Le Mrap contre Finkielkraut en justice.5 Juin 2006

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La Chaîne d’Union

de Pierre BOUSKILA

Lundi 5 Juin 2006

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« Carpe diem quam minimum credula postero." 

( cueille le jour présent,

en te fiant le moins possible au lendemain )...» 

HORACE   

« On ne peut pas être et avoir été.

Mais si...

 on peut avoir été un imbécile et l'être toujours .. 

Léon BLOY    

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Autorisation de diffusion accordée par

Metula News Agency ©

à La Chaîne d’Union

de Pierre BOUSKILA

sous les N° : POP1412310506JT - POP1413310506JT - POP1414310506JT  

Le Mrap contre Finkielkraut en justice.

Le parquet ne suit pas Aounit©

Metula News Agency  

De l’un des correspondants permanents de la Ména à Paris         

Hier, mardi 30 mai, s’est tenue, à la 17e chambre correctionnelle de Paris, l’audience concernant la plainte pour diffamation déposée par le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) contre le philosophe français Alain Finkielkraut.  

Les faits remontent à novembre 2003, dans la période de l’après-Durban. Durban où, en 2001, sous le couvert d’une conférence internationale destinée à lutter contre toutes les formes de discrimination dans le monde, la ville sud-africaine avait été le théâtre d’un déchaînement antisémite-antisioniste sans précédent de la part de très nombreuses ONG présentes. C’est ce qu’est venu expliquer à la barre, de façon détaillée, un témoin à décharge, qui a pu constater sur place que le conflit israélo-palestinien avait alors accaparé la presque totalité de l’activité de ladite conférence. 

Deux ans après Durban, le 23 novembre 2003, au cours d'un colloque organisé par le Cercle Léon Blum sur le thème « Antisémitisme : la gauche face à elle-même », Alain Finkielkraut, convaincu de ce qu’il y aurait désormais un avant et un après Durban, y avait évoqué l’antisémitisme de certaines associations déclarées anti-racistes. Afin de préciser sa pensée,  Finkielkraut avait alors déclaré : « Un mouvement contre le racisme et pour l'antisémitisme des peuples s'est construit à Durban. Ce mrap-là est toujours plus puissant. » Même si l’usage de l’expression « ce mrap-là » semble avoir précisément eu pour but d’interdire toute confusion entre la métaphore du philosophe et le Mrap historique, Mouloud Aounit, son secrétaire général, avait toutefois décidé de porter plainte contre Finkielkraut pour diffamation. 

Hier, la partie civile, à la place de tenter de convaincre les trois juges du caractère juridiquement fondé de la diffamation qu’elle allègue, s’est exclusivement attelée à faire le procès à charge du philosophe. L’avocat du Mrap, Me Pierre Mairat, a ainsi fait feu de tout bois pour dresser du penseur français le portrait d’un personnage raciste. 

Me Mairat considéra de la sorte que la critique formulée par Finkielkraut à l’encontre d’Oriana Fallaci, consistant à exprimer que, dans l’un de ses ouvrages, l’écrivain italien avait « succombé au racisme », était insuffisante. Il s’est agi de critiques tardives, clama l’avocat, pas assez explicites de surcroît. 

On entendit le même son de cloche au sujet de l’entrevue accordée par le philosophe au quotidien Haaretz. On espérait qu’après les clarifications explicites de Finkielkraut dans la presse, on nous épargnerait ce pensum, mais l’avocat du Mrap, visiblement en manque de fondations juridiques pour construire sa plainte, décida de resservir cette soupe devenue indigeste à la longue. Il s’époumona ainsi à faire admettre au tribunal, qu’après l’émission consacrée à cette interview au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, le philosophe avait été contraint de présenter ses excuses pour les propos racistes qu’il aurait tenus. Me Mairat omettait toutefois de relever que les excuses que Finkielkraut avait présentées le furent au nom du personnage que Le Monde avait artificiellement fabriqué et dans lequel il ne se reconnaît pas.  

Ceci n’empêcha pas l’avocat d’asséner plusieurs fois au tribunal le fait que Finkielkraut s’était excusé, la seule chose comptant pour lui étant que, dans sa logique, si le penseur s’est excusé, c’est que ses propos avaient été véritablement racistes. Ce qu’il lui sera impossible, bien entendu, de démontrer… 

L’avocat rappela ensuite la seconde Intifada, et, prenant le tribunal à témoin, il lui demanda de se souvenir de la « provocation » de Sharon sur l’esplanade des mosquées. Le public avait de plus en plus de mal à suivre la logique sous-jacente aux propos du plaideur, et son lien avec la démarche de ses clients. 

Puis le plaidoyer sombra corps et biens, l’homme de robe utilisant la barre du tribunal comme estrade politique et pas pour étayer sa thèse. Il s’en prit ainsi à une série de noms, qui n’ont rien à voir avec la « faute » reprochée à Finkielkraut, parmi lesquels le rédacteur de la Ména, Guy Millière, que l’avocat dénonça publiquement comme appartenant à l’extrême-droite. Avant que d’embrayer sur Cécilia Gabizon, dont il fit la réclame du livre OPA sur les Juifs de France, devant des juges qui semblaient se demander si le conseil d’Aounit n’avait pas perdu la raison, ou tout au moins le dernier fil qui le reliait à l’affaire pour laquelle il avait saisi leur tribunal. 

A l’occasion de ses réquisitions, le ministère public tenta d’ailleurs, à haute voix, de se rappeler à quel moment le conseil de la partie civile avait évoqué le caractère juridique de l’affaire qui nous réunissait. Le jeune procureur, Madame Sandrine Alimi-Uzan, visiblement pas dupe, fit explicitement savoir que la plaidoirie s’était apparentée à une tribune politique, qui n’a pas sa place dans une chambre correctionnelle. Et de revenir au juridique, au plan duquel elle ne discernait aucun acte constitutif d’une diffamation. Le procureur de conclure son intervention, en regardant le banc du Mrap, et en s’exclamant, demandant la relaxe de Finkielkraut, « ce n’est certainement pas un procès qui restera dans les annales judiciaires ». 

La parole fut ensuite au défenseur du philosophe, Me Michel Zaoui, qui ne jugea pas utile de prouver la bonne foi de son client, dont il considère les propos non constitutifs de diffamation. Pour l’avocat de Finkielkraut, jamais le Mrap ne s’est d’ailleurs réellement senti diffamé et il en veut pour preuve qu’aucune pièce n’a été versée au dossier par l’association aux fins, par exemple, de montrer des courriers d’adhérents que les propos du philosophe auraient pu choquer. Me Zaoui, se retournant vers la partie civile : « Non, vous n’avez rien. Vous n’avez que des pièces pour couler, enfoncer, démoniser Alain Finkielkraut ! ». Faisant face à nouveau aux trois juges, l’avocat les invita à prendre conscience que le tribunal a été « pris en otage », « instrumentalisé », demandant que soient versés à son client des dommages et intérêts et que le Mrap soit condamné pour procédure abusive. 

Puis, Me Zaoui évoqua l’obsession de nombreuses organisations de gauche consistant à se focaliser sur le conflit israélo-palestinien qu’elles refusent obstinément de considérer, à l’instar des autres conflits dans le monde, comme un conflit politique, mais comme un « conflit racial ». Et de rappeler que le Mrap, également obsédé par ce conflit, était particulièrement absent lorsqu’il s’était agi de prendre la défense des musulmans de Bosnie, alors qu’Alain Finkielkraut avait été l’un des premiers à se mobiliser pour eux. Et l’avocat de rappeler les multiples silences du Mrap, relativement à toutes les déclarations du philosophe, lorsqu’elles contredisent et réduisent à l’état de miettes la peinture raciste faite de sa personne. 

Me Zaoui aborda ensuite le « désarroi intellectuel » d’une gauche qui peine à admettre que des propos antisémites puissent, directement ou « par le biais de propos antisionistes », émaner de ses rangs. Cela ne date pas d’aujourd’hui, indique le défenseur du philosophe, qui, s’appuyant sur l’affaire Dreyfus, rappelle que la gauche fut la première à condamner le capitaine au prétexte que c’était un militaire et un bourgeois…  

« Les gens qui prônent des idées de paix, de fraternité, de paix universelle, peuvent parallèlement », poursuivit-il, « tenir des discours qui sont intolérables. » C’est dans ce contexte que l’avocat expliqua aux juges les propos incriminés de Finkielkraut, consistant à tirer la sonnette d’alarme en utilisant le sigle du Mrap comme « un sigle-référent dans la lutte contre le racisme », permettant que soit entendue et comprise la dérive antisémite de certaines organisations anti-racistes. Il rappellera que le philosophe avait explicitement dissocié, dans ses propos, le Mrap de Mouloud Aounit du Mrap qu’il venait de définir dans l’espace virtuel.  

Une heure plus tôt, à l’occasion de son intervention, Alain Finkielkraut avait, en effet, clarifié sa démarche en précisant : « On dit que nul n’est censé ignorer la loi. Nul n’est censé, je crois, non plus, ignorer la langue française. Nul n’est censé confondre un adjectif démonstratif avec un article défini ». Et de poursuivre sa démonstration : «  Si j’avais voulu dire que le Mrap est un mouvement contre le racisme et pour l’antisémitisme des peuples, je l’aurais dit. Je dis ce que je pense. J’ai dit autre chose. J’ai parlé d’un mouvement né à Durban ! ». Et d’expliquer : « Je voulais mettre en garde les organisations antiracistes patentées en leur disant que l’ennemi auquel vous aurez affaire, ce n’est plus votre contraire, le racisme, c’est votre double, votre caricature, votre contrefaçon monstrueuse. » Finkielkraut encore : « l’antisémitisme est sorti à Durban de sa gangue raciste pour effectivement emprunter ce nouvel idiome immaculé, idiome de l’antiracisme. Il fallait le dire et le dire de la manière la plus forte qui soit. ».  

Le philosophe de conclure : « Depuis que je dénonce cette nouvelle forme d’antisémitisme, je suis, pour le Mrap, l’homme à abattre ! ».  

Le délibéré a été renvoyé au 4 juillet prochain.   

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Breaking : descente de trente illuminés antisémites de la « Tribu KA »

dans la Rue des Rosiers

© Metula News Agency  

Paris, minuit vingt, heure locale, lundi, soit 1h 20 à Métula. Par l’un des correspondants officiels de la Ména dans la capitale française. 

Hier dimanche, à 17 heures 30, trente membres d’une secte noire qui appelle ouvertement à la violence antisémite, la « Tribu KA », ont débarqué dans la Rue des Rosiers, le cœur du quartier juif de Paris, armés de battes de base-ball et autres objets contondants. 

Pendant vingt minutes, ils ont arpenté la rue en intimidant les passants, et en appelant à la bagarre : « où est le Bétar ? Que les Juifs viennent se battre s’ils l’osent ! ». 

Les Juifs de la Rue des Rosiers n’ont, naturellement, pas de milice privée à leur disposition et n’étaient pas en état de répondre à ces provocations. La police en uniforme, appelée rapidement, est apparue vingt minutes après le début de l’événement. La « tribu » – courageuse, mais pas téméraire – s’est alors esquivée. 

Les commerçants ont reproché aux policiers la lenteur de leur intervention. Ces reproches ont pris un tour plus accusateur lorsqu’un officier de police a maladroitement affirmé : « nous savions qu’ils allaient venir – et de fait, cela avait été annoncé sur le site Internet de la « tribu » – mais nous avions instruction d’en haut de ne pas intervenir ». La communauté de la Rue des Rosiers, craignant d’être mal protégée par la police, est alors entrée en effervescence et commençait à parler d’organiser ses propres milices. 

La Ména, qui a suivi toute l’histoire sur place et a pu se renseigner dans les services de police ainsi qu’au plus haut niveau de l’Etat, est en mesure d’apporter les précisions suivantes, plutôt rassurantes sur le comportement de la police française : 

1)      Si la police en uniforme a tardé à apparaître, les renseignements généraux étaient, eux, sur place dès le début des intimidations des illuminés. Ils ont pris des photos et rassemblé méthodiquement des preuves contre les membres de la « tribu ».

