A Single Man...Attention coup de cœur!

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asingle.jpgSortie le 24 février 2010 

Le couturier, anciennement en charge des collections de Gucci et d'Yves Saint Laurent, Tom Ford signe un coup de génie avec son premier long métrage, A single man, du roman de Christopher Ishelwood.

L'histoire d'un professeur d'université qui essaie de donner un réel sens à sa vie après le décès accidentel de son compagnon. C'est dans un contexte très sixties, en plein cœur de Los Angeles, où l'on écoute à son  poste de radio aussi bien Booker T & The MG's que des nouvelles de la Baie des Cochons. A single man est une magnifique ode à l'amour (de soi), à la vie, à la mort et aux souvenirs. Son rapport à la beauté, cher au réalisateur, n'est qu'un condensé de tragique et d'aristocratie. Aussi, il reste sensible à l'élégance des sentiments, grâce à une esthétisation proche d'un Jim Jarmusch ou d'un Wong K.-Wai, avec ses ralentis, ses regards, ses silences jamais gratuits. Ce n'est pas un hasard si Tom Ford a fait appel à Shigeru Umebayashi, le compositeur exceptionnel de In the Mood for love.asingle2.jpg

A single man est mené par le superbe jeu de Colin Firth (Bridget Jones, Mamma Mia!…) qui a obtenu le prix d'interprétation masculine au dernier Festival de Venise, et en lice pour les Oscars 2010. Apres son rôle dans Un été italien, on retrouve le single actor, une nouvelle fois veuf, rencontrant en l'espace de 24 heures une kyrielle de personnages dont Julianne Moore prenant l'ampleur ici d'une Gena Rowlands. A travers cette galerie presqu'exclusivement virile, le personnage de Colin Firth ne voudrait qu'être aimé; dans A single man, il est question d'auto bilan d'un quarantenaire, la redéfinition des priorités d'une vie dans laquelle on néglige bien souvent les bonheurs simples. Malheureusement, c'est le deuil qui agit sur le stimulus pour déclencher cette prise de conscience. Au final, le film de Tom Ford est d'un pessimisme dû à l'atmosphère dont étaient victimes les Etats Unis durant ces années là. C'était l'année 1962, comme dirait l'autre ! 
 
Laurent Bartoleschi

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