Danny Zipper

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Danny Zipper est un informaticien préoccupé par les évolutions géopolitiques récentes et par les dérives sociétales délétères qui en découlent. Il pense que les outils numériques doivent être utilisés à bon escient pour s’informer correctement et pour alerter la Communauté de certains risques actuels.

Les articles de Danny Zipper

L'antisémitisme institutionnalisé en Europe, produit d'une dynamique active au sein des élites progressistes

L'antisémitisme institutionnalisé en Europe, produit d'une dynamique active au sein des élites progressistes

L'antisémitisme institutionnalisé en Europe, produit d'une dynamique active au sein des élites progressistes

Par Danny Zipper | 25 Septembre 2026

 Un fait déclencheur

Le 20 septembre 2026, Netanel Chekroun, ressortissant français, est assassiné en Judée-Samarie par un individu présenté comme lié au Hamas. Trois jours plus tard, devant l'Assemblée générale des Nations unies, le président Emmanuel Macron affirme : « Le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie ».

Cette déclaration dépasse le cadre d'une simple erreur factuelle : elle revêt une signification politique majeure.

Plusieurs faits sont pourtant parfaitement documentés, notamment des attentats perpétrés depuis 1994, parmi lesquels ceux du restaurant Sbarro, du Park Hotel de Netanya ainsi que des lignes de bus 32A et 37. Il évoque également les assassinats d'Eitan et Naama Henkin, de Gil-Ad Shaer, de Naftali Fraenkel et d'Eyal Yifrah. Benjamin Netanyahu qualifie les propos présidentiels de « grotesques ». Devant l'aberration de cette déclaration, le CRIF reproche au chef de l'État français de récuser une réalité établie afin de conforter des narratifs antisionistes.

Le président Macron disposait pourtant des éléments d'information nécessaires, mais a maintenu son affirmation.

L'enchaînement de ces faits révèle un mécanisme récurrent : un acte meurtrier est suivi d'une négation de son contexte ou de ses implications, puis d'une contestation de ceux qui rappellent les faits. Selon cette analyse, cette séquence structure une partie des relations entre l'establishment progressiste européen et les populations juives.

Le mécanisme de stigmatisation

La critique publique de l'antisionisme radical est fréquemment assimilée à des accusations de « racisme », d' « islamophobie », de « complicité avec un prétendu génocide », de « défense d'un prétendu apartheid » voir même de « colonialisme ».

Ces imputations s'appuient sur une chaîne de raisonnement selon laquelle toute critique de l'antisionisme signifie nécessairement un soutien à Israël et, par extension, une approbation des fautes attribuées à cet État. Si cette construction apparaît factuellement contestable, elle conserve une cohérence idéologique interne.

Ce dispositif s'étend à différentes sphères sociales : mise à l'écart d'étudiants critiquant l'antisionisme radical, boycott médiatique, pressions professionnelles, licenciements, modération restrictive ou censure sur les réseaux sociaux. L'ensemble peut être interprété comme une forme de « cancel culture » opérant tant à l'échelle européenne qu'internationale.

Cette stigmatisation ne relève donc pas exclusivement de réactions isolées ou excessives. Elle constitue un instrument délibérément mobilisé afin de restreindre le champ du débat public et de soustraire l'antisionisme radical à un examen contradictoire.

L'establishment progressiste en tant que structure de pouvoir

L'establishment progressiste de l'Union européenne — regroupant des gouvernements socialistes, sociaux-démocrates et écologistes, ainsi que certaines universités, médias généralistes et grandes entreprises technologiques — forme une structure de pouvoir intégrée.

Cette configuration repose sur une convergence idéologique : les institutions universitaires diffusent certaines prémisses progressistes, les médias les consolident, et les plateformes numériques participent à leur mise en œuvre au moyen de mécanismes algorithmiques. Les positions dissidentes sont marginalisées par l'exclusion sociale, culturelle ou économique.

Ce mode de fonctionnement peut être rapproché des notions de « dictature consensuelle » ou de « dictature de socialisation », dans lesquelles l'exercice du pouvoir repose moins sur la coercition physique que sur des contraintes idéologiques, culturelles et sociales.

Les critiques substantielles ne sont pas durablement admises : elles sont soit absorbées par le cadre dominant, soit neutralisées. Les positions défendues par cet ensemble institutionnel acquièrent ainsi une apparence de caractère officiel, non nécessairement en raison de leur validité intrinsèque, mais du fait de la faiblesse des espaces accordés aux opinions contradictoires.

Dans cette perspective, l'antisionisme radical n'est pas seulement toléré par cet establishment : il y est activement encouragé.

L'antisionisme radical comme orientation politique

Les coalitions électorales soutenant les gouvernements progressistes européens sont hétérogènes. Elles rassemblent notamment des électeurs urbains progressistes, des populations musulmanes, des minorités ethniques et une partie de la jeunesse politisée. Ces composantes ne partagent pas nécessairement, de manière spontanée, une conception uniforme de l'intérêt général.

L'antisionisme radical remplit une fonction unificatrice. Israël y est construit comme un adversaire extérieur, susceptible de favoriser la mobilisation politique de groupes autrement disparates.

Cette orientation répond à trois fonctions principales.

Premièrement, elle favorise une cohésion idéologique transnationale. Les gouvernements espagnol, irlandais, belge, britannique, néerlandais et français sont engagés dans une coordination explicite contre Israël. Cette coordination s'opère par le biais de convergences d'actions systématiques, renforcées par l'influence d'acteurs extérieurs — notamment le Qatar, l'Iran et la Turquie — qui interviennent activement dans le financement ou l'orientation de ces processus de réalignement géopolitique. Ces gouvernements partagent un cadre idéologique présentant Israël comme un État colonial, oppressif et génocidaire, ce qui cimente et consolide leur coordination de facto.

Deuxièmement, l'antisionisme radical constitue un terrain d'expérimentation pour le contrôle de l'expression politique. La « cancel culture » agit comme un instrument de neutralisation de la dissidence, ce domaine fournissant une cible particulièrement propice. L'impossibilité de critiquer publiquement l'antisionisme radical sans subir de conséquences sociales fonctionne comme une démonstration de puissance, renforçant la conformité idéologique dans d'autres champs du débat.

Troisièmement, cette orientation substitue à la classe ouvrière traditionnelle la figure d'un « opprimé imaginaire ». L'idéologie progressiste a besoin d'une population dont la libération justifie une transformation continue des valeurs et des institutions. La classe ouvrière, davantage intégrée socialement et parfois orientée électoralement vers la droite, ne remplit plus cette fonction. Les Palestiniens sont alors utilisés par nos élites comme figure centrale de l'oppression, présentés comme dépourvus d'une capacité d'autodétermination clairement visible au niveau local, forgeant ainsi le récit dominant.

Le sacrifice des citoyens juifs

Dans ce système, les citoyens juifs européens sont relégués au rang de « variables sacrifiables ». Leur poids au sein des coalitions électorales soutenant les gouvernements progressistes demeure limité, en raison de leur faible effectif relatif et de leur dispersion territoriale. Comparativement à l'électorat urbain progressiste et aux populations musulmanes, leur capacité à exercer une contrainte électorale reste réduite.

Cette situation révèle un schéma structuré de négligence institutionnelle et d'exposition accrue à la violence. Celui-ci se manifeste selon plusieurs dimensions convergentes : la normalisation du discours antijuif dans l'espace public, la banalisation du harcèlement quotidien, le ciblage répété des institutions et de la mémoire juives, ainsi que l'imposition progressive d'une invisibilisation sociale.