 2)      A l’heure tardive où j’écris, soit cinq heures après les événements, douze membres de la « tribu » ont été interpellés. Les renseignements généraux les ont suivis après qu’ils ont quittés la rue des Rosiers. Ils ont attendu qu’ils se dispersent, et la police a cueilli individuellement près de la moitié des membres de la manifestation. La plupart – et peut-être tous – seront relâchés après quelques heures, mais ils savent au moins que leur identité est connue et qu’ils sont suivis. 

3)      L’officier qui avait prétendu avoir « instruction d’en haut de ne pas intervenir » a parlé par pure forfanterie, pour faire oublier sa propre lenteur. Au contraire, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, informé en temps réel par les services de police, a personnellement appelé le préfet de police pour demander le renforcement de la protection policière dans la Rue des Rosiers. 

Note aux cinglés de la « Tribu Ka » : vous auriez dû vous méfier, l’Etat français est encore assez compétent pour savoir fort bien ce que trament une trentaine de faux « descendants des Pharaons », authentiques racistes anti-blancs et antisémites, et brutes épaisses patentées. Et il est – pour l’instant au moins – déterminé à ne pas les laisser faire.  

Incursion de la tribu KA dans le Marais :

suites juridiques et irresponsabilité médiatique  

Le ministre de l'Intérieur français, Nicolas Sarkozy, a adressé ce mardi une lettre au garde des Sceaux Pascal Clément, afin que le site Internet de la "Tribu KA" soit interdit. Le ministre de l'Intérieur dénonce, de la part de "Tribu KA", des faits de provocation à la haine ou à la violence à l'égard de personnes à raison de leur appartenance à une religion déterminée.

 

Nicolas Sarkozy avait souhaité dès lundi soir que soit diligentée une procédure contre cette association ostensiblement raciste et antisémite, tant pour les objectifs affichés sur son site que pour la descente pratiquée par ses membres, dimanche soir, dans la Rue des Rosiers, au cœur du quartier juif de Paris. "Des enquêtes sur les personnes dont les identités ont été relevées" par la police seront, semble-t-il, rapidement diligentées. 

 

A noter que certains media généralistes français, comme le Nouvel Observateur, contestent le caractère raciste de l’incursion de KA dans la Rue des Rosiers. Selon l’Obs, qui parle, à propos de KA, d’un "groupe très controversé", la descente de dimanche visait spécifiquement "des membres de la Ligue de défense juive (LDJ) et le Bétar, deux groupes extrémistes juifs proches de l'extrême droite accusés – sans plus de précisions, au passif – de violences". 

Pour la Ména, la mise en doute de l’antisémitisme affiché par cette tribu, de même que les éléments de justification (!) de l’agression verbale perpétrée par ses membres, de la part du media dirigé par Jean Daniel, procèdent elles-mêmes de l’inconscience absolue et de l’antijuivisme. En effet, nous rapportant à la dépêche de notre correspondant [Breaking : descente de trente illuminés antisémites de la « Tribu KA » dans la Rue des Rosiers], qui fut le premier journaliste à faire état de cette "descente", de même qu’aux déclarations réitérées de dizaines de témoins oculaires, l’interprétation de l’Obs ne repose sur rien. Certes, les racistes ont bien crié des slogans contre le Bétar, mais également, et sans l’ombre d’un doute sensé, contre l’ensemble des passants et des commerçants de la Rue des Rosiers. Des cris, repris vingt minutes durant, du genre "Que les Juifs viennent se battre s’ils l’osent !" n’étaient pas dirigés contre une quelconque organisation marginale mais contre l’ensemble des citoyens français de confession israélite présents sur place. 

C’est le fait, de la part de l’Obs, d’inventer un cadre artificiel et une logique défendable à la provocation des voyous racistes de KA qui nous amène à condamner ces dérives de la part de nos confrères. Chercher la bagarre avec deux groupuscules extrémistes, proches de l'extrême droite et violents, tiendrait d’une démarche compréhensible, voire justifiable (et même glorieuse ?). Terroriser d’honnêtes commerçants n’entretenant – comme la quasi-totalité des Israélites français ! –, aucun lien avec ces groupes procède d’une initiative complètement différente et injustifiable. 

Le Nouvel Observateur fait à nouveau dans l’irresponsabilité, en fournissant des justifications à des racistes-base, mettant en danger la paix communautaire dans l’Hexagone. A la lecture de son article, le lecteur est invité à se persuader que la descente des KA à la Rue des Rosiers participe de représailles légitimes d’un groupe de défense de la communauté noire contre des fascistes juifs [lire l’article de l’Obs, publié sous le titre général "Communautarisme" !]. Une guerre entre extrémistes dans laquelle il vaudrait mieux ne pas se hâter de prendre parti. I-gno-ble !

La rédaction  

 

INTERVIEW EXCLUSIVE DU CHEF PROCLAMé DU GROUPUSCULE EXTRéMISTE ANTISéMITE LA TRIBU KA KEMI SEBA

Infolive.tv a obtenu une interview par téléphone du responsable du groupuscule extrémiste qui fonde son ideologie sur le fait, en autre, que l'esclavage des noirs proviendrait d'une malédiction d'origine biblique.
L'interview téléphonique a très vite révélé les positions extremistes qui dans un environnement propice peuvent produire de la violence et de la haine entre différentes communautées.
Un document rare qui inquiète et qui doit faire refléchir.
Il ne faut jamais sous estimer ceux qui engendrent la haine entre les hommes.

Voir l'interview sur Infolive.tv !

   

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Plaintes de Rwandais

victimes du génocide contre France  

La chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris a confirmé hier, lundi 29 mai, la recevabilité des quatre plaintes des rescapés tutsis dont les requêtes avaient été rejetées par le parquet du Tribunal aux Armées de Paris (TAP). Voir l'article correspondant de notre série Un étendard sanglant à laver : 

Nous rappelons à nos lecteurs qu'il s'agit de plaintes à l'encontre de militaires français, portant sur leur "complicité de génocide et/ou complicité de crime contre l'humanité".  

Quant à l'appel interjeté par le procureur du TAP, requête dont l'objectif est l'invalidation pure et simple de l'ensemble des six auditions effectuées par la juge Brigitte Raynaud au Rwanda, voir l'article correspondant de notre série Un étendard sanglant à laver :  

Les plaidoiries ont également eu lieu hier, la chambre d'instruction devant se prononcer le 3 juillet prochain sur la recevabilité de cet appel.   

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Le soldat inconnu s’est retourné dans sa tombe

 Par Serge Farnel  

© Metula News Agency 

Comme nous le signalions dans notre dépêche du vendredi 26 courant, une commémoration en l’honneur du pogromiste ukrainien Simon Petlioura s’était tenue la veille, à Paris, sur la tombe du soldat inconnu. La Mena, seul organe de presse dont le correspondant est parvenu à rester sur les lieux, a pu constater de visu que la France officielle ne s’est pas contentée d’assurer la sécurité d’une manifestation de laquelle elle aurait pu rester à l’écart, mais qu’elle y a concrètement participé, comme le prouvent notamment un certain nombre de nos clichés photographiques. 

 La France honore un assassin de 40'000 Juifs sur l’emplacement le plus symbolique de la République

Insuffisant, avec des articles du genre de celui de l’Obs, pour donner aux Juifs l’envie de foutre le camp ?   

En marge de cette commémoration, et devant les dénégations surprenantes de l’ambassade d’Ukraine, il me semble nécessaire de resituer la factualité historique des pogroms qui furent perpétrés, en 1919 et 1920, dans les provinces d’Ukraine, par l’Armée nationale ukrainienne, sous le commandement de Simon Petlioura. 

Kichinev : le plus « célèbre » pogrom [1] de Russie (1903) 

Il nous faut remonter au pogrom de Kichinev, au tournant du siècle, pour comprendre le rôle de certains de ses acteurs, qui interféreront plus tard avec Petlioura. 

Dans les années 1898-1900 le parti socialiste révolutionnaire se constitua en Russie, avant de faire assassiner, en 1902, un certain Sipiaguine, alors ministre de l’Intérieur de l’empire. Celui-ci fut aussitôt remplacé par l’ancien chef de la police, le comte von Plehve, auquel le Tsar donna carte blanche aux fins de détruire les mouvements révolutionnaires. Or, de nombreux jeunes Juifs, que l’administration tsariste cherchait à convertir ou à expulser légalement par le biais de mesures discriminatoires [2], avaient rejoint les organisations pour lesquelles un soulèvement populaire général était la seule manière d’obtenir l’égalité de tous, y compris des Israélites, devant la loi. Aussi, Plehve amalgama-t-il les Juifs, en général, aux révolutionnaires. Il lui fallait, selon une expression couramment utilisée par la police de l’époque, « noyer la révolution dans le sang juif ». 

Le plus « célèbre » pogrom de l’empire eut donc lieu en 1903, à Kichinev, à l’époque capitale de la Bessarabie (aujourd’hui de la République de Moldavie). Kichinev, où 50’000 Juifs et 60’000 Chrétiens vivaient côte à côte, et dont le journal principal, le Bessarabien, subventionné par le gouvernement, préfigurait, 90 ans plus tôt, la radio génocidaire rwandaise Radio Télévision Libre des Mille Collines (RTLM). Ainsi, tout comme les appels de la RTLM à tuer les Tutsis, qu’elle qualifiait de cafards, le Bessarabien incitait-il régulièrement au meurtre des Juifs qu’il vilipendait pour un oui ou pour un non.  

Peu avant Pâques 1903, le Bessarabien accusa ouvertement la population juive d’avoir assassiné un garçon chrétien afin d’utiliser son sang dans le rituel de la Pâque juive, imputation qui rappelle l’acte de France Télévisions en 2000, qui, sur la base d’une mise en scène réalisée dans la Bande de Gaza, accusa les soldats israéliens (juifs) d’avoir tué l’enfant palestinien (non-juif) Mohammed Al-Dura. Cette récente accusation d’infanticide donna le signal de départ d’un appel aux musulmans à tuer les Juifs partout où la chose était possible, en Palestine et dans le monde. 

  

Kichinev, Pâques 1903. Juifs massacrés pour un prétendu infanticide

A en croire certains témoignages contemporains, notre haine des enfants des autres serait atavique…

Du déjà vu : Attention ! 

Le ministre de l’Intérieur du Tsar, Plehve, saisit l’occasion de cette accusation de meurtre rituel pour adresser une lettre secrète au gouverneur de Kichinev, dans laquelle il lui ordonna, en cas d’attaques contre les Juifs, d’empêcher la police d’intervenir. L’ordre de Plehve ne peut manquer de nous renvoyer à une autre analogie historique – les mécanismes génocidaires se répètent il est vrai la plupart du temps – s’agissait de la même "neutralité" dont fit preuve le colonel Rosier, chef du Commandement des Opérations Spéciales au Rwanda, lorsqu’il décida, comme il le confiera plus tard à Libération, que « les miliciens font la guerre. Par souci de neutralité, nous n’avons pas à intervenir ». C’est dans des environnements sécuritaires absolument identiques que furent mis en œuvre, le matin de Pâques 1903, le pogrom de Kichinev, et, en juin 1994, le massacre des Tutsis sur la colline de Bisesero au Rwanda. 

Le pogrom de Kichinev suscita une vive indignation dans l’opinion publique occidentale, excepté auprès l’ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, l’ancien ministre français des Affaires Etrangères Maurice Bompard, qui écrivit dans un rapport en août 1903 : « Je passe sous silence les troubles du genre de ceux de Kishinev, parce qu’ils sont, pour ainsi dire, le contrecoup des troubles agraires. La population juive est une pépinière de nihilistes et d’agitateurs. ». 

Le pogrom de Kichinev entraîna la seconde vague d’émigration juive vers la Palestine. Sous le choc, Théodore Herzl, le père fondateur du sionisme moderne, rencontra Plehve et lui déclara : « Aidez-moi à atteindre la terre ferme, et la révolte s’arrête. Et en même temps, les Juifs s’arrêteront d’adhérer au socialisme. ». 

