Saint-Tropez - Camps de concentration : ces Justes, qui ont sauvé des vies

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matincam.jpgArticle paru dans "mavile.com",le 28/01/08

 

On commémorera aujourd'hui à 11 h, au monument de la Libération, le 63e anniversaire de la libération du camp de concentration d'Auschwitz en Pologne, et cette journée est maintenant reconnue pour être la journée nationale de commémoration de la libération de tous les camps de concentrations et d'extermination nazis.

Dans ce cadre, il était légitime de revenir quelques instants sur ceux qui ont pris, il y a soixante ans, tous les risques pour sauver leurs concitoyens en bute aux persécutions nazies, notamment les Juifs.

Aucun d'entre eux n'en a tiré de gloire. Tous n'ont vu dans leur action, que le geste légitime que doit avoir toute personne pour en protéger une autre quand elle est en danger.

Pourtant, bravant l'interdit, faisant sciemment acte de désobéissance civile face à des lois iniques, ils ont encouru des châtiments aussi inhumains que ceux qui étaient réservés à leurs protégés.

L'an dernier a été inaugurée à Paris au Panthéon par le président de la République, Jacques Chirac, une plaque destinée à rendre hommage à ces Justes de France, inscrits par l'intermédiaire de la fondation israélienne Yad Vashem de Jérusalem au sein de la liste des Justes parmi les nations.

Dans le golfe, plusieurs personnes sont reliées à des parents ou amis ayant été gratifiés de ce titre qui honore leur courage, à l'heure d'une des pages les plus noires de l'histoire de l'Humanité. D'autres ont été nommés justes eux-mêmes.

Ainsi, à Saint-Tropez, compte--t-on la maman de Bernard Romagnan, (directeur du service patrimoine du SIVoM), Rose-Anne Romagnan.

Entre novembre 1942 et janvier 1943, alors qu'elle habitait Marseille, Madame Romagnan a caché chez elle durant plusieurs mois, une jeune juive russe, qui venait de s'évader d'un camp de concentration. Plusieurs années plus tard, c'est par l'intermédiaire de parents de cette jeune femme, et de la fondation Yad-Vashem que Rose-Anne Romagnan a été inscrite sur la liste des Justes en 1990.

A Saint-Tropez toujours, Marcel Libermann, que chacun connaît au sein des associations patriotiques, réfugié à Nice et entré en résistance dans le groupe Marco Polo en 1943. Or, il ne dut son salut, qu'à son ami d'enfance, son frère de lait, Jean Léaustic, qui n'hésita pas à lui envoyer, de Bretagne, ses propres papiers afin qu'il puisse changer d'identité et échapper aux contrôles d'identité qui le mettaient en danger.

Cet acte de courage fut signalé par Marcel Libermann, mais ce n'est qu'en 2002 que Jean Léaustic vit à titre posthume son nom inscrit parmi les Justes des nations.

A Sainte-Maxime encore, Marcel Sternfeld, reçu sa médaille de Juste en juin 2006, à la mairie, des mains du consul d'Israël, représentant l'association Yad-Vashem. M. Sternfeld fut ainsi distingué pour avoir aidé un jeune juif de 19 ans, Arthur Choco à trouver refuge dans une ferme de la région parisienne où il fut caché jusqu'à la fin de la guerre.

Enfin, à Cavalaire, vit encore Jeanine Roche-Bosselut, dont les parents, Jeanne et Alexis Bosselut sont Justes parmi les nations. A Paris, ils ont en effet gardé chez leux jusqu'à la fin de la guerre et comme leur enfant, Samuel, fils cadet de leurs voisins, alors qu'ils étaient retenus en captivités.

Tous ces citoyens ordinaires, héros de l'ombre, figurent parmi les 2725 personnes qui à travers toute la France arrachèrent 20.000 hommes, femmes et enfants à l'holocauste.

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