En Espagne, des membres du gouvernement assimilent régulièrement Israël au régime nazi, tandis que des Étoiles de David sont brûlées dans l'espace public sans que les réponses judiciaires ne soient perçues comme proportionnées.
En Irlande, l'antisionisme s'est imposé comme une orientation dominante du discours public, souvent accompagné de stéréotypes antisémites persistants concernant le contrôle des banques et des médias. Lors de certaines manifestations, les citoyens juifs sont ainsi exposés à des formes systématiques de marginalisation sociale. Au Royaume-Uni, plusieurs établissements universitaires constituent des centres actifs de campagnes BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) visant explicitement des institutions juives, et non exclusivement israéliennes ; les critiques formulées à l'encontre de ces pratiques sont parfois disqualifiées au moyen d'accusations d'« islamophobie ». En Belgique comme en Espagne, des Étoiles de David ont été brûlées. En France, le recouvrement de peinture verte du Mémorial de la Shoah de Paris, le 31 mai 2025, ainsi que de deux synagogues, constitue une atteinte directe à la commémoration des victimes du génocide.

La légitimation de ce discours antijuif se prolonge dans des violences ordinaires et concrètes. En Italie, un couple juif a été agressé à proximité du pont du Rialto, à Venise : les victimes ont été insultées, aspergées d'eau et victimes de crachats. En Allemagne, un rabbin a été poussé devant ses enfants, tandis qu'une femme juive a reçu sur Facebook l'image d'un bidon de Zyklon B accompagnée de la mention « Encore en stock ». En France, en février 2026, un adolescent juif de treize ans portant une kippa a été agressé par un groupe de cinq personnes dans le 18ᵉ arrondissement de Paris alors qu'il se rendait à la synagogue. Il a été jeté à terre, frappé au visage, et un couteau lui a été pressé contre la gorge. Des insultes antisémites lui ont été adressées et il a été dépouillé de sa veste et de ses écouteurs Au Royaume-Uni, deux hommes juifs ont été grièvement blessés lors d'une attaque au couteau à Golders Green.

Toujours au Royaume-Uni, la Community Security Trust a recensé 196 menaces antisémites directes en 2025, dont 51 dans l'espace public, 21 visant des synagogues, 19 dirigées contre des entreprises juives, 65 menaces écrites en ligne et 28 communiquées par appel ou message vocal (source : CST Antisemitic Incidents Report 2025, p.19). En Allemagne, le nombre d'incidents en ligne est passé de 1 996 en 2024 à 2 314 en 2025 ; 43 % des menaces explicites y sont désormais diffusées par voie numérique (source : RIAS Federal Association Report 2025). Aux Pays-Bas, selon les données de la police nationale, plus de 867 incidents ont directement concerné des espaces publics ou semi-publics, notamment des résidences, des rues, des bâtiments communautaires juifs et des cimetières.

Parallèlement, le ciblage des institutions juives et des lieux de mémoire s'accentue partout en Europe et ailleurs. Des synagogues ont été délibérément visées à Rotterdam et Amsterdam, aux Pays-Bas ; à Liège et Anvers, en Belgique ; à La Grande-Motte et Rouen, en France ; ainsi qu'à Kenton et Watford, au Royaume-Uni. Le 2 octobre 2025, lors de Yom Kippour, un attentat contre la synagogue Heaton Park de Manchester a causé la mort de deux fidèles (Melvin Cravitz et Adrian Daulby), à la suite d'une attaque à la voiture-bélier suivie de plusieurs coups de couteau. Le 23 mars 2026, quatre ambulances de Hatzola, un service d'urgence assuré par des bénévoles juifs, ont été incendiées à Golders Green : trois véhicules ont été détruits et les dommages ont été estimés à un million de livres sterling.

La dégradation de la mémoire de la Shoah constitue une composante distincte et systématique de cette violence. À l'échelle européenne, plusieurs dizaines d'attaques contre des mémoriaux de l'Holocauste et des cimetières juifs ont été documentés. En Pologne, un monument dédié à l'Holocauste, érigé en 2014, a été vandalisé à deux reprises en treize mois : une première fois au moyen de symboles suprémacistes blancs et d'insultes, puis une seconde fois par de nouvelles dégradations. En Italie, le Mémorial de la Shoah de Bologne a été recouvert de slogans anarchistes et hostiles aux banques. En Belgique et en Espagne, des Étoiles de David ont été brûlées. En France, des graffitis coordonnés représentant des Étoiles de David ont ciblés des quartiers juifs. Des inscriptions telles que « Mort aux Juifs », « Free Palestine » ou des croix gammées accompagnent ces actes, fréquemment présentés comme de simples expressions politiques plutôt que comme des infractions à caractère antisémite.

Ce contexte favorise une invisibilisation contrainte des personnes juives. Selon une enquête menée en 2024 auprès des communautés juives européennes, environ 80% des répondants se déclaraient préoccupés pour leur sécurité et celle de leurs proches, tandis que plus des deux tiers indiquaient dissimuler leur identité juive dans leur vie quotidienne (source : J7 Large Communities' Task Force Report 2025/2026). Le rapport 2025 du J7 Large Communities' Task Force a recensé plus de 23 000 incidents antisémites dans sept pays — l'Argentine, l'Australie, le Canada, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis — pour la seule année 2025, soit une hausse de 136 % depuis 2022 (source : ADL/J7 Press Release July 2026). Au Royaume-Uni, 3 700 incidents antisémites ont été recensés en 2025, ce qui constitue le deuxième total annuel le plus élevé jamais enregistré (source : CST Annual Report 2025).

En Europe et particulièrement en France, la minimisation institutionnelle contribue à entretenir et à renforcer cette dynamique. Les actes de vandalisme sont requalifiés en prises de position politiques, tandis que l'augmentation considérable des agressions est présentée comme une succession de faits isolés. La déclaration du président français niant la présence du Hamas en Cisjordanie, prononcée trois jours après l'assassinat d'un citoyen de nationalité française résidant en Cisjordanie, Netanel Chekroun (46 ans, père de six enfants), le 20 septembre 2026 à Neve Tzuf, illustre, selon cette interprétation, la subordination de l'exactitude factuelle et de la protection des citoyens à des considérations de coalition électorale.

Cette liste est très loin d'être exhaustive, tellement l'antisémitisme se répand à la vitesse de l'éclair, faute de condamnation ferme de la part des autorités, la renforçant d'autant plus, lui permettant de s'enhardir faute de sanctions.

Dans cette perspective, l'ensemble des phénomènes ne saurait être réduit à une simple inadvertance institutionnelle. Il traduirait plutôt un choix politique conscient : celui d'accepter progressivement, puis d'institutionnaliser, une structure de violence susceptible d'effacer la présence juive de l'espace public européen. Cette disparition ne procéderait pas nécessairement d'un déclin démographique direct, mais d'une érosion systématique de la sécurité, de la dignité et de la faculté de transmettre la mémoire du génocide, mémoire qui a pourtant contribué à fonder l'ordre européen de l'après-guerre.

L'antisionisme radical comme facteur structurel d'antisémitisme

L'antisionisme radical ne saurait être réduit à une simple critique politique dont les dérives antisémites seraient fortuites. Il constitue une orientation idéologique qui produit l'antisémitisme de manière structurelle et constitutive.

Cette dynamique s'exprime principalement par trois mécanismes.

En premier lieu, elle procède à une assignation identitaire. L'antisionisme radical tend à enfermer les citoyens juifs dans une identité politique univoque : ils sont présumés soutenir Israël, sans considération pour leurs opinions réelles. Une telle représentation nie la pluralité de leurs parcours, leur indépendance de jugement et la diversité de leurs positions. Les personnes juives sont alors réduites à une entité homogène : « les Juifs ». La critique cesse ainsi de viser une politique gouvernementale déterminée pour s'adresser à un groupe humain, ce qui relève d'une logique antisémite.