Après le pogrom de Kichinev, Jabotinsky rejoint le mouvement sioniste (1903) 

C’est suite au pogrom de Kichinev qu’Herzl envisagea, brièvement et dans l’urgence, l’alternative de l’Ouganda au 6ème congrès sioniste mondial de Bâle, qui s’ouvrit le 23 août 1903, et auquel participa le Juif ukrainien Vladimir Jabotinsky, qui avait rejoint le mouvement sioniste peu après les massacres anti-Juifs. Jabotinsky s'imposa comme l’un des leaders du mouvement (il fut le fondateur du courant dit révisionniste au sein du sionisme) et organisa des unités d'autodéfense, destinées à répondre aux pogroms qui faisaient toujours rage en Russie. Il ne s’agissait pas là d’un pseudo groupe d’autodéfense, comme on en trouvera plus tard parmi les milices hutues interahamwe au Rwanda, ou parmi les organisations terroristes palestiniennes, ainsi autoproclamées afin de dissimuler leur vocation ethnocidaire. Il s’agissait alors, authentiquement, de se défendre pour sa survie. 

Nourrissant l'espoir que le Royaume-Uni favoriserait l'établissement d'un Foyer National Juif si les Juifs aidaient, pendant la première guerre mondiale, les Britanniques à prendre possession de la Palestine alors aux mains de l’empire ottoman, Jabotinsky eut l’idée de mettre sur pied une force militaire juive, la Légion juive, qui n’existera cependant jamais officiellement. Néanmoins, en 1915, il créa, avec Joseph Trumpeldor, le Corps des muletiers de Sion, une unité de 562 hommes, qui se distingua lors de la bataille de Gallipoli sous les ordres du lieutenant-colonel Patterson. Cette unité fut dissoute la même année.  

Deux ans plus tard, les Britanniques acceptèrent la formation de plusieurs unités juives, pour un total de près de 5'000 hommes, dont le 40ème bataillon, au sein duquel combattit David Ben Gourion, le 1er Premier ministre de l’Etat d’Israël. En 1918, Jabotinsky prit part aux combats contre les Turcs dans la vallée du Jourdain. Un an plus tard, après l’écroulement de l’armée turque, les unités juives furent dissoutes par les Britanniques. 

Les pogroms de Petlioura (1918-1920) 

Tandis que les unités juives étaient engagées sur le front dans les derniers mois de la première guerre mondiale, l’Ukraine, où vivaient alors la moitié des Juifs de l’ancien empire russe, avait profité du conflit pour, le 22 janvier 1918, proclamer son indépendance et se choisir Kiev pour capitale. Une guerre, qui dura jusqu’en 1920, fut alors déclarée entre Kiev et Moscou. Simon Petlioura, qui, en 1905, avait fondé le Parti travailliste ukrainien, présida, durant cette période, le directoire ukrainien indépendantiste ; il était le chef du gouvernement ukrainien. 

Petlioura était également commandant en chef de l’Armée nationale ukrainienne. Il avait, à ce titre, donné carte blanche à sa milice nouvellement formée des Haïdamaks [3], dont le mot d’ordre révélateur était l’extermination des bolcheviques et des Juifs. Les Haïdamaks étaient à l’armée nationale ukrainienne ce que seront, trois quarts de siècle plus tard, les Interahamwe aux forces armées rwandaises, durant le génocide des Tutsis, et ce que sont aujourd’hui les milices arabes Djandjaouids au Darfour pour les autorités de Khartoum.  

 

Simon Petlioura, héros national ukrainien, en 2006… 

En 1919 eurent ainsi lieu, sous le prétexte captieux d’« expéditions punitives », des tueries dans des centaines de communautés, au cri de guerre de « mort aux Juifs et aux Bolcheviques » [4]. Il ne s’agissait plus, comme lors des pogroms russes de 1881 ou de 1905, de massacres qu’il était loisible au régime d’imputer à l’impulsion d’une population se livrant à des meurtres, des pillages et des viols. Il s’agissait, cette fois, de massacres qui, suivant les déplacements de l’armée nationaliste ukrainienne, avaient été parfaitement organisés. Un avant-goût de Shoah, en quelque sorte. On évalue les victimes juives de l'Ataman [5] Petlioura à près de 40’000, dans ces régions où le sang juif avait déjà abondamment coulé aux 17ème et 18ème siècles. Cette année 1919, parmi les pogroms perpétrés pendant près de quatre mois par les unités alliées de l’armée nationale ukrainienne, beaucoup eurent lieu dans la province de Podolie, au sud-ouest de l’Ukraine. A Brazlav, Raigorod, Litine, à Monastiristch, Khmelnik, Proscourov, les Haïdamaks allaient de maison en maison, massacrant, violant, mutilant femmes et hommes juifs. Ils se livrèrent également à des pogroms à Orinine, à Olgopol et à Berhad, où des centaines de Juifs furent abattus.
La même année, dans le district de Kiev même, sous le commandement de divers Atamans, les Juifs subirent aussi des massacres et des violences. A Radomysl, près de 400 Juifs furent égorgés et de nombreuses femmes violées. Les pogroms de la province de Kiev se poursuivirent en 1920. Plus de cent Juifs furent égorgés et moult autres blessés lorsque des bandes de rebelles déclenchèrent, à Jachkov, un pogrom qui dura huit jours.

  

Felshtin 1919. A force de mensonges antisémites… 

L’Armée nationale ukrainienne, sous le commandement de Simon Petlioura, a directement pris part aux pogroms. L’un des plus sanglants fut, sans doute, celui déclenché, en 1920, dans le district de Kiev, à Hodorkov. Au cours de ce massacre, les soldats de Simon Petlioura, ont, douze heures durant, égorgé près de 700 Juifs, en blessant quelque 800 autres. 

L’armée russe, devenue l’Armée rouge des suites de la révolution, finalement victorieuse du conflit opposant Moscou à Kiev, mit un terme à la courte indépendance de l’Ukraine, qui fut rattachée à l’Union Soviétique.  

Alors que cessent les pogroms de Petlioura, débute la diffusion des Protocoles des Sages de Sion 

Au début du XXème siècle, la police politique secrète du Tsar s’était appuyée, aux fins antisémites et politiciennes que l’on a mentionnées précédemment, sur le faussaire Mathieu Golovinski, pour qu’il rédige un brûlot accusateur des Juifs et de leurs traditions. Les Protocoles des Sages de Sion furent ainsi rédigés à Paris, en 1900 ou 1901. En mai 1920, année de la fin des pogroms de Petlioura, le Times mordait à l’hameçon et faisait connaître le faux antisémite au grand public, se rattrapant toutefois, un an plus tard, en titrant « La fin des Protocoles » et en publiant la preuve de l’imposture. Le journal anglais avait, en effet, identifié une supercherie consistant en ce que Golovinski avait repris le pamphlet de Maurice Joly contre Napoléon III, un Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, texte dans lequel « la France » avait été remplacée par « le monde » et « Napoléon III » par « les Juifs ».  

Cette découverte confondante n’arrêta toutefois pas l’éditeur Grasset, qui publia les Protocoles l’année même où la mystification fut dévoilée.  

Hitler mentionna les Protocoles dans son ouvrage Mein Kampf et en fit la pièce maîtresse de la propagande antisémite du IIIème Reich. Les éditions Grasset continuèrent à imprimer et à réimprimer diverses versions du faux antisémite avéré, ce jusqu’en 1938.   

A suivre …   

Notes : 

[1] Pogrom est un mot russe venant de po- « entièrement » et gromit- « détruire ». Il s’agit d’un soulèvement violent, souvent meurtrier, d’une émeute tolérée ou soutenue par le pouvoir, accompagnée de pillages contre une communauté juive. 

[2] Dans son ouvrage La Destruction des Juifs d’Europe (Fayard, mai 1988, 69 €), Raul Hilberg écrit que « ni les politiques ni les actions anti-juives n’apparurent brusquement en 1933 ». Il rappelle « qu’il y a eu, depuis le quatrième siècle de notre ère, trois politiques anti-juives successives, celle de la conversion, celle de l’expulsion, celle de l’annihilation. La deuxième apparut en remplacement de la première, et la troisième surgit en remplacement de la deuxième ».  Ainsi en est-il de la purge des Juifs de Moscou de 1891, qui fit suite à la promulgation d’un décret, en date du 29 mars 1891, qui mit en pratique les modalités de cette expulsion. 

[3] Les Haïdamaks étaient des milices constituées de paysans et de cosaques locaux. Ces derniers formaient un groupe de population d'Europe orientale et de parties de l'Europe adjacentes à l'Asie. Ils vivaient sur les terres dépeuplées à la suite de l’invasion mongole du 13ème siècle, qui avait entraîné la fuite vers l’ouest des survivants des massacres. Batu Kahn, le petit-fils de Gengis Kahn, le premier empereur mongol, s’empara de Kiev en 1240 et marqua peu à peu son indépendance vis-à-vis de l’empire, en fondant la Horde d’Or, dont les descendants furent les Tatars, qui, longtemps, dominèrent la région. C’est dans les steppes de la région de la Kiévie, appelée Ukraine (U-Kraina signifiant « le pays après »), que vivaient en hommes libres les cosaques.  

A partir du 17ème siècle, les nobles polonais colonisèrent cette région avec leurs serfs. Ceux qui refusèrent la soumission formèrent des groupes plus à l’Est et se révoltèrent fréquemment ; la plus célèbre de leur révolte fut celle conduite par Bohdan Chmielnicki en 1648 (voir note [5]).  

Après l'occupation de l'Ukraine par les souverains russes, une partie importante des cosaques se mit à leur service, exécutant des sombres besognes pour ses nouveaux maîtres. Ces cosaques, formaient une population hétérogène, composée de paysans ayant fui les obligations imposées par leurs seigneurs, les pauvres des villes de Pologne et du grand-duché de Lituanie, ainsi que d’aventuriers venus de toute l’Europe, y compris de France. 

[4] Dans un précédent article paru dans les colonnes de la Ména, nous évoquions comment le génocide des Juifs avait pu être déclenché par la peur des Bolcheviques [lire l’article de la série « Rwanda »] : 

"Dans son essai intitulé "Pour une critique de la barbarie moderne", Enzo Traverso nous rend compte de ce que furent les crimes nazis pour l’historien allemand conservateur Ernst Nolte" ; ce triste personnage que Raphaël Lellouche évoqua dans l’un de ses article, considérant qu’ils ne furent rien d’autre qu’« une réplique aux exterminations pratiquées par les Bolcheviques, la matrice ultime et décisive de toutes les horreurs du XXe siècle », tenta de réhabiliter Hitler, qui se serait « rendu coupable d'un excès déplorable dans l'effort historiquement justifié de défendre l'Allemagne et l'Occident contre la menace communiste ». 

[5] Le Hetmanat est l'organisation militaire, politique et sociale des cosaques ukrainiens des 17ème et 18ème siècles, dirigée par un Hetman (ou Ataman). Son apparition en tant qu'organisation politico-militaire est liée à celle des combats livrés dans le but de conserver les libertés acquises par les cosaques lors de la révolte de 1648, sous l’impulsion du Hetman Bohdan Chmielnicki. Ce dernier parvint à soulever toute l’Ukraine, battit l’armée polonaise à plusieurs reprises et, nonobstant les massacres de dizaines de milliers de Juifs lors de pogroms, devint, à l’instar de l’assassin Petlioura, une véritable légende, symbole de la résistance cosaque et héros ukrainien. La dissolution officielle du Hetmanat fut l'œuvre de la tsarine Catherine II, mais cette organisation connut une courte résurrection en 1918, sous le Hetman Pavlo Skoropadskyï.   

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Y a-t-il encore une « communauté juive » en France ?

Par Raphaël Lellouche

© Metula News Agency  

 Aux nombreux effets négatifs collatéraux que compte la publicité faite volontairement ou involontairement au pamphlet conspirationniste de Gabizon-Weisz, OPA sur les Juifs de France, qui ne méritait qu’une réprobation sans phrases accompagnant le seul geste critique de le jeter à la poubelle, il faut encore ajouter celui d’avoir fait de l’ombre à la sortie concomitante, chez le même éditeur, Grasset, d’un autre livre, un livre, lui, d’analyse, sérieux et intéressant, sur la situation des Juifs de France aujourd’hui, à savoir l’essai de Shmuel Trigano intitulé : L’Avenir des Juifs de France, Grasset 2006, 315 p, 18,90 euros.                                                                                               A la différence de la pseudo-enquête pseudo-journalistique, intellectuellement vide des précédents, il s’agit en effet ici d’un véritable livre, d’un véritable livre de véritable réflexion, et d’un véritable livre de véritable réflexion d’un véritable auteur. Mais dont peu de gens ont parlé. Car telle est la tournure d’esprit « sensationnaliste » ou « polémiste » des médias du mainstream, tout comme d’ailleurs de ceux de la blogosphère, qui à cet égard ne vaut guère mieux. Que si le premier est entré dans le tourbillon du « tout le monde en parle », le quasi silence de la non lecture s’est abattu sur le travail de sociologie historique de qualité, et l’analyse lucide proposés par Shmuel Trigano. Prenons donc le parti de parler de ce qui compte vraiment.  

