Visite de David Cameron aux Etats-Unis sur fond de marée noire

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david-cameron.jpgDavid Cameron entame mardi sa première visite à Washington en tant que Premier ministre britannique. Il a exprimé son souhait de parler de l'Afghanistan, des perspectives de paix au Proche-Orient et de l'économie mondiale.

Mais BP, exploitant du puits endommagé le 20 avril dans une explosion qui a provoqué une gigantesque marée noire dans le golfe du Mexique, devrait sans aucun doute être évoqué.

Le voyage de M. Cameron, qui doit rencontrer mardi le président américain Barack Obama, est assombri par la colère provoquée aux Etats-Unis par la catastrophe écologique, et par les interrogations sur la prétendue implication du géant pétrolier dans la décision de libérer l'an passé le Libyen Abdelbaset Ali al-Megrahi, l'homme condamné pour l'attentat de Lockerbie.

Outre le chef de la Maison Blanche, le Premier ministre britannique rencontrera mardi soir des parlementaires américains qui ont appelé à une enquête sur le sujet. Quatre sénateurs ont demandé au Département d'Etat de mener des investigations afin de déterminer s'il y avait eu une contrepartie en échange de la libération d'Al-Megrahi.

"Je n'ai aucune idée de ce que BP faisait, je ne suis pas responsable de BP", a déclaré M. Cameron. Mais il a insisté sur le fait que les discussions entre le groupe pétrolier (ex-British Petroleum) et l'administration de l'ex-chef du gouvernement Gordon Brown sur un accord de transfert de prisonniers n'incluaient pas le cas al-Megrahi.

La direction de BP a reconnu avoir exhorté le gouvernement britannique à signer un accord de transfert de prisonniers avec la Libye, tout en affirmant qu'elle n'avait pas précisément évoqué le cas d'Al-Megrahi lors de ces discussions.

Le ressortissant libyen est le seul homme à avoir été condamné pour l'attentat contre un Boeing de la Pan Am qui avait coûté la vie à 270 personnes, pour la plupart des Américains, le 21 décembre 1988 au-dessus de Lockerbie (Ecosse).

Ex-officier des services de renseignement libyens, Abdelbaset Ali al-Megrahi, arrêté en 1991 en Libye, avait été livré à la justice écossaise en 1998. Condamné en 2001 à la perpétuité avec une peine de sûreté de 27 ans par un tribunal spécial écossais, il n'en a purgé que huit. Il a été libéré d'une prison écossaise en août 2009 pour raisons médicales et a regagné la Libye.

Les liens diplomatiques et commerciaux de la Grande-Bretagne avec la Libye ont fait l'objet d'une vive attention depuis sa libération. Certains ont accusé les autorités britanniques d'avoir placé les intérêts commerciaux avant les familles des 270 victimes de l'attentat.

Dans une lettre envoyée samedi à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Rodham Clinton et à John Kerry, président de la commission des Relations étrangères du Sénat, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a affirmé que rien ne suggérait que BP avait influencé l'exécutif écossais ou que celui-ci avait décidé de remettre en liberté le ressortissant libyen en vue de "faciliter" des contrats "pétroliers pour BP".

A la veille de sa visite à Washington, David Cameron a critiqué lundi la décision de libérer Al-Megrahi, la jugeant mauvaise.

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