Actualité Israël: Pourquoi payons nous tout, beaucoup plus cher, en Israël ?

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courseisra.jpgArticle paru dans "JSS"

Le tollé soulevé par les prix du fromage blanc « cottage » fait des émules. Aujourd’hui, la population israélienne, et notamment les économistes, s’interrogent sur la différence des prix de l’immobilier en Israël et de ceux pratiqués partout ailleurs dans le monde.

Les écarts sont importants dans pratiquement tous les secteurs d’activité. Et même, s’il est vrai, que le prix du sel reste encore abordable pour l’israélien « moyen », cette denrée ne suffit pas à elle seule, à calmer l’agitation du marché économique.

Une des solutions habituellement pratiquée dans les pays étrangers pour réduire les prix à la consommation est la baisse de la TVA.  Par exemple, dernièrement, l’industrie laitière a publié des statistiques prouvant que la plupart des pays européens pratiquent une TVA beaucoup plus faible sur les produits alimentaires, en particulier sur les produits laitiers, contrairement à Israël.

En Israël, les produits laitiers sont imposés à 16 %, plafond maximum de la TVA, alors que les fruits et légumes en sont exonérés. Le Ministère des Finances considère qu’il s’agit la, d’une injustice économique. Si déjà, une réduction de la TVA est envisagée, pourquoi ne pas commencer à l’appliquer tout de suite pour des produits de consommation courante tels les produits laitiers ?

Le problème est que notre système gouvernemental est complexe. Il s’agit d’un système multi-partis représentant le public dans des secteurs d’activités différents aussi bien dans la production que dans la consommation. Une réduction de la TVA pour un produit spécifique peut déclencher une vague de poursuites judiciaires par un de ces secteurs particuliers. Le Trésor préfère donc traiter le problème dans sa globalité que coup par coup.

Si la TVA est réduite, cette réduction se répercutera à travers tout le prisme économique israélien ; du fromage “cottage” aux appartements, des voitures neuves aux billets de bus, etc…Il serait donc, plus judicieux alors, que les militants de la réduction de la TVA sur les produits laitiers combattent le véritable problème économique en Israël, celui qui est seul responsable de cette hausse incroyable et injustifiée des produits de consommation, celui, des monopoles !

A la place d’une TVA différenciée, nous devons encourager la concurrence. Seule une concurrence efficace fera baisser les prix à un niveau raisonnable et,  brisera la dépendance du public israélien sur les deux ou trois mêmes marques qui aujourd’hui, se partagent le marché, en lui offrant un éventail de choix plus importants

 Plutôt que de déployer toute notre énergie sur la question unique de la TVA, bien qu’elle soit importante, portons notre combat contre le véritable problème de l’économie israélienne : encourager réellement la concurrence et casser les monopoles !

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