Paris réaffirme n'avoir jamais négocié la libération de Michel Germaneau

Non classé - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

michelger.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Capture d'écran d'un appel de Michel Germaneau à Nicolas Sarkozy, diffusé le 13 mai 2010 par les ravisseurs de l'otage français.

La France a réaffirmé mardi 24 août qu'il n'y avait "jamais" eu de négociations avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) pour la libération du Français Michel Germaneau, dont l'exécution avait été annoncée le 25 juillet, en saluant mardi la libération de deux otages espagnols. Après que ces deux humanitaires, Roque Pascual et Albert Vilalta, retenus en otages depuis près de neuf mois au Mali, ont été libérés lundi, AQMI a affirmé que certaines revendications avaient été satisfaites par les autorités espagnoles.
Cette double libération constitue une "leçon pour les services secrets français", a déclaré l'organisation terroriste dans un communiqué publié par El Pais, rappelant qu'il y avait eu des "négociations" avec la France, avant l'échec du raid franco-mauritanien pour libérer l'humanitaire Michel Germaneau. "Jamais, nous n'avons eu la possibilité d'entrer en contact avec Al-Qaida pour la libération de Michel Germaneau", a répondu mardi Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée et principal collaborateur du président Nicolas Sarkozy. "Lorsque la vie d'un Français est en jeu, la France est toujours prête à négocier, c'est ce qui s'est passé avec un précédent otage, Pierre Camatte", a assuré Claude Guéant, tout en faisant remarquer que les deux hommes n'étaient pas détenus par le même groupe au sein d'Aqmi.

"NOUS NE COMMENTONS PAS LES DÉCLARATIONS DE TERRORISTES"

Pierre Camatte, un autre humanitaire détenu dans le désert malien, avait été libéré en février, après qu'AQMI eut obtenu de Bamako la remise en liberté de quatre islamistes détenus au Mali. De son côté, Bernard Valero, porte-parole du ministère français des affaires étrangères, s'est refusé à répondre aux allégations d'AQMI. "Nous ne commentons pas les déclarations de terroristes", a-t-il dit. "Nous avons appris avec soulagement la libération des deux otages espagnols. Nous nous associons à la joie de leurs familles et des autorités espagnoles", a-t-il ajouté.

Selon la presse espagnole, Madrid a payé près de 7 millions d'euros pour obtenir la libération de Roque Pascual et Albert Vilalta. Par ailleurs, le Malien Omar Sid'Ahmed Ould Hamma, dit "Omar le Sahraoui", considéré comme "mercenaire" d'AQMI par le parquet de Nouakchott a été libéré lundi, quelques jours après son extradition au Mali. Son retour au Mali était une des exigences d'AQMI pour la libération des deux humanitaires espagnols.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi