Tsahal : un soldat de l'armée de l'air arrêté pour avoir sorti des puces mémoire

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Tsahal : un soldat de l'armée de l'air arrêté pour avoir sorti des puces mémoire

Un militaire de l'armée de l'air israélienne arrêté : il aurait sorti des puces mémoire de Tsahal

Par Claudine Douillet I 14 octobre

Un soldat de l'armée de l'air israélienne est en détention, soupçonné d'avoir sorti des puces mémoire militaires. La police militaire évoque une fuite d'informations sensibles et un risque pour la sécurité de l'État. Le tribunal militaire a prolongé sa détention de six jours.

Une arrestation après des renseignements

La police militaire d'investigation israélienne, le Metsah, a arrêté lundi un militaire de l'armée de l'air. Elle avait reçu des renseignements sur son cas, puis mené une enquête préliminaire. Le soldat est soupçonné d'avoir sorti de l'armée des puces mémoire. Il a été présenté au tribunal militaire. Le site d'information Walla a révélé l'affaire mercredi 14 octobre 2026.

Des chefs de suspicion particulièrement lourds

Devant le juge, les représentants du Metsah ont retenu une série de soupçons graves. La liste comprend le vol commis par un agent public et la divulgation d'informations. Elle comprend aussi le non-respect des ordres et la sortie de biens appartenant à l'armée. Le chef le plus lourd est l'abus de pouvoir allant jusqu'à mettre en danger la sécurité de l'État. Le représentant de la police militaire a parlé d'un soupçon de fuite d'informations dangereuses et sensibles. Selon lui, le préjudice possible pour la sécurité de l'information est « très grave ».

Pourquoi une puce mémoire inquiète autant l'armée

Dans une armée de l'air moderne, les données sont aussi précieuses que les avions. Une puce mémoire peut contenir des plans de mission, des paramètres de systèmes d'armes, des fréquences de communication ou des informations sur le personnel. Le simple fait de sortir un support de stockage d'une base est strictement encadré dans Tsahal. Les règles de sécurité de l'information interdisent de faire sortir tout support numérique sans autorisation. C'est ce qui explique la sévérité des chefs retenus, même avant de savoir ce que contenaient exactement les puces et où elles ont fini. À ce stade, ni l'armée ni le tribunal n'ont précisé la nature des données ni l'unité du suspect.

Le tribunal militaire prolonge la détention de six jours

Le juge militaire a qualifié les soupçons de graves. Il a estimé que les enquêteurs devaient avoir le temps de terminer leurs vérifications, car certaines pourraient encore être entravées. Il a aussi noté que le suspect a donné sa propre version des faits, qui oblige les enquêteurs à de nouvelles vérifications. La détention a donc été prolongée de six jours.

L'avocat promet que le dossier va se dégonfler

L'avocat du soldat, Eyal Avital, a choisi de réagir publiquement, ce qu'il dit ne pas faire d'habitude avant une mise en accusation. Pour lui, l'affaire est un ballon de baudruche qui va très vite éclater, sans rien dedans. Il ne dit pas encore sur quels éléments il s'appuie. La présomption d'innocence s'applique pleinement.

Un contexte de vigilance renforcée

L'affaire tombe dans une période de forte vigilance en Israël sur la sécurité de l'information. Ces deux dernières années, le Shin Bet et la police ont révélé une série d'affaires d'espionnage au profit de l'Iran, impliquant des citoyens israéliens, dont certains militaires. Rien n'indique pour l'instant que ce dossier soit lié à une puissance étrangère. Il peut aussi s'agir d'une faute grave sans intention de nuire. Mais il rappelle que, pour l'armée israélienne, une simple puce mémoire peut devenir une question de sécurité nationale. Les prochains jours, et la décision de déposer ou non un acte d'accusation, diront si le dossier tient.

 

Sources:
Walla – חייל נעצר בחשד להוצאת שבבי זיכרון מהצבא

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