Trigano part d’une idée originale : c’est que la notion de « communauté juive », aujourd’hui en crise en France, n’est nullement un héritage ancestral, mais une synthèse historique très récente, et qui aura duré pendant une période spécifique très limitée de l’histoire de la France d’après-guerre, car avant cette période, il n’y avait pas à proprement parler de « communauté » juive. C’est indispensable pour comprendre son analyse de la crise qui la frappe aujourd’hui. Historiquement, en effet, depuis la Révolution Française, l’émancipation des Juifs de France, c’est-à-dire leur accès à la citoyenneté nationale, avait été conditionnée par l’abandon – plus ou moins tacite – de leur référence au « peuple juif ». Leur définition comme citoyens de confession israélite impliquait qu’ils entrent en citoyenneté en tant qu’individus anonymes, laissant au vestiaire toute dimension d’identité collective. On connaît le fameux discours du comte de Clermont-Tonnerre à l’Assemblée constituante de décembre 1789, qui énonçait l’axiome de l’émancipation à la française : « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation, et tout accorder aux Juifs comme individus ». Le judaïsme est confiné à la religion privée. Et — rançon mentale de l’émancipation politique —, la France allait, à partir de là, apprendre consciencieusement et systématiquement à oublier que les Juifs sont, depuis toujours, une « nation » ; oubli qui constituera l’impensé radical de l’intégration des nouveaux citoyens israélites.  

La réussite de l’intégration du judaïsme français sur cette base, et le culte en retour que les Juifs de France eux-mêmes ont voué à la République, en tant que Juifs éclairés et dévoués à la patrie française aimée, culmina dans la IIIème République. Le pacte solide que les Juifs avaient ainsi noué avec la République — pacte qui devait déterminer leur alliance séculaire avec le « peuple de gauche », recimenté avec l’Affaire Dreyfus, puis renoué dans l’après-guerre — allait cependant y prendre, à partir de 1945, une figure en réalité toute nouvelle. Cette alliance, il faut le souligner, n’était pas seulement déterminante pour les Juifs-citoyens, mais aussi bien pour la définition même de la gauche française dans ses valeurs fondamentales. Elle aura même constitué jusqu’ici l’un des consensus de base du « peuple de gauche », qui est aujourd’hui en train de se défaire. Autant que l’enracinement dans le mouvement social et ouvrier, le combat pour la vérité et la justice, illustré par l’Affaire Dreyfus, a en effet fondé la définition même de la gauche, en la dotant de cette dimension morale et universaliste que le combat pour l’émancipation du travail, seul, n’était pas suffisant à conférer [1]. Mais ce qu’on oublie souvent, c’est que ces conditions excluaient normalement l’existence d’une « communauté juive », dans le sens que cette expression a prise dans les années 1970 à 2000, et qui allait former à cet égard, comme le montre Shmuel Trigano, une réalité historique nouvelle et originale. 

Au sortir de la Shoah, l’axiomatique émancipatrice classique avait sombré. Les conditions d’une nouvelle citoyenneté des Juifs ne pouvait plus se poser dans les mêmes conditions qu’avant la Shoah. On ne pouvait plus ignorer les conséquences désastreuse de « l’oubli » de la réalité de « peuple » des Juifs dans la fiction d’une pure « confession israélite », envers privé de l’être public du citoyen. C’est de cette occultation qu’étaient nés les miasmes dangereux de l’idée du complot d’un peuple secret, traître à la France, ce fantasme sournois et manipulateur du Juif de l’ombre, à la fois grand financier et bolchevik, dont se nourrit l’antisémitisme. La nouvelle « identité juive » d’après-guerre ne pouvait plus alimenter le fantasme de la réduction confessionnelle, ni le déni de la « nation juive », comme disait Clermont-Tonnerre. En fait, au sortir de la deuxième guerre mondiale, était née une identité d’un genre tout à fait nouveau en France, définie comme « la communauté juive ».  

La nouvelle identité qui se forge au cours de cette période, celle des enfants du baby-boom et d’après, celle des Juifs (français) rapatriés d’Afrique du nord, est faite d’un subtil équilibre : à la fois intégration citoyenne parfaitement réussie dans le cadre du consensus républicain, mais, en même temps, sans aucune dissolution de la conscience de l’identité juive, dont les constituants sont alors triples : le judaïsme comme religion (même si réduite à un vague attachement traditionnel), la mémoire aiguë de la Shoah, et la solidarité avec l’Etat d’Israël. Cette identité juive, décontractée et sans complexe, ne pouvait plus être le secret de polichinelle que « démasquait » l’antisémite. Elle reposait sur l’a priori d’une compatibilité sans réserve ni arrière-pensée entre une judaïté ouverte et l’appartenance entière à la communauté nationale. Autrement dit, à la différence de la citoyenneté israélite d’avant-guerre, l’invention de la « communauté juive » d’après-guerre se construit sur la base de la citoyenneté d’une identité faisant néanmoins référence à un « commun » entre les Juifs, comme dit Shmuel Trigano, c’est-à-dire à un lien à un peuple juif, et plus du tout sur un simple individualisme égalitaire. C’était tout à fait nouveau. Cela a fonctionné jusqu’en 2000. 

Trigano reconstitue l’histoire de cette « communauté juive », qui commence en 1944, dans la Résistance, une identité qui prenait en charge cette condition, alors synonyme de tragédie – presque par obligation, et qui prit son envol avec la création du CRIF. Né dans la clandestinité, depuis la base et non des sommets de l’Etat, pour prendre la place de l’UGIF que Vichy avait imposé aux Juifs, il donnait à la vie juive une dimension volontariste et représentative d’un genre inédit. Ce que Trigano appelle « le Judaïsme dans la Cité » naissait alors, suivi de la création du FSJU sous l’impulsion du Joint américain et de la constitution d’une identité intellectuelle originale que l’on finit par appeler l’Ecole juive de Paris, ou avec le parcours philosophique d’un Emmanuel Levinas, qui est particulièrement représentatif [2] de la réussite de ce judaïsme français « dans la cité ». Ce « modèle » de la communauté juive de France était le résultat presque miraculeux de la capacité des Juifs européens à reconstruire, au sortir de la Shoah, une vie et une dignité juive. Or la thèse spécifique de Shmuel Trigano est que c’est ce modèle, dans les vestiges duquel nous continuons de vivre encore aujourd’hui, qui est devenu caduc, et que le tournant des années 2000 l’a ruiné et précipité dans l’abîme. 

Le bouleversement principal des cinq dernières années, bien au-delà des « actes antisémites » et de la permanente violence symbolique causée par les mensonges anti-israéliens des médias hexagonaux pendant l’Intifada, est l’accusation ou le soupçon de communautarisme porté contre les Juifs, lequel enfle en réalité depuis le début des années 1990 et la réunification de l’Allemagne. Une accusation en effet inconnue jusqu’aux débuts des années 1990, et qui est le signe que la communauté juive a perdu son évidence, sa normalité, sa légitimité aux yeux de l’opinion nationale. Aussi, l’antisémitisme des années 2000, selon Trigano, n’est-il pas une crise ponctuelle liée au conflit du Proche Orient et en rapport exclusif avec la population immigrée. Il est la face émergée d’une crise bien plus profonde qui concerne, certes, immédiatement, la sécurité des Juifs de France mais, plus profondément, le modèle d’identité juive qui s’est forgé au lendemain de la deuxième guerre.  

Les années 2000-2005 ont fait entendre quelque chose de très troublant et d’une extrême gravité (et qui continue, comme l’a montré sans l’ombre d’un doute la solitude des Juifs lors de l’assassinat d’Ilan Halimi), à savoir le déni de l’antisémitisme. Ce que signifiait ce déni a profondément et sans doute irrémédiablement choqué les Juifs de France. Lorsque sa résurgence fut révélée, en 2001, c’est la nature de la réaction nationale à cette révélation qui a été le fait le plus grave, car, au lieu de compassion et de la solidarité légitimement attendue par les Juifs, cette révélation fut tout au contraire accueillie par une pluie d’accusations de racisme anti-arabe, de communautarisme, et d’agressivité. C’est là le fait majeur et l’événement fondamental qui a ébranlé l’existence des Juifs de France dans leurs plus profondes assises socioculturelles. Le pays dont le père de Levinas, à propos de l’Affaire Dreyfus, avait pu donner cette caractérisation célèbre: « Un pays dans lequel la moitié de la population se mobilise pour sauver un capitaine juif injustement accusé, est un pays dans lequel il faut aller » — eh bien, ce pays semblait ne plus exister. 

Trigano offre une interprétation fine du processus dans lequel s’inscrivait cet événement décisif. Le cadre global en est d’abord la destitution politique et symbolique de l’Etat-nation [3] dans la construction européenne, dont le contrecoup est le discrédit de l’identité nationale, en même temps qu’un choc démographique provoqué par l’arrivée d’une importante population immigrée, essentiellement musulmane. Dans le contexte international de la menace islamiste, ce choc démographique, explique Trigano, a accentué la déstructuration identitaire et politique d’une nation devenue incapable d’imposer des cadres d’intégration symboliques suffisamment forts et attrayants aux nouveaux venus, encourageant ainsi une bonne partie de l’opinion à voir dans cette immigration la véritable menace sur la continuité de la nation France.  

Et c’est dans ce contexte que Trigano propose, me semble-t-il, une interprétation historique intéressante. Lors du second septennat de Mitterrand, la gauche a, selon lui, instrumentalisé la communauté juive à ses fins politiciennes ; c’est-à-dire pour piéger et détruire la droite. La manœuvre mitterrandienne aurait consisté à prendre les Juifs en otages-vitrines, au nom d’un ralliement contre la menace de l’extrême droite antisémite de Le Pen, menace agitée comme imminente, aux fins des seuls intérêts de Mitterrand. L’hypersensibilisation, alors, de la France à l’antisémitisme, était disproportionnée par rapport à la réalité du danger. C’est à cette époque qu’aurait commencé ce fonctionnement pervers qui consiste à utiliser les autorités religieuses ou les représentativités communautaires dans des stratégies politiciennes. C’est alors également que la « représentativité » du CRIF a été exagérée, avec l’assentiment de ses dirigeants, et que SOS-racisme construisait un parallélisme fatal assimilant les Juifs aux immigrés.  

Là, Trigano propose un déchiffrement de ce qui est une véritable énigme historique : comment une France, que la susceptibilité contre tout affleurement d’antisémitisme dans la moindre tournure de phrase sibylline d’un politicien ou d’un écrivain semblait, dans les années 80, à ce point sensible, comment cette même France, quelques années à peine plus tard, lorsque l’antisémitisme devenait à partir de 2000 un fait évident, massif, et même socio culturellement banalisé, pouvait-elle nier purement et simplement le fait, et accuser plutôt ses victimes d’agressivité ?  

Il y a là un mystère. Ce n’est pas seulement que la gauche était entre temps devenue subitement incapable de reconnaître l’antisémitisme lorsque celui-ci avait changé de monture, passant de l’extrême droite honnie aux immigrés arabo-musulmans, que cette gauche ne pouvait ni ne voulait risquer de s’aliéner en lui opposant frontalement un refus clair et net de tout antisémitisme en France. C’est, en fait, que la manœuvre « communautaire » de la gauche mitterrandienne, apparemment favorable aux Juifs, avait monté les ressorts d’un piège redoutable. Il consistait en ceci : le discours « anti-raciste » avait fait croire que la communauté juive était une communauté immigrée. Proposée en modèle « d’intégration réussie » à une population musulmane grandissante, que la France n’avait aucun moyen d’intégrer. Après une première phase de « solidarité » généreuse, ce modèle s’est retourné pour de nombreux Beurs en son contraire : les Juifs devenaient à leurs yeux la minorité privilégiée bénéficiant de facilités d’intégration et de réussite dont eux-mêmes étaient exclus. Les Juifs ont donc été livrés tels un leurre, pour donner le change à cette population immigrée, trompée, qui allait se retourner dans un ressentiment violent contre le « modèle » réussi des Juifs, jalouse de son intégration.  