En deuxième lieu, ce cadre favorise la réactivation de stéréotypes antisémites historiques. Sous l'apparence d'une critique politique, il permet le retour de thèmes tels que le contrôle des médias, des banques ou des gouvernements, la double loyauté ou encore la conspiration mondiale. Certaines manifestations organisées en Irlande ont notamment donné lieu à des propos affirmant que « les Juifs contrôlent les banques et les médias ». Ces déclarations ne constituent pas une critique de l'action des autorités israéliennes ; elles relèvent d'un discours antisémite dont la formulation antisioniste contribue à la légitimation.

En troisième lieu, cette dynamique contribue à la banalisation de la violence et de l'exclusion. Lorsque les Juifs sont collectivement présentés comme responsables d'un prétendu « génocide » ou d'une supposée « oppression », les agressions, les dégradations et les pratiques d'ostracisation risquent d'être perçues comme moralement justifiables. Ces actes ne sont alors plus considérés comme des infractions ou des violences, mais sont requalifiés en manifestations de « justice » ou en expressions politiques. Selon cette perspective, certaines autorités les tolèrent dans la mesure où l'antisionisme radical participe au maintien de coalitions électorales « particulières ».

La promotion de l'antisionisme radical par certaines institutions ou autorités contribue ainsi, de manière consciente, à l'émergence d'un antisémitisme orchestré.

Il ne s'agit donc ni d'un effet involontaire ni d'une conséquence imprévisible, mais d'une dynamique savamment entretenue.

Le parallèle structurel avec le NSDAP

Une analogie structurelle peut être établie entre ce système et celui du NSDAP.

Dans les deux cas, l'idéologie se présente comme populaire et émancipatrice : le « socialisme » dans le cadre du nazisme, et le « progressisme » attribué à l'establishment européen contemporain. Elle est présentée comme un moyen de libération collective et de redistribution du pouvoir.

Ces systèmes désignent également une cible intérieure appelée à personnifier les causes des difficultés sociales. Sous le régime nazi, les Juifs furent accusés d'être responsables de la défaite de 1918, du capitalisme, du communisme et de la décadence morale. L'establishment progressiste contemporain attribue, pour sa part, à Israël ainsi qu'aux Juifs qui le soutiennent ou le tolèrent la responsabilité d'un prétendu « génocide », d'une supposée « oppression » et d'une forme de « colonialisme ».

Dans les deux configurations, la désignation de cette cible sert à préserver la cohésion idéologique d'une coalition politiquement hétérogène et à légitimer une transformation continue de la société et des institutions.

Le processus repose également sur une normalisation progressive de la violence dirigée contre la cible concernée : initialement présentée comme une « critique politique », elle est ensuite qualifiée de « résistance », avant d'être élevée au rang d'exigence morale.

La différence principale, et déterminante, concerne néanmoins les moyens employés. Le NSDAP s'appuyait sur l'appareil étatique, l'armée et les forces de police afin d'organiser cette violence. L'establishment progressiste européen recourt davantage aux universités, aux médias, aux réseaux sociaux et aux mécanismes de la « cancel culture ». La distinction porte ainsi sur l'ampleur et la vitesse du phénomène plutôt que sur sa structure fondamentale.

La logique décrite demeure analogue : une idéologie, une cible désignée, une coalition fragmentée et une violence graduellement normalisée.

Un calcul politique conscient

L'establishment progressiste européen procède à un arbitrage politique délibéré entre, d'une part, un électorat urbain progressiste significatif, des populations musulmanes nombreuses et des militants idéologiques radicaux, organisés et fortement mobilisés ; et, d'autre part, les citoyens juifs d'Europe, moins nombreux, politiquement moins structurés et généralement moins enclins à utiliser la pression électorale comme instrument d'action.

Dans cette perspective, il privilégie le groupe numériquement majoritaire.

L'antisionisme radical constituant la contrepartie politique nécessaire au maintien de l'unité de cette coalition est promu de manière active par l'establishment progressiste qui bien que générant un antisémitisme débridé en Europe est encouragé. C'est un choix politique conscient d'une élite parfaitement informée par une compréhension claire des conséquences qu'elle engendre.

Auteur : DANY ZIPPER