rav Léon Ashkenazy (Manitou) zatzal avait une prédilection pour les personnages de la Genèse, archétypes caractérologiques qui devaient nous apprendre quelles seraient les identités qui réapparaîtraient à différents carrefours de l’Histoire d’Israël. Il enseignait notamment que chacun de nos patriarches se heurtait à deux types bien distincts d’antagonistes : l’ennemi et le rival 

Chacun d’eux a une stratégie bien distincte : l’ennemi combat au nom d’une revendication bien précise qui peut être d’ordre politique, économique, territorial ou religieux alors que le rival ne vise qu’une seule chose : vous remplacer totalement et par tous les moyens. 

Avec un ennemi il est parfois possible de discuter et faire la paix, avec un rival, c’est impossible car ce qu’il veut, c’est être à votre place, être vous-même, se parer de vos habits et endosser votre rôle.

 L’ennemi agit de manière rationnelle et peut décider à un moment ou à un autre de cesser les hostilités et passer à autre chose. Le rival, quant à lui, livre un combat radical et irrationnel car pour lui il n’y a pas de place pour deux. Il n’aura donc de cesse que l’Autre disparaisse totalement..

Tout au long de l’Histoire, des pays et des peuples se sont livrés des guerres terribles mais ont su également tourner la page : l’Allemagne et la France étaient ennemies mais non rivales, car ni la France ne voulait remplacer l’Allemagne ni l’inverse. 

Leur contentieux était de nature patriotique et territoriale mais il a finalement pris fin à l’issue de trois guerres dévastatrices et au prix de millions de morts.  

Et aujourd’hui, 67 ans après la fin des hostilités, ces deux pays forment le duo le plus solide de l’Union Européenne. Il n’est pas faux par contre de penser que l’antisémitisme nazi était d’un autre ordre, celui de la rivalité et non de l’adversité. La haine irrationnelle d’Hitler, telle qu’elle émane de « Mein Kampf reconnaissait implicitement au peuple juif un rôle dans ce monde qui ne pouvait de ce fait subsister aux côtés du messianisme nazi. Il fallait donc que le peuple juif disparaisse pour que le « Reich de mille ans » puisse régner.

Le conflit qui oppose le mouvement national juif à son miroir arabe palestinien est du même ordre. Il tire ses sources du plus profond de la religion musulmane qui pensait avoir définitivement remplacé le Judaïsme tout comme l’Eglise catholique le pensait durant des siècles. 

La date symbolique du 29 novembre choisie par Abou Mazen pour demander un vote de l’ONU sur la création d’un Etat virtuel de Palestine résume à elle seule la nature du conflit qui nous oppose aux Arabes palestiniens. 

Le 29 novembre 2012 doit remplacer le 29 novembre 1947, date du fameux vote de partage de la Palestine occidentale en deux Etats, rejeté par le monde arabe. 

Depuis l’apparition d’un mouvement national palestinien sous l’impulsion des pays arabes, ses dirigeants n’ont jamais caché qu’il s’agissait de supprimer totalement l’entité sioniste, considérée comme une « anomalie de l’Histoire » ainsi qu’une insulte à l’Islam et à la « Oumma ».

 Selon une méthode très vicieuse, le narratif palestinien s’est construit dès ses origines sur une image en miroir de l’Histoire juive. Dans le dictionnaire arabe palestinien, on trouve ainsi des termes tels que " diaspora ", " exode ", " exil " ou " droit du retour ".

 Le narratif arabe palestinien fait remonter la présence d’un " peuple palestinien " en Eretz Israël à neuf millénaires, accorde la " nationalité " palestinienne à tous les personnages bibliques et pousse le bouchon jusqu’à dire que Jésus " était le premier résistant palestinien qui voulait chasser l’occupant " ! 

Et Jérusalem, qui n’est jamais citée dans le Coran est subitement devenue la perle du monde arabe et le " sommet de toutes ses joies"! 

 Mais cette identification va plus loin encore et atteint des sommets d’abjection : le narratif palestinien s’est collé au martyrologue juif et a intégré un discours victimaire transformant les Israéliens en nazis modernes et les Palestiniens en " juifs des juifs " : les camps de réfugiés sont des " camps de concentration ", Tsahal est une armée de " barbares nazis  qui assassinent femmes et enfants ", qui pratique un " génocide ", et les terroristes palestiniens sont des " résistants ". 

Lors du " Jour de la Nakba ", les Arabes palestiniens mais aussi les Arabes israéliens observent une minute de silence sous les sirènes en imitant les Israéliens le Jour du Souvenir et il n’est pas incongru de penser que les responsables terroristes rêvent d’un « Yad Vashem » inversé qui serait une station obligée de chaque invité officiel.

Malgré la grossièreté et l’indécence de la comparaison, elle est entrée dans les consciences collectives puisque les slogans scandés et les bannières brandies lors des manifestations anti-israéliennes à travers le monde suivent ce schéma : l’étoile du drapeau d’Israël est remplacée par une croix gammée et on peut lire " que les victimes d’hier sont devenues les bourreaux d’aujourd’hui". 

 Cette tentative d’usurpation identitaire effectuée par les Arabes palestiniens a également des conséquences en Israël entre ceux qui avec lucidité décèlent ce phénomène et veulent agir en conséquence et ceux qui ne le voient pas ou font semblant de ne pas le voir

Elle est la ligne de partage des eaux entre ceux qui considèrent le conflit israélo-palestinien comme uniquement politique et territorial, donc résoluble au moyens de concessions territoriales israéliennes, et ceux qui ont compris qu’il s’agissait d’une rivalité qui impliquait la victoire nette et sans appel d’Israël.

Dans cette tentative de substitution, l’Occident jour un rôle extrêmement pervers, laissant s’installer depuis longtemps le discours palestinien comme étant celui du Droit, de la Justice et de la Vérité, et ne concédant à Israël que l’exigence de sécurité.

Si l’ONU vote jeudi la création d’un Etat de Palestine, cela ne changera pas grande chose sur le terrain dans l’immédiat. Mais il s’agira d’une nouvelle victoire sur les consciences collectives à partir de laquelle les terroristes de l’AP vont construire leur stratégie future.

Passons à quelque chose de beaucoup plus sympathique et moins sérieux…..

Quand je n'écris pas de chronique pour Alliance, je suis conseillère académique  des étudiants francophone à la mehina (programme préparatoire)  de l'Université Hébraïque .

Le titre est un peu ronflant, mais concrètement je m'occupe de jeunes  francophones qui ont envie de venir étudier un an (et qui restent souvent après!).

Il y en a d'autres qui font directement leur alyah et qui débutent par une mehina, parce que cette année constitue la possibilité de rentrer dans le monde universitaire israélien. 

On peut dire qu'elle est une année transitoire qui donne la possibilité aux jeunes de trouver leur voie, dans la mesure où ils n'en savent rien lorsqu'ils arrivent en Israël. 

Mon rôle consiste à les accompagner tout au long de cette année, qui est difficile et très intense du point de vue des études et du nombre d'heures hebdomadaires (ça va de 35 heures  à 50 heures hebdomadaires, sans compter la préparation aux examens psychométriques!).

Je suis une sorte de relais entre les étudiants, les profs, l'administration de la fac, la direction, les administrations extérieures (facs, ministères, armée etc.).

 Quelque fois, il m'arrive deprendre rendez-vous chez le médecin  pour un étudiant qui a du mal à se débrouiller en hébreu…. Quelque fois, lorsqu' on me sollicite, il m'arrive de donner des conseils plus personnels (problèmes avec les parents, entre étudiants, job d'étudiant, et même histoires de cœur!) 

…Bref, comme vous l'avez compris je ne m'ennuie pas une seconde! Mais le plus agréable, c'est que j'ai l'impression de faire quelque chose d'utile …

Ce n'est peut-être pas vraiment le cas, mais je pense que les étudiants (et les adultes d'ailleurs!) ont besoin de soutien, lorsqu'ils arrivent en Israël et qu'on peut les aider efficacement quand on sait par quoi ils passent (je suis en Israël depuis 20 ans).Donc j'essaie de faire de mon mieux.

Le système de la mehina aide à l'intégration et c'est un programme qui a fait ses preuves. 

D'ailleurs la mehina fête cette année (le 16 décembre prochain à 16 heures) ses 40 ans. 

S'il y en a parmi vous qui ont fait la mehina, je serai vraiment contente s'ils pouvaient participer à la cérémonie que nous organisons  à cette occasion .Il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous. 

Si vous désirez venir, il faut impérativement s'inscrire pour que la sécurité vous permette de rentrer à l'université le jour venu.

En espérant vous rencontrer, voici le  lien : https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?pli=1&formkey=dE5IVHF2OE95OWJtTUNsR0VjdEtCVVE6MQ#gid=0

Valérie Karsenti à qui vous pouvez écrire et réagir à ses articles

Elle se fera une joie de vous répondre personnellement 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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