Une présence juive multiséculaire était ainsi donnée pour une minorité « immigrée », injustement privilégiée, en butte à la haine de la masse immigrée des musulmans, eux, laissés-pour-compte.  

La symétrie artificielle créée par la mise en parallèle et en rivalité de la « communauté juive » avec la « communauté immigrée » aboutit, en fait, progressivement à la situation actuelle qui est celle d’une consciente communautarisation de la communauté juive par les pouvoirs publics. Assimilation mimétique des Juifs de France à une « communauté » étrangère à son propre pays, et, dès lors, délégitimée et marginalisée. Comparée à la communauté musulmane pour être renvoyées dos à dos afin de dénoncer les « extrémistes » des deux bords, grâce à l’idée-subterfuge de tensions intercommunautaires, ce qui permet, par l’effet artificiel de la symétrie, d’escamoter l’antisémitisme arabo-musulman. Le mécanisme de cette émulation communautaire, tel que le décrit Trigano, est imparable. La xénophobie s’exerce ainsi d’autant plus brutalement sur la minorité « étrangère » la moins forte, pour éviter de s’exercer sur l’étranger le plus puissant. Pour éviter d’accuser les musulmans d’antisémitisme, il fallait forger la fiction d’un racisme anti-arabe agressif de la part des Juifs, voire l’existence d’une « extrême droite juive ». C’est ainsi que, pour faire croire au pacifisme musulman, on inventa de toutes pièces le mythe d’une « agressivité » communautaire juive. La communauté juive française est en train de mourir des conséquences mortifères de cette invention.  

Notons que ce n’est rien d’autre que cette fiction scélérate que l’on retrouve à l’œuvre dans le pamphlet de Gabizon-Weisz, avec les campagnes orchestrées par le news-magazine Marianne, qui portaient moins sur le prétendu plan de l’Agence Juive pour organiser l’alya française, que sur la nouvelle alliance supposée des Juifs avec l’extrême droite — également développée dans ce pamphlet. La stigmatisation d’une frange imaginaire de Juifs dits « les plus à droite » est LA construction politique accompagnant la communautarisation forcée des Juifs de France. Le fait — soit dit en passant — que Gabizon-Weisz n’aient rien trouvé de mieux que moi-même, Raphaël Lellouche, l’auteur de cet article, pour alimenter leur chapitre dramatiquement maigre concernant ce qu’ils appellent « Une minorité emportée par le racisme » (!) montre de quel sérieux leur « thèse » doit être créditée [4].  

Mais Trigano décrit aussi le processus de délitement interne de la communauté juive, et de son premier symptôme, qu’on pourrait appeler la trahison des clercs juifs. En République démocratique, la représentativité du CRIF devrait normalement être très limitée et modeste, reposant sur un consensus tacite et la confiance, sans pouvoir reposer, puisqu’elle ne fait l’objet d’aucune élection, sur un plein consentement démocratique. Le CRIF devrait être une association d’associations qui défendent quelques intérêts communs limités, mais qui ne peut en aucune façon représenter ni être tenue par l’Etat pour représenter les Juifs, qui sont des citoyens exerçant leur part du contrôle démocratique dans le cadre d’élections. Mais avec cet usage politicien, la période à laquelle nous venons d’assister vit un dérapage des institutions représentatives juives, dont les responsables ont cru qu’ils détenaient du pouvoir, et pouvaient s’autoriser d’eux-mêmes. Mégalomanie qui autorisa l’instrumentalisation politique de la soi-disant représentativité de la communauté juive. C’est ainsi que la perte de légitimité de cette dernière, sur le plan national, fut conjuguée avec sa communautarisation.  

Les Juifs, accusés de communautarisme, et communautarisés par ceux-là même qui les en accusaient, en ressentirent immédiatement les conséquences sur leur condition dans la société. Dans la société civile, une exclusion très sournoise s’est mise en place, qui met à l’écart au nom de la République tout ce qui est trop quelque chose, trop communautaire, trop sioniste, trop religieux, etc. Mais cette exclusion rampante est autant le produit de l’abandon de la communauté par les élites juives sociales. Les Juifs des classes supérieures de la société ont tiré à boulets rouges sur le communautarisme et l’intégrisme juifs pour sauvegarder leur statut sur le plan de la notabilité, et se distancier de la vie juive, dont le poids gênait leur ascension sociale. Un tel abandon risque de transformer la communauté instituée en ghetto, à la fois social et culturel et ébranle son insertion dans la société nationale. Tandis que sur le plan interne, la communauté intériorise l’exclusion externe pour se rendre fréquentable au dehors.  

Trigano conclut que dans la situation actuelle, le modèle d’existence juive mis en place dans la seconde partie du XXème siècle en France est caduc. Ce qui reste de la « communauté juive » est à la croisée des chemins. De plus, elle ne maîtrise pas entièrement son destin, car de puissantes logiques sociopolitiques sont à l’œuvre, et qu’elle ne peut exister sans l’assentiment de la société ni en dehors d’elle. Les Juifs de France sont donc devant un choix, et — anyhow somehow— refuser de choisir serait encore pour eux une manière de choisir. De toutes façons, si contrairement à la citoyenneté individuelle « israélite », l’identité « communautaire » a encore un sens, ce ne peut être qu’en référence structurante à la notion de « peuple juif », laquelle enveloppe une solidarité – non pas « inconditionnelle » mais de principe - avec l’Etat d’Israël. Or la France contemporaine est-elle apte à reconnaître la légitimité de cette dimension existentielle de l’être-juif français ? Finalement, Trigano identifie trois scénarios : (a) une dissolution complète de l’être-juif dans une France elle-même en état d’anomie, non seulement identitaire, mais surtout démocratique ; (b) l’invention derechef, à partir des ressources d’une population juive vivante et pleine de créativité intellectuelle, morale et politique, d’un « nouveau modèle » de l’être-juif en France — mais dont il n’offre lui-même aucune esquisse — ; (c) enfin, last and least, le départ.  

S’il est pour lui impensable d’abandonner la référence de cette identité juive au lien signifiant au peuple juif, dans la mesure où il s’agit là d’une donnée stratégique irréductible, on comprend que Trigano laisse entendre qu’il est plutôt pessimiste sur la création d’une nouvelle figure originale de l’être-juif en France, capable de faire face aux défis de la France qui vient. Si l’on peut être sceptique sur les capacités de la République elle-même à y faire face, que dire, en effet, de celle de la petite minorité juive, déjà lâchée par les « élites » délitées d’une République qui, avec deux ripoux à sa tête se bananièrise à vue d’oeil, et dont toutes les institutions – politiques, judiciaires [5], médiatiques, etc. – sont à la dérive, si ce n’est, déjà, livrées aux « chiens » ? 

Disparaître ou partir. Is that the question ? Si vous ne voulez pas mourir idiots, lisez plutôt Trigano.  

Notes 

[1] Autrement dit, si la cassure de l’alliance des Juifs avec le « peuple de gauche » devait se confirmer, cela ne témoignerait pas d’une trahison des Juifs — ce qui est le discours qu’on commence à entendre, notamment avec le thème des intellectuels juifs « néo-réacs » ou de la « gauche caviar » — mais d’abord et avant tout d’une dé-définition du concept de « gauche », tel qu’il a été forgé dans l’histoire de la gauche en France. 

[2] Voir à ce sujet mon livre qui sort cette semaine : Raphaël Lellouche, Difficile Levinas – Peut-on ne pas être levinassien ? Editions de l’Eclat, coll. « Tiré à part », Paris-Tel Aviv, 2006. Livre dont quelques « bonnes feuilles » avaient déjà été publiées par la Ména. 

[3] Sur le problème de la crise de l’Etat-nation en tant que cadre dans lequel s’exerce la citoyenneté démocratique en Europe, et le destin des Juifs, qui construisent pour eux-mêmes ce « cadre » en Israël, en ayant effectué leur « sortie d’Europe » au moment même où l’Europe de son côté en perd le sens, voir le petit livre très stimulant de Pierre Manent, La raison des nations – Réflexions sur la démocratie en Europe, Gallimard, coll. « L’esprit de la cité », Paris, 2006. 

[4] Je reviendrais prochainement, dans un entretien, sur cette affaire, pour une ultime mise au point afin de mettre fin aux rumeurs. 

[5] C’est elle qui m’a condamné. J’y reviendrai donc.    

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MEMRI

Dépêche spéciale n° 1174 

EMEUTES DANS LES UNIVERSITES DE TEHERAN : « NOUS NE VOULONS PAS DE L’ENERGIE NUCLEAIRE » 

Différents medias rapportent qu’en Iran, des émeutes ont eu lieu sur plusieurs campus universitaires de Téhéran ces derniers jours. Le quotidien réformateur en ligne Rooz précise que plus de 500 éléments appartenant à des unités anti-émeutes ont assiégé le campus de l’Université de Téhéran et que des heurts ont opposé étudiants insurgés d'une part, forces de police et du Basij de l'autre. 

Les émeutes ont explosé dans le sillage des protestations étudiantes contre la mise à la retraite forcée de conférenciers de l’Université de Téhéran et les tentatives gouvernementales de contrôler l'université. Ces événements ont coïncidé avec la commémoration du « 2 de Khordad », le jour du mois perse de Khordad où Mohamed Khatami fut élu président iranien pour la première fois (23 mai 1997). [1] 

Pendant les émeutes, huit leaders étudiants ont été arrêtés et, selon des témoins oculaires cités par Rooz, 25 étudiants du campus ont été blessés, dont cinq gravement. Des témoins oculaires ont rapporté que des étudiants scandaient des slogans contre le régime, tels que « Nous ne voulons pas d’énergie nucléaire » et « Oubliez la Palestine – pensez à nous. » 

Les témoins ont en outre rapporté que les forces de sécurité iraniennes avaient tiré à balles réelles, à partir d'habitations extérieures à l’université. Un étudiant a confié à Rooz : "Le campus de l’université est en feu, il y a des descentes dans tout le campus, et les étudiants sont pris de peur et d’anxiété… On entend des coups de feu de tous côtés… Il y a du sang partout. » [2] On rapporte aussi que les lignes téléphoniques de l’université ont été coupées. 

Selon d’autres témoins, « les unités de police anti-émeutes ont pénétré dans le campus équipées de casques, de boucliers et de matraques, et ont frappé les étudiants avec tant de violence que beaucoup ne peuvent même plus marcher ». Un garde de sécurité du campus a raconté à un reporter de Rooz : « On nous a dit que nous pouvions recourir à la violence contre les étudiants, mais ne pas les frapper à la tête ou au visage, afin d'éviter les marques. On nous a dit de ne pas respecter les étudiants, à moins qu'ils ne soient membres de l’association étudiante Basij. » 

Un étudiant raconte : « Ils envoient du renfort contre les émeutes [dans le campus]. J’estime qu’ils sont environ 3 000… Il y a aussi une forte présence des forces Ansar-e Hizbullah en voiture et à moto. Ils ont également fait venir plusieurs voitures de pompiers [pour disperser les étudiants]… » [3] L’un des reporters relate : « Les reporters qui sont venus couvrir les événements ont été arrêtés par les gardes de sécurité de l’université ; personne n’était autorisé à pénétrer [sur le campus]. » [4] 

La police locale a affirmé que seule une centaine d'étudiants avait participé aux émeutes, mais selon les témoins oculaires cités par Rooz, près de 3000 des 4000 étudiants appartenant au campus y ont participé, plus 2000 étudiants du campus de la faculté de droit et de sciences politiques. [5] 

Le quotidien ultra-conservateur Kayhan, proche du Guide suprême Ali Khamenei, a qualifié les leaders étudiants de « représentants américains du Congrès [des Etats-Unis] à l’Université de Téhéran » et a rapporté que « hier après-midi, des forces illégales ont manifesté dans les salles [de l’université] après que plusieurs membres de la faculté eurent été obligés de démissionner [pour se mettre à la retraite]. » Selon Kayhan, les organisateurs de la manifestation ne sont même pas des étudiants mais sont extérieurs à l’université. [6] 

Morteza Talai, commandant de la Police métropolitaine de Téhéran, a raconté à l’agence d’information des étudiants iraniens (INSA) qu'« à 21h 30, 100 étudiants se sont rassemblés aux portes de l’université, et de vingt à trente d’entre eux ont commencé à lancer des pierres, des bâtons et des bombes incendiaires sur les maisons environnantes. » Le rapport continue : « …la police a fait preuve de retenue et, jusqu’à 5h 30 du matin, s'est efforcée de freiner les manifestants qui lançaient des bombes incendiaires… mais [les étudiants] ont persisté… C’est seulement au matin que la police a fait une descente [dans le campus] et à 7h du matin, elle avait déjà arrêté plusieurs personnes et dégagé la zone, avec l’aide des forces municipales… Pendant cette activité, trois étudiants ont été blessés en tentant de grimper sur le toit d’un immeuble dortoir. » 

Photos des manifestations du site Iran Focus[7]    

  

  

 

  

 

  

 

  

 

  

 

  

 

 

 

 

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Ha-séfah de-rechah ou ha-rechah de-séfah ?La fin du début, ou le début de la fin ?  

