Grippe A : les 12 millions d'élèves français vont pouvoir être vaccinés

Non classé - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

vaccccin.jpgArticle paru dans "Le Point"

Douze millions d'élèves scolarisés en France de la maternelle au lycée vont pouvoir bénéficier à partir du 25 novembre, sur la base du volontariat, d'un plan de vaccination contre la grippe H1N1.

Le ministre de l'Education Luc Chatel a annoncé dimanche qu'une campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) à destination des douze millions d'élèves scolarisés en France, de la maternelle au lycée, serait lancée en France à partir du 25 novembre sur la base du volontariat. Le gouvernement va proposer "aux parents la vaccination de leurs enfants et des adolescents", a dit Luc Chatel invité du journal de France 2, précisant qu'il n'y avait "aucune obligation".

Les parents recevront un bon de vaccination ainsi que deux questionnaires. Le premier portera sur l'accord ou non pour un vaccin, le deuxième sur les problèmes d'incompatibilité. "Et c'est dans l'établissement que la vaccination aura lieu", a expliqué Luc Chatel. Il n'y aura "aucune obligation", a-t-il insisté. "Ce sont les parents qui décideront si oui ou non leur enfant doit être vacciné". Le ministre n'a en revanche pas donné d'indication quant à la possibilité d'une éventuelle vaccination pour les 850.000 enseignants.

Concernant les 6,6 millions d'enfants scolarisés en maternelle et dans le primaire, les vaccinations auront lieu dans les centres de vaccination de proximité. Pour les 5,3 millions de collégiens et les lycéens, elles se dérouleront dans les établissements scolaires. Le ministre a précisé qu'une "accélération de la diffusion de l'épidémie de grippe A" avait été constatée récemment. "Le nombre de consultations a été multiplié par 10 la semaine dernière par rapport à ce qu'il était au début du mois d'octobre", a dit Luc Chatel.

Une minorité de Français prête à se faire vacciner

La campagne de vaccination pour le grand public doit démarrer le 12 novembre. Quelque 6 millions de personnes seront invitées à se faire vacciner lors de la première vague : femmes enceintes, public fragile et entourage des nourrissons de moins de six mois. La vaccination avait précédemment été ouverte le 20 octobre à la majorité des personnels de santé. Alors que la circulation du virus s'intensifie depuis trois semaines, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a annoncé huit nouveaux décès attribués à la grippe H1N1 depuis le 3 novembre, portant à 30 le bilan des décès en France métropolitaine.

Selon un sondage paru dans l'hebdomadaire Marianne , seule une minorité de Français (21 %) se déclare prête à se faire vacciner contre la grippe H1N1. 61 % d'entre eux jugent par ailleurs que le gouvernement "en a trop fait" sur la grippe, selon ce même sondage. Interrogé sur ce point, Luc Chatel a répondu que "le rôle du gouvernement est de se tenir prêt". "Nous assistons depuis quelques jours à une accélération de la diffusion de l'épidémie, puisque le nombre de consultations a été multiplié par dix la semaine dernière par rapport à ce qu'il était au début du mois d'octobre", a-t-il relevé. "Je ne suis pas vacciné car les ministres ne font pas partie des publics prioritaires. Lorsque les publics prioritaires seront vaccinés, oui, je me ferai vacciner", a-t-il déclaré.

Le patron des députés UMP Jean-François Copé a confié dimanche qu'il n'avait pas encore "pris sa décision" sur le fait de se faire vacciner contre la grippe H1N1, à la veille du lancement par le gouvernement d'une campagne massive de vaccination. Le gouvernement a commandé auprès des laboratoires 94 millions de vaccins. Compte tenu des 10 % de doses qui devraient aller aux pays en développement, 84 millions de doses seront disponibles pour les Français.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi