Remenber meDans votre vie, tout ce que vous ferez sera insignifiant...

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RememberMe003.jpgChoisir un film pour son titre peut révéler parfois une belle surprise. C'est le cas avec ce film, Remember Me.
L'histoire d'un jeune New-Yorkais qui nous entraîne dans les méandres de sa vie , pas trop décidé, ni trop d'envies.
Seule une immense violence lovée qui cherche le moindre déclic pour s'exprimer.

Meurtri par la mort de son frère ainé, par la sensibilité de cette jeune soeur, face à un père réac, qui lui semble tout contrôler du haut de sa tour, et particulièrement ses émotions.

Il se révolte contre ce mur d'indifférence, se heurte à tous ses principes pour lui dire combien il aurait aimé avoir un père qu'il l'aime. Mais rien n'y fait.

Alors il part en croisade, se bardant de cette douleur, Don quichotte des temps modernes, qui veut reconnecter l'esprit au coeur,  rendre à ce père ses larmes qu'il n'a pas su verser, pas même devant la tombe de son fils.

Rendre à ce père ce coeur avant qu'il ne soit trop tard pour sa jeune soeur. Pour lui d'une certaine façon il sait que c'est trop tard.

Et puis il y a un temps pour tout, pour la colère, la révolte l'incompréhension,  puis vient le  temps de  la réconciliation.
Ce fameux matin, le destin a placé ce fils à la place du père, dans son bureau, du haut de cette tour, juste pour  quelques instants, le temps d'accompagner, pour une première fois sa fille à l'école.
Alors il fait une découverte, il découvre l'amour pudique de ce père pour ses enfants. Il comprend et saisie toute l'ironie de ce combat. Ce combat il n'a pu le livrer que parce que son père lui en a donné la possibilité. Pendant que lui souffrait, exprimer sa sensibilité, pouvait pleurer, son père se devait de tenir le gouvernail.
Ne jamais se laisser aller afin d'autoriser les siens à avoir des étâts d'âmes, pour permettre aux siens d'exprimer toute leur sensibilité, de les laisser aller jusqu'au bout de leur créativité, de leurs sentiments. Il avait un père qu'il l'aimait plus fort que lui-même.

Voilà un happy end qui aurait pu nous suffir ce serait mal connaître New-York, c'est une ville qui broye ses morts comme ses vivants, son rythme infernal n'arrête jamais, son bruit de fond métallique est partout.
Le crime gratuit , unique, que l'on découvre en début du film, un fait divers banal en 1991, rebondit avec une violence extrême, 20 ans plus tard.Il reste gratuit mais cette fois collectif.

La seule victoire contre cette mort inattendue est d'avoir eu le temps de faire quelque chose. Même quelque chose d'insignifiant, faites le.

"Dans votre vie, tout ce que vous ferez sera insignifiant, mais il est très important que vous le fassiez quand même" . Citation de Ghandi répétée dans le film..

Vous l'aurez compris c'est un merveilleux film, moments d'émotion et de réalité intenses.

Allez le voir nous espérons vos réactions.

Claudine Douillet

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