Ce questionnement revient à plusieurs reprises dans le Talmud. Les maitres s’interrogent sur le développement de leur argumentation. Est-ce la fin de l’introduction, ou bien le début de la conclusion ? Sauf qu’aujourd’hui, en France, en ce 28 mai 2006, 1er jour du mois de Sivan 5766, nous ne sommes plus dans le pilpoul de la guémara, mais dans l’interrogation très terre à terre, sur le proche avenir des Juifs en France.  

Les mauvais procès intentés par des Juifs antijuifs, comme ceux du dénommé Théo KLEIN, et d’un autre, nommé Eyal SIVAN, contre le toujours gauchiste, FINKIELKRAUT, ne nous font plus rire, même jaune. Ils illustrent simplement, l’agonie peu glorieuse d’une galoute qui se croyait permanente. Voilà, notre émouna est mise très concrètement à l’épreuve. Jusqu’en 1993 de l’ère vulgaire, nous avions le choix de monter librement, nous établir chez nous en Israël. Nous avions la faculté d’accomplir cette mitsva centrale de la Torah. Mais, nous prenions notre temps, nous ne voulions pas perdre notre confort, nous ne voulions pas exposer nos vies, ni celles de nos enfants. Comme la génération des années 1930, nous nous sentions bien, et en sécurité dans notre exil. La vie juive prospérait, des yéchivot ouvraient, les écoles juives  se multipliaient, tout comme les restaurants et les supermarchés cachers.  

Et puis, à sept à ans d’intervalle, deux cataclysmes se produisirent. D’abord, en 1993, un gouvernement israélien commis la lourde faute, d’accorder sa reconnaissance politique, au gang d’assassins arabes qui voulait, et qui veut toujours, détruire Israël. Le processus du dépeçage du pays était amorcé. Et c’est bien le cas de le dire, aujourd’hui, seul, le Saint Béni Soit-Il, sait où, et quand il s’arrêtera. Aucun humain ne le sait. Le peuple juif en était à s’interroger sur le bien fondé ou non, de cette folie, quand à Roch Hachana 5761, 30 septembre 2000, les nazislamistes déclenchèrent une attaque, plus vicieuse que les autres. Oui, une attaque vicieuse. Car cette attaque n’a pas meurtri le Peuple Juif que dans sa chair, elle l’a aussi ébranlé dans sa raison d’être, par les profondes déchirures morales, qu’elle a révélées en notre sein. La déportation des mitnahalim du Goush Katif, et la féroce répression de Amona, n’en sont que deux des symptômes, les plus douloureux.  

Pour la première fois de son histoire, l’Etat d’Israël refusa de mettre hors d’état de nuire ses agresseurs, alors qu’il en avait encore la possibilité matérielle. Beaucoup de Juifs d’exil, incrédules au début, finirent par se demander, si ce pays avait toujours la volonté de vivre, du moins de vivre en qualité de pays juif. L’amoncellement des décisions antijuives, de la cour dite suprême d’Israël, prouve clairement le contraire, à n’importe quel observateur objectif. Mais, en même temps que se lézardait la confiance totale en Israël, à cause de ces décisions suicidaires, de ne pas détruire nos ennemis, pour la première fois depuis la fin de la Shoa, la situation des Juifs d’Europe occidentale commença à se dégrader, en particulier en France. Et c’est maintenant, que notre emounat Hachem est mise à l’épreuve. Que faire ? Où aller ? Beaucoup de Juifs temporisent. Ils changent simplement d’exil. Ils quittent la vieille Europe, prochainement terre d’islam, pour d’autres continents lointains, encore momentanément épargnés par ce fléau, comme l’Amérique ou l’Australie.  

En France, la dégradation s’accélère. Après le lynchage politique, après le lynchage médiatique, après les assassinats individuels, voici revenu le temps des bon vieux petits pogroms entre amis. Donc, exactement dix jours après les avoir publiquement, ostensiblement, voire officiellement, proférées, un gang d’antijuifs noirs, met ses menaces à exécution, le plus tranquillement du monde. S’il s’agit de bêtes féroces, du moins, ce sont des bêtes féroces disciplinées. Ce dimanche après-midi, une troupe en ordre, a paradé en ville, avant de venir occuper la très symbolique rue des Rosiers, dans le 4e arrondissement de Paris. Les barres de fer, gourdins, et autres objets contondants, exhibés par le gang étaient superflus. C’était environ cinq tonnes de muscles sauvages, qui menaçaient la population présente. Inutile de préciser que, si un engagement physique s’était déclenché, il y aurait eu des victimes. Mais dans cette histoire, plus que l’agression par l’intimidation, c’est l’attitude de la police qui est choquante. Il paraît qu’elle avait ordre, de ne pas intervenir. Peu importe pourquoi, ces questions sont définitivement, sans intérêt. La suite est prévisible. Si cette provocation n’est pas légalement sanctionnée, elle ne peut pas rester impunie. Ce serait le recommencement d’une ère de brimades physiques antijuives. D’un autre côté, face à la force de frappe impressionnante du gang antijuif, nous pouvons mobiliser, au mieux, le quart de force équivalente. C'est-à-dire que pour ne pas être  défait en cas d’affrontement, l’usage d’armes s’avère indispensable. C’est probablement à cela, qu’espèrent parvenir, ceux qui ont donné l’ordre à la police, de ne pas intervenir. Exacerber la provocation, jusqu’à ce que survienne un drame important, pour ensuite avoir des prétextes, contre les fameux «extrémistes des deux bords», chers aux propagandistes. Le piège est vraiment grossier, il s’apparente à un squeeze, comme on dit au bridge. Enfin malgré tout, il existerait bien, une façon élégante et efficace pour en sortir. Mais, ce n’est pas le lieu, pour en dire plus.  

Voilà, à partir d’aujourd’hui, les Juifs de France savent, qu’ils ne peuvent plus compter sur la police, en cas d’agression. Bien sûr, il y a toujours des policiers en faction devant les synagogues pendant les offices. Mais il s’agit de routine. Quand la police sait qu’une agression doit se produire, et qu’elle n’intervient pas, sur ordre, il nous appartient d’en tirer nos propres conclusions, et ces conclusions ne sont pas riantes. Il est probable que le climat va se détériorer. Plus que le nombre réel, la crainte d’agression va pourrir de plus en plus la vie des Juifs ici. Pour le moment, rien ne permet de déceler le moindre indice d’un changement de tendance. Donc, soit nous nous accoutumons à vivre avec cette crainte, soit nous partons. Beaucoup partiront. Pour ceux qui resteront, la communauté va décroitre. Nos enfants et petits enfants, auront de plus en plus de mal à trouver leurs conjoints. L’assimilation va s’accélérer, sous toutes ses formes, malgré le regain de piété et d’observance, chez une bonne minorité. Mais, le changement d’exil n’est pas la solution.

Nous avons le devoir de monter nous établir définitivement dans notre pays, quel que soit son gouvernement. Après tout, les gouvernements passeront, le Peuple Juif demeurera, et la Terre d’Israël nous appartient à jamais. C’est sur place, que nous influencerons l’avenir du pays, jamais de loin.  

A ce jours de la fête de Shabouôt, où nous commémorons le Don de la Torah, nous devons humblement nous tourner, vers la seule source de notre confiance.   

Charles DALGER, le 2 Sivane 5766 – 28 mai 2006 

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J'ai longtemps hésité à visiter Israël, à cause de tout ce que racontent les médias ,et puis cette année  j’ y ai passé dix jours avec mon mari .... 

Je peux confirmer que c'est un pays magnifique  et que je m'y suis sentie tout à fait en sécurité  et fort bien accueillie .J'ai vécu dix jours de grande sérénité. 

C'est effectivement un des rares pays où les femmes peuvent sortir à toute heure sans danger ....ce qui n'est pas le cas à Lyon....et partout en France d'ailleurs....ne parlons pas de l'Algérie où l'an dernier je n'ai vu aucune femme dehors dès la tombée de la nuit . 

J'ai admiré le courage, la volonté, la foi de ce peuple qui su construire un pays  et faire pousser des fleurs au milieu du désert.... 

Bravo soyez fiers de vous.J'ai prié pour que la Paix règne dans ce pays et que  toutes les religions et nations puissent venir se recueillir en ces lieux  très saints et y adorer un Dieu unique  

Françoise Jaeger Vialet   

POURQUOI JE PEUX ÊTRE FIER D'ÊTRE JUIF

POURQUOI JE PEUX ÊTRE FIER D'ÊTRE ISRAELIEN

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C'est uniquement la télé et les médias qui font en sorte que les genspensent que la fin du monde est proche. 

Il y a seulement 60 ans, les Juifs étaient menés à l'abattoir commedes moutons.

Pas de pays. Pas d’armée.

Il y a 60 ans ! Sept pays arabes déclarèrent la guerre au petit Etat juif, seulementquelques heures après sa création !

Nous y étions alors 650.000 Juifs !Contre le reste du monde arabe ! 

Pas de Tsahal (armée de défense d'Israël). 

Pas de puissante Armée de l'Air, seulement des gens Courageux avecnulle part où aller. 

Liban, Syrie, Irak, Jordan ie, Egypte, Libye, Arabie Saouditeattaquèrent tous en même temps. 

Le pays que l'ONU nous a « donné » était un désert à 65%. 

Le pays est sorti de nulle part ! Il y a 35 ans !

Nous avons combattu les trois armées les pluspuissantes du Moyen-Orient, et nous les avons balayées en six jours. 

Nous nous sommes battus contre différentes coalitions de paysarabes, qui avaient des armées modernes et de  nombreuses armessoviétiques, et nous les avons toujours battues ! 

Aujourd'hui nous avons : Un pays,   Une armée,  Une puissante Armée de l'Air, Une économie à la pointe de la technologie, qui exporte desmillions de dollars. 

Microsoft ­ IBM y développent des produits, chez nous. 

Nos docteurs remportent des récompenses pour leurs recherches dans le domaine médical. 

Nous faisons fleurir le désert, et vendons des  oranges, des fleurset des légumes au monde entier. 

Israël a envoyé ses propres satellites dans l’espace !Trois satellites en même temps ! 

Nous sommes fiers d’être au même rang que :

Les Etats-Unis, qui ont 250 millions d'habitants,

La Russie, qui a 200 millions d'habitants,

La Chine, qui a 1.3 milliard d'habitants ;

La Grande-Bretagne, Allemagne qui ont 350 millions d'habitants.

Les seuls pays au monde à envoyer des objets dans  l'espace ! 

Israël fait aujourd’hui partie de la famille des puissances nucléaires,  

Avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine , l'Inde, lePakistan, la France, et la Grande-Bretagne .(Nous ne l'avons jamais admis officiellement, mais tout le monde le sait ) 

Et dire qu'il y a seulement 60 ans, 

Nous étions menés, honteux, sans espoir, au massacre !

