Villepin: les menaces de mort contre un prof de philo "inacceptables"

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      Villepin: les menaces de mort contre un prof de philo "inacceptables"

Dominique de Villepin a qualifié d'"inacceptables" les menaces de mort émises contre un professeur de philosophie qui avait publié dans la presse une tribune sur l'islam, vendredi sur RMC.

"C'est inacceptable, ça montre bien que nous vivons dans un monde dangereux, trop souvent fait d'intolérance, et à quel point nous devons être vigilants pour que le respect de l'opinion d'autrui soit totale dans notre société", a affirmé le Premier ministre. "Nous sommes dans une démocratie, chacun doit pouvoir s'exprimer librement dans le respect bien sûr des autres. C'est la seule limite qui doit être acceptée à cette liberté", a-t-il ajouté.
 
Selon lui, cette affaire "montre aussi à quel point il faut se battre à l'échelle internationale pour que cette dimension de respect, de tolérance, de connaissance entre les civilisations se développent". Robert Redeker, professeur de philosophie à Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne), avait publié le 19 septembre une tribune sur l'islam dans Le Figaro. Menacé de mort, il se trouve désormais sous protection policière. M. Redeker a reçu des "menaces de mort écrites, sous forme de mails" le jour même de la publication de la tribune, le 19 septembre, et n'est pas réapparu dans l'établissement le lendemain, selon le proviseur Pierre Donnadieu. "A l'évidence, c'était relativement grave", a-t-il poursuivi.
 
Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien, tout en se déclarant "solidaire" du professeur, jeudi sur RTL, a souligné qu'"un fonctionnaire doit se montrer prudent et modéré en toutes circonstances". La police n'a pas souhaité s'exprimer "pour des raisons de sécurité", mais selon La Dépêche du midi, ce père de famille serait protégé par la DST et placé "en lieu sûr". Interrogé par le journal, M. Redeker, qui ne regrette pas d'avoir écrit ce texte, a déclaré avoir éprouvé "de l'angoisse dans un premier temps car ces menaces sont précises et visent (sa) vie". "De la tristesse, ensuite, car ce qui m'est fait correspond tout à fait à ce que je dénonce dans mes écrits: l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique de l'islam", a-t-il ajouté. Le professeur a par ailleurs précisé sur i-Télé les menaces dont il est victime.
 
Outre des menaces directes par mail, il a par ailleurs révélé que des forums djihadistes, "qui ne sont pas accessibles à tout le monde" donnent "toutes les coordonnées pour pouvoir (l)'assassiner". Dans sa tribune intitulée "Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre?", l'auteur qualifie notamment le Coran de "livre d'inouïe violence" et le prophète Mahomet de "chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame". Dressant un parallèle avec la guerre froide, il considère que, "l'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental" et qu'il "est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine". A la suite de cette publication, l'édition du 19 septembre du Figaro a été interdite en Tunisie.

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