Spielberg obnubilé par la Seconde Guerre mondiale

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La série, tournée en Australie, a coûté 150 millions d'euros. Comme toujours, Spielberg a voulu s'approcher au plus près de la réalité historique.

Le feuilleton est intitulé Le Pacifique. Mais c'est la guerre qu'il raconte. En dix épisodes, que Canal + diffuse à partir d'aujourd'hui. Dix fois 52 minutes de débarquements sous la mitraille, de tueries, de souffrances physiques et mentales... Au final, une nouvelle pierre apportée par Steven Spielberg et Tom Hanks au monument qu'ils dressent, film après film, aux vétérans américains de la Seconde Guerre mondiale.

1998. Le réalisateur d'ET et de Jurassic Park sort Il faut sauver le soldat Ryan, avec Tom Hanks en vedette. Un film choc sur le Débarquement de Normandie. Moins de trois ans plus tard, les deux hommes s'associent pour produire un feuilleton télé, Frères d'armes, l'histoire de parachutistes américains combattant en Europe. Dans Le Pacifique, le récit est centré sur des marines, pendant la guerre entre Américains et Japonais, de 1941 à 1945. Comme dans Frères d'armes, il est tiré de faits réels.

Son père, un vétéran

« La Seconde Guerre mondiale est essentielle dans l'oeuvre de Spielberg, souligne Jean-Pierre Godard, auteur de deux ouvrages sur le réalisateur américain, très impressionné par le réalisme de cette nouvelle série. Cette guerre apparaît dans de nombreux films : 1941, La liste de Schindler, L'Empire du soleil, Il faut sauver le soldat Ryan, bien sûr. Dans Les aventuriers de l'Arche perdue, les méchants sont des nazis et dans Les dents de la mer, le chasseur de requins est un ancien combattant. Spielberg a aussi produit les films de Clint Eastwood sur la bataille d'Iwo Jima. Et financé des associations recueillant la parole de rescapés des camps de la mort ou d'anciens combattants. »

Aux États-Unis, en Normandie ou dans le Pacifique, Spielberg et Hanks participent régulièrement aux commémorations des batailles menées par les troupes américaines.

Patriotisme cocardier ? Quand il parle de cette période, le réalisateur évoque, dans un entretien avec le quotidien USA Today, « un carrefour qui marqua, sans doute à jamais, la différence entre la démocratie et l'oppression. Ce n'est pas une figure de style hollywoodienne, mais bel et bien un fait ».

Jean-Pierre Godard complète : « Spielberg, né en 1946, appartient à la communauté juive américaine. Il a été très marqué par la Shoah. En plus, son père l'a faite, cette guerre, et la figure paternelle est capitale pour le réalisateur. Ces films et ces séries sont une façon de payer une dette. »

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