Nous nous sommes extirpés des ruines fumantes de l'Europe,

Nous avons remporté nos guerres ici avec moins que rien

Nous avons construit notre petit « empire » à partir de rien. 

Qui était M. Arafat pour me faire peur ?  

Pour me terrifier ?

Vous me faites rire ! 

Pessah a toujours été célébré ;

N'oublions pas de quoi il s'agit.

Nous avons survécu à Pharaon,

Nous avons survécu aux Grecs,

Nous avons survécu aux Romains,

Nous avons survécu à l'Inquisition en Espagne,

Nous avons survécu aux pogroms en Russie,

Nous avons survécu à Hitler,

Nous avons survécu aux Allemands,

Nous avons survécu à l'Holocauste,

Nous avons survécu face aux armées de sept pays arabes,

Nous avons survécu à Saddam.

Nous survivrons aux ennemis présents également. 

Pensez à n’importe quelle époque de l'histoire humaine !

Pensez-y, pour nous, le peuple juif,

La situation n'a jamais été meilleure ! 

Alors regardons le monde en face,

Rappelons-nous : 

Toutes les nations ou les cultures

Qui un jour ont voulu nous détruire,

N'existent plus aujourd’hui ­ alors que nous vivons toujours! 

L'Egypte ?   Les Grecs ?    Alexandre de Macédoine ?

Les Romains ? (Quelqu’un parle-t-il encore latin de nos jours ?)  ,

Le troisième Reich ? 

Et regardez-nous,  

La nation de la Bible ,

Les esclaves d'Egypte, Nous sommes toujours là,

Et nous parlons la même langue !

Ici, et maintenant ! 

Les Arabes ne le savent pas encore,

Mais ils vont apprendre qu'il y a un D.ieu.

Tant que nous gardons notre identité, nous sommes éternels. 

Alors excusez-nous de ne pas nous inquiéter,

De ne pas pleurer,  

De ne pas avoir peur.

Les choses vont bien ici.

Elles pourraient certainement aller mieux, 

Cependant :

Ne croyez pas les médias,

Ils ne vous disent pas

Que les fêtes continuent d'avoir lieu,

Que les gens continuent à vivre,

Que les gens continuent à sortir,

Que les gens continuent à voir des amis. 

Oui bien sur tout n'est pas rose en Israel

Nous avons nos problemes politiques

Nous avons nos problemes sociaux

Nous avons nos problemes economiques

Nous avons nos problemes d'emploi

Nous avons nos problemes financiers 

Que quelqu'un me cite  

1 pays au monde ou il n'ya aucun de ces problemes !!  

Alors Israel a le droit de les avoir aussi 

Oui Helas nous avons nos problemes

Israelo Arabe

Oui c'est vrai  une bombe explose parfois dans un bus

Oui c'est vrai  une bombe explose parfois dans un  restaurant 

Il n'empeche qu'ici en Israel nous nous sentons en sécurité plus quen'importe ou dans le monde !! 

Cela n'empeche pas les Israeliens adultes ou jeunes de sortir le soir dans les centes commerciaux, les cafés, les restaurants , les  pubs jusque  3, 4 ou  5h du matin  et rentrer seule a pied en traversant la ville sans avoir peur de se faire attaquer !! 

Je prends ma voiture sans penser à la possibilité d'un accident !! 

Je monte dans un bus sans penser à la possibilitéd'une explosion 

Qui laisserait une jeune fille rentrer seule la nuit a une heure tardive en Europe sans s'inquiéter ? 

Oui, notre moral est bas.  

Et alors ?

C'est seulement parce que nous pleurons nos morts pendant que d'autresse réjouissent du sang versé. 

C'est la raison pour laquelle nous gagnerons, en fin de compte. … 

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VIDEO AL DURA 

Cette vidéo a éré traduite

.  http://www.dailymotion.com/Tazda/wp-content/uploads/video/199025   

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BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L'ANTISEMITISME

8, Boulevard Saint Simon 93700 DRANCY

Le Président
Sammy GHOZLAN
0609677005


Communiqué

Le Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme dénonce et condamne l'agression dont a été victime Annaelle M... 14 ans, avenue Secrétan à Paris 19 eme, le 30 mai 2006 17 heures, près de son école.
Selon l'intéressée, trois jeunes gens de couleur d'origine africaine l'ont repérée alors qu'elle sortait de l'école juive Lucien de Hirsch avenue Secrétan Paris 19°.
Pour lui voler son téléphone portable ils l'ont frappée, battue, mise à terre. Malgré ses appels au secours nul parmi les nombreux témoins n'est venu la défendre.Elle a tenté en vain de se réfugier dans une boutique. Les sapeurs pompiers prévenus l'ont conduite à l'Hôpital Lariboisière où elle a reçu les premiers soins .Le médecin de l'hôpital qui a ordonné une première I.T.T. de 2 jours a constaté parmi les nombreuses blessures la fracture du cartilage nasal.
Nous avons recommandé à la victime de déposer plainte auprès des services de police auxquels nous demandons de tout mettre en oeuvre pour identifier les agresseurs qu'ANAELLE nous déclare pouvoir reconnaître.

Le nouvel antisémitisme apparu dans notre pays depuis 6 ans inquiète naturellement les parents qui ont du doter leurs enfants d'un téléphone portable pour garder le contact avec eux.
Les nouveaux antijuifs animés d'une haine exacerbée par le fantasme qu'un juif est riche et privilégié guettent leur proie aujourd'hui devant les écoles juives pour les agresser et les voler sans complexe.
Bien qu'aucun propos raciste n'ait été prononcé, nous qualifions cet acte d'antisémite car il procède d'un choix délibéré d'une victime en raison de son appartenance à une religion, identifée par le fait qu'elle sortait d'une école juive.

Le President
Sammy GHOZLAN


Selon l'intéressée, trois jeunes gens de couleur d'origine africaine l'ont repérée alors qu'elle sortait de l'école juive Lucien de Hirsch avenue Secrétan Paris 19°.
Pour lui voler son téléphone portable ils l'ont frappée, battue, mise à terre. Malgré ses appels au secours nul parmi les nombreux témoins n'est venu la défendre.Elle a tenté en vain de se réfugier dans une boutique. Les sapeurs pompiers prévenus l'ont conduite à l'Hôpital Lariboisière où elle a reçu les premiers soins .Le médecin de l'hôpital qui a ordonné une première I.T.T. de 2 jours a constaté parmi les nombreuses blessures la fracture du cartilage nasal.
Nous avons recommandé à la victime de déposer plainte auprès des services de police auxquels nous demandons de tout mettre en oeuvre pour identifier les agresseurs qu'ANAELLE nous déclare pouvoir reconnaître.

Le nouvel antisémitisme apparu dans notre pays depuis 6 ans inquiète naturellement les parents qui ont du doter leurs enfants d'un téléphone portable pour garder le contact avec eux.
Les nouveaux antijuifs animés d'une haine exacerbée par le fantasme qu'un juif est riche et privilégié guettent leur proie aujourd'hui devant les écoles juives pour les agresser et les voler sans complexe.
Bien qu'aucun propos raciste n'ait été prononcé, nous qualifions cet acte d'antisémite car il procède d'un choix délibéré d'une victime en raison de son appartenance à une religion, identifée par le fait qu'elle sortait d'une école juive.

Le President
Sammy GHOZLAN

Nous demandons que là aussi le Préfet de Police de Paris fasse assurer la surveillance des points sensibles de la Communauté Juive et particulièrement le secteur de l'Ecole Lucien de Hirsch, où le cas subi par Anaelle ne serait pas isoléSelon nos premières investigations, l'un des agresseurs pouvant être un élève du Lycée Bergson de Paris, nous transmettons immédiatement cette information au Commissaire de Police chef du 19° art de Paris.

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http://www.lefigaro.fr/international/20060530.WWW000000335_un_prisonnier_bloggeur_contre_hosni_moubarak.htmlUn prisonnier-blogueur défie Hosni Moubarak 

lefigaro.fr (avec AP)30 mai 2006, (Rubrique International)*                            

Une cellule comme caisse de résonance. Depuis son incarcération, un jeune activiste égyptien trouve de plus en plus d’écho sur internet, où une campagne est organisée pour demander sa libération.   

« Les soldats me traînent par les cheveux, et l’officier commence à me frapper. Je hurle, non pas de douleur, je hurle parce que je veux qu’on entende ma voix », écrivait en septembre 2005 Alaa Abdel-Fattah, après une manifestation sévèrement réprimée. Alaa a 24 ans, il milite activement pour la démocratie en Egypte et, paradoxe, c’est au moment où il est en prison que sa voix porte le plus loin. Seuls ses compagnons de cellule de la prison de Tora, au sud du Caire, peuvent l’entendre. Mais ses paroles sont lues par des milliers d’internautes. Depuis la prison, Alaa blogue avec la complicité de sa femme Manal. Depuis deux ans, ils mettent à jour un site internet qui fait office de point de ralliement pour les militants pro-démocratie en Egypte.

( Visiter manalaa.net). Ce blog avait gagné en octobre 2005 le prix du meilleur blog ayant pour thème la liberté d’expression, décerné notamment par Reporters sans frontières.   

« Aujourd’hui, je le réalise, je suis vraiment en prison. Je ne sais pas vraiment comment je me sens…

J’écris en anglais pour empêcher mes compagnons de cellules de lire par-dessus mon épaule ».

Alaa écrit en prison, sur des petits bouts de papier. Ses pensées se retrouvent sur le web, grâce à Manal, qui refuse de révéler comment Alaa fait sortir ses messages de la prison.   

Alaa a été arrêté et emprisonné le 7 mai dernier, avec dix autres activistes, lors d’une manifestation pro-démocratie. Comme son père, Ahmad Seif Al-Islam Hamad, militant communiste un peu trop impliqué dans la défense des droits de l’homme au goût du général Hosni Moubarak au pouvoir depuis 1981.

   Fils de la contre-culture   

« Quand il était petit, je disais à Alaa qu’il y a des bons policiers et de mauvais policiers », raconte Soueif, la mère d’Alaa. « J’ai aussi dû lui expliquer que parfois, des gens vont en prison parce qu’ils ont été bons, et non mauvais ».   

Tignasse de cheveux longs, mal rasé mais pas barbu, Alaa est un fils de la contre-culture. Laïque et révolté, il a rencontré Manal dans un groupe des jeunesses socialistes. Il avait 13 ans, elle en avait 12.

Leur blog, manalaa.net, est devenu un point de ralliement pour les militants pro-démocratie d’Egypte qui ont accès à internet. Dans un mélange d’anglais et d’arabe, Alaa et Manal relayent des informations, programment des manifestations, et rassemblent d’autres bloggers égyptiens.   « C’est une révolution. Ce sont des journalistes citoyens sans censure », s’enthousiasme une amie d’enfance d’Alaa dont le petit ami a été arrêté avec celui-ci. « Au lieu d’aller sur les sites d’Al-Jazeera et de la BBC, nous allons sur Manalaa pour nous informer ».

 De fait, le blog Manalaa.net n’a pas encore été bâillonné. Sa liberté de parole pourrait lui avoir valu son incarcération.   

Reporters sans frontières a demandé la libération d’Alaa. "Nous rappelons que les rédacteurs en ligne et les bloggers doivent bénéficier des mêmes protections légales et du même respect que les journalistes travaillant pour des médias traditionnels », soulignait l’organisation en 2005.   

Hosni Moubarak est aujourd'hui le deuxième sur la liste des leaders arabes les plus anciens au pouvoir, après le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Il n'a jamais accepté de lever l'état d'urgence, en place depuis 1981. «Personne n'imagine qu'il suffise d'appuyer sur un bouton pour que les libertés arrivent.

Cela conduirait au chaos et ce serait dangereux pour les gens », déclarait-il en 2004.  

Merci d'inclure le texte de l'e-mail initial dans la réponse.

Masri M. FEKI
A.F.E.M.O. - BP 898
31685 Toulouse Cedex 6
Tel. +33 / 562 480 627

www.afemo.org  

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Il y a un droit de réponse à cet article si vous le souhaitez… 

L’art et la manière d’être hypocrite !

Peut-être parce qu’en cette époque on est plus sensible, peut être parce qu’en plus de cette mélancolie, on a l’impression mais alors vraiment l’impression qu’on est pris pour des CONS !

