« Ronen Bar aurait pu empêcher le massacre » : l'avocat Ephraïm Damari dis détenir documents et enregistrements

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« Ronen Bar aurait pu empêcher le massacre » : l'avocat Ephraïm Damari dis détenir documents et enregistrements

Par Claudine Douillet

« Ronen Bar aurait pu empêcher le massacre » : l'avocat Ephraïm Damari affirme détenir documents et enregistrements

L'avocat Ephraïm Damari affirme que l'ancien chef du Shin Bet, Ronen Bar, aurait pu empêcher le massacre du 7 octobre. Il dit disposer de documents, d'enregistrements et de procès-verbaux de réunions. Il n'en a montré aucun à l'antenne. Il vise aussi Naftali Bennett, qui avait nommé Ronen Bar.

Une charge en direct au lendemain des commémorations

Jeudi matin, au lendemain des cérémonies marquant les trois ans du 7 octobre, Ephraïm Damari était l'invité de l'émission « Israël ce matin », présentée par Tal Meir sur la chaîne 14. Il y a lancé l'une des accusations les plus lourdes formulées publiquement contre l'ancien patron du service de sécurité intérieure.

« Ronen Bar aurait pu empêcher le 7 octobre. Point final », a-t-il affirmé. Selon lui, « il existe des données factuelles, des documents, des enregistrements, des procès-verbaux de réunions » qui le démontreraient. L'avocat n'a présenté aucune de ces pièces, ni précisé leur origine ou leur contenu. À ce stade, il s'agit uniquement de ses affirmations.

Bennett mis en cause pour la nomination

Ephraïm Damari s'en est également pris à certains participants des commémorations de la veille. « Une partie d'entre eux n'aurait pas dû y participer. Certains sont ceux qui ont nommé les personnes qui ont échoué le 7 octobre », a-t-il déclaré. Il visait directement Naftali Bennett, qui avait nommé Ronen Bar à la tête du Shin Bet en 2021 lorsqu'il était Premier ministre. L'avocat qualifie cette nomination de l'une des plus désastreuses de l'histoire du pays.

La « conception » au cœur des accusations

Pour l'avocat, Ronen Bar aurait été prisonnier d'une conception erronée de la menace venue de Gaza, persuadé qu'il ne se passerait rien. Les terroristes qui s'approchaient de la barrière n'auraient été vus que comme « quelques paysans qui s'approchent de la frontière ». Il associe à cet échec l'ancien chef du renseignement militaire, Aharon Haliva, qu'il range avec Ronen Bar parmi « les plus grands échecs ».

Il est allé plus loin encore : « Dans d'autres pays, des pays normaux, ces gens seraient depuis longtemps sur le banc des accusés. » Il a ajouté refuser de parler de trahison, tout en évoquant le fait de « ne pas avoir empêché un massacre national ».

« Les Gazaouis sont le Hamas »

L'avocat a également contesté la distinction entre le Hamas et la population de Gaza, qu'il juge illusoire au sein de l'appareil sécuritaire. « Ils vivent dans l'illusion que les Gazaouis sont épris de paix, qu'ils sont simplement les otages du Hamas. Les Gazaouis sont le Hamas », a-t-il lancé, avant de conclure en qualifiant Ronen Bar de « chef du Shin Bet le plus défaillant de l'histoire d'Israël ».

Des accusations à prouver

La chaîne 14 ne fait état d'aucune réaction de Ronen Bar, qui a quitté la direction du Shin Bet en 2025, ni de Naftali Bennett. La responsabilité des chefs du renseignement dans la faillite du 7 octobre reste l'une des questions les plus brûlantes en Israël, trois ans après le massacre. Si les documents évoqués par Ephraïm Damari existent, leur place est devant une instance d'enquête. Tant qu'ils ne sont pas produits, ses propos restent des accusations.

Source : chaîne 14 (C14)

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