Peut être après tout, qu’à force de vivre avec cette hypocrisie latente, où il nous faut croire « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil »

Peut être qu’après tout on est vraiment trop con, pour tout croire, et peut être qu’après tout, on nous prend réellement pour des cons !

Seuls s’en sortent ceux qui veulent être pris pour des cons, au moins cela ne seront ni hais, ni choisis, ni critiqués, ni même ne feront l’objet de quelconques discussion ni de quelques attentions !

Finalement restons donc con con ! Mais les autres ?

Ainsi donc si l’on parlait de cette mafia religieuse qui existe chez nous ?

Ahhhhhhhhhhhhhhh je sens que cela grince, allez on continue ….

Peut être donc que cette mafia religieuse nous tient oui sûrement, par leurs belles paroles oui sûrement, mais alors elle a raison sur tout, oui sûrement !!!

Sûrement ? NON PAS TOUT A FAIT !

Ainsi donc lorsqu’on voit toute cette HYPOCRISIE RODER AUTOUR DE NOUS que fait on ?

Eh bien soit on se dit qu’après tout cette mafia religieuse n’est pas Hachem, et que leur compte viendra ensuite …. Bon c’est également une façon de voir….

Mais lorsqu’il y a des inégalités ?

Oui j’avoue que cela dérange un peu :

Et allez on se lance !

1 – Mais comment donc dans aucuns journaux ou sites juifs il n’y a de discussion sur ces scandales ? Pourtant toute cette hypocrisie existe tout ces « gens » qui se remplissent les poches ? Comment alors que ces donneurs de leçons se permettent donc de retomber sur leurs pattes ?

Comment donc de « grands rabbins » connus, aussi bien pour leurs larcins, que pour leurs adultères, que pour avoir empochés des enveloppes, (qui d’ailleurs leurs permettent d’avoir de somptueuses villas sur la côte d’azur…) – région représentant une telle plaie pour le rabbin Sitruk, que le grand rabbin Chouchenah au lieu d’aller à Strasbourg, s’est vu envoyé dans le panier de crabes qu’est la région de NICE –ouille le pauvre, avant lui beaucoup ont craqués, le pauvre Dayan W….. S’en rappelle encore…. D’ailleurs l’un d’eux a voulu renvoyer de sa synagogue le rabbin Zini !  Pour telles et telles raisons et après avoir étés « parfois – pas toujours » licenciés, radiés (l’ancien grand rabbin de Toulouse…. Quant au scandale du rabbin de Marseille, ouppppppppppsssssssss étouffée l’affaire !!!!

Rayé du barreau, pardon du consistoire……

Franchement ? J’ai un souci, c’est gens là vont me bénir ?

Ces gens là vont me donner des leçons de torah ?

Ces gens là vont critiquer ma façon de voir ?

J’ai un énorme souci, alors je me suis fait mon idée, et je garde confiance en « peu de rabbins »…

Et vous comment vous faites ?

Ces radiés ? Se retrouvent tout bien tout honneur, lavés de tout soupçons en train d’écrire des livres, de bénir (entre-temps bien sûr ils se sont fait petits, voir même inexistants)…….. et se retrouvent des jobs – tantôt à faire des pessah via des sociétés de croisières, des conférences, alors même que les présidents de ces synagogues qui les invitent, n’ignorent ce qu’ils ont fait !et ces embrassades ! Ah ces embrassades !!!!!

Bref, à quoi bon continuer la liste est vraiment ouf trop longue !

Toutes ces personnes, je dis je pense et je le repète sont des rabbins du système consistoriale, c'est-à-dire qu’ils dépendent directement de Monsieur le Grand Rabbin SITRUK…

D’ailleurs je ne comprends toujours pas pourquoi il laisse autant le bins régner

C’est pour cela que le système consistorial français est en train de s’anéantir en la confiance des gens !

Comme pour la petite anecdote dans une synagogue consistoriale, - où la tout le monde est au courant – la personne remplaçant le rabbin à une certaine époque (pardon encore aujourd’hui) s’est fait passer pour le rabbin, s’est fait faire des chèques à son nom, oui oui….. À enterrer des personnes pas vraiment juif juif dans le carré juif…… et à qui on continue à faire des courbettes. Non messieurs dames ce n’est pas de la chounarah ! Mais des faits vécus !

Vous y comprenez quelques choses ? Moi vraiment ? J’en perds mon latin…

Allez on continue donc là on parlait des rabbins consistoriaux, rassurez vous il y en a des honnêtes D. Merci……..

Mais là où on est en pleine hypocrisie, et vous allez comprendre mon petit coup de gueule, c’est que ces gens proches du consistoire, se permettent de bouder le mouvement Massorti, -avec leur petite phrase assassine « ils sont trop libéraux » hmmmmmmmmmmm je peux vous dire que le rabbin Mssorti, est certainement plus dur qu’un rabbin orthodoxe car exemple : il ne permettra pas à un enfant de passer sa bar-Mitzva ou bat mitzvah, s’ils ne sont pas prêt ou convaincu ! Il leur fait prendre acte et conscience de cet acte et ne se résigna pas qu’à leur apprendre à lire un texte !

Ah cet été le D.E.J.J. propose aux enfants d'aller en vacances..... au Maroc.......

Mais par le biais d’une petite phrase sur leur programme que je viens de recevoir, officieusement reçoivent un……………. Rabbin Massorti

Evidemment, c’est enfin j’espère reconnaître que ce rabbin Massorti ancien élève de Manitou, n’est pas si CON CON que cela, mais allons un petit effort, d’officieusement, vous ne pourrez pas faire les choses un peu Officiellement ?

C’était trop beau !

Le rabbin Massorti est réellement boudé par le consistoire, mais en fait est invité par le F.S.J.U. alors bravo le F.S.J.U. et bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu au consistoire !

Et pour la petite histoire, toujours privé d’antenne de radio juive…………………….

 Nicole

 

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Les barbarismes langagiers préparent-ils le terrain conduisant aux crimes les plus barbares ?

Le langage deviendrait-il l'espace d'une nouvelle violence porteuse de discrimination d'exclusion et de meurtre ? 

Jean-Pierre Faye, Philosophe, Président de l'Université européenne de la recherche et

Gérard Huber, Psychanalyste, Écrivain, Président du Club Santé Solidarité (Prospective 2100),

 mettront en lumière le rôle du discours dans le processus de l'Histoire et nous expliquerons d'où vient cette frénésie des langages meurtriers.

Ils démontreront également que nous avons d'autres alternatives que celles d’accepter cette inflation avec fatalisme !  

Le sujet et les conférenciers ne vous laisseront pas indifférents !   

Je serais très heureux de vous compter parmi nous, ainsi que vos amis,

le mardi 20 juin 2006,

à 20h15 à la Maison des Associations,

 salle A, 2 bis,

rue du Château à Neuilly-sur-Seine.

Philippe Moog 

LICRA NEUILLY-LA DEFENSE

licraneuillyladefense@noos.fr

2bis, rue du Château

92200 Neuilly-sur-Seine

T. :  01 55 61 91 20   

Les langages meurtriers ont-ils de l'avenir ?

"Que ce soit dans la vie quotidienne des sociétés démocratiques ou sur l'arène géopolitique des États dictatoriaux, le langage est devenu l'espace d'une nouvelle violence porteuse de discrimination, d'exclusion et de meurtre. Aucun rappel à l'éthique ni à la déontologie ne semble être en mesure de freiner le mouvement actuel. La société mondiale est comme suspendue à l'attente d'un nouveau passage à l'acte barbare.

En appui sur des exemples contemporains, comme les récentes déclarations du Président iranien, nous expliquerons d'où vient cette frénésie des langages meurtriers et nous proposerons des voies pour lui imposer une limite.

En appui sur des exemples contemporains, comme les récentes déclarations du Président iranien, nous expliquerons d'où vient cette frénésie des langages meurtriers et nous proposerons des voies pour lui imposer une limite.

mardi 20 juin 2006

20h15

Maison des Associations, salle A

2 bis, rue du Château,

 Neuilly-sur-Seine

Métro :  Pont de Neuilly 

Avec la participation de : 

Jean-Pierre Faye,Philosophe, Président de l'Université européenne dela recherche, auteur de "Langages totalitaires" (Hermann, 1972) et "Lepiège, la philosophie heideggerienne et le nazisme" (Balland, 1994)et de

Gérard Huber,Psychanalyste, Ecrivain, Président du Club Santé Solidarité (Prospective 2100), auteur de « Cerveau et Psychisme Humains : quelle éthique? », "Guérir de l'antisémitisme" (Serpent à plumes, 2005) et de "Mala, une femme juive héroïque dans le camp d'Auschwitz-Birkenau" (Éditions du Rocher, 2006) 

ab 

ENTRÉE LIBRE

ab 

 

Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme

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CENTRE COMMUNAUTAIRE DE PARIS
119 rue Lafayette
Paris 75010

SÉMINAIRE 2005-2006

DE GÉRARD HUBER
PSYCHANALYSTE, ÉCRIVAIN
Auteur de Guérir de l’antisémitisme
(Le Serpent à plumes, 2005) et MALA une
femme juive héroïque dans le camp d'Auschwitz-Birkenau
(Le Rocher 2006)

 
7e et dernière leçon : 13 juin 2006,
19h45 : Le monde sans Israël de Roger
Garaudy et d’Edgar Morin

Rapprocher les raisonnements de Roger Garaudy et d’Edgar Morin permet de
comprendre comment les négationnistes et certains anti-négationnistes
peuvent désormais réduire l’antisémitisme à un détail de la pensée.

Invité : Raphaël Draï, Professeur agrégé de Sciences politiques à l’Université d’Aix-Marseille et professeur de philosophie à l’Université Bar
Ilan (Israël), auteur de Sous le signe de Sion.
L’antisémitisme nouveau est
arrivé (Paris, Editions Michalon, 2002)


Auteur de Guérir de l’antisémitisme
(Le Serpent à plumes, 2005) et MALA une
femme juive héroïque dans le camp d'Auschwitz-Birkenau
(Le Rocher 2006)

 
7e et dernière leçon : 13 juin 2006,
19h45 : Le monde sans Israël de Roger
Garaudy et d’Edgar Morin

Rapprocher les raisonnements de Roger Garaudy et d’Edgar Morin permet de
comprendre comment les négationnistes et certains anti-négationnistes
peuvent désormais réduire l’antisémitisme à un détail de la pensée.

Invité : Raphaël Draï, Professeur agrégé de Sciences politiques à l’Université d’Aix-Marseille et professeur de philosophie à l’Université Bar
Ilan (Israël), auteur de Sous le signe de Sion.
L’antisémitisme nouveau est
arrivé (Paris, Editions Michalon, 2002)

 

 

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Pourquoi j'ai viré ma secrétaire 
 


 
Je me suis réveillé ce jour-là et j'avais 40 ans.
 
 
Je ne me sentais pas très bien mais j'espérais que ma femme me souhaiterait un Joyeux Anniversaire.
 
A ma grande déception, elle ne m'a même pas dit bonjour.
 
Au petit-déjeuner, mes enfants ne m'ont pas parlé.
 
 
Au bureau, ma secrétaire m'a dit : "Joyeux Anniversaire !".
 
J'étais heureux, car au moins elle s'était souvenue de moi, mais à ma grande tristesse, mes collègues m'avaient oublié.
 
A midi, ma secrétaire m'a dit : "Pourquoi ne pas déjeuner ensemble ?"
 
J'ai dis que c'était la plus belle chose qu'on m'avait proposée ce jour.
 
Nous sommes alors partis prendre un verre et manger ensemble.
 
 
Sur le chemin du bureau, elle m'a dit :
 
"Pourquoi retourner au boulot si tôt un tel jour ?" et me proposa de passer chez elle.
 
Arrivés chez elle, elle m'a offert un verre et m'a dit :
 
"Cela ne te dérange pas que je me mette à l'aise ?".
 
J'ai répondu : "Quelle question !"
 
Et dans ma tête je me disais que ça pouvait être une expérience intéressante.
 
Elle est partie dans sa chambre et est revenue avec un énorme gâteau, suivie de ma femme, de mes enfants, de mon patron et de tous mes collègues.
 
Et moi j'étais comme un con, à poil dans le salon...
  

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