La femme en Israël . Journée internationale de la femme 8 mars

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Sur la route de Jérusalem , j'écoutais une chaîne de radio, l'animateur disait "je défie quiconque de me donner une seule langue au monde dont je ne saurais pas dire  le mot femme"

Pendant près d'un quart d'heure  les noms de pays, les plus improbables ont été cités  et avec la même rapidité l'animateur donnait la réponse, toujours juste,  en hongrois, en chinois, en japonais, en turque, en français , en suédois.... " puis pour mettre l'accent sur la journée de la femme internationale , un mix de tous les succés et dans toutes les langues des chansons les plus connues où la femme est célébrée.

Je me suis demandé si dans les pays musulmans , la journée de la femme était fêté, certainement que non.

Et je comprenais alors que les libertés accordées à la femme était le premier pas vers la démocratie, et au contraire chaque liberté volée à la femme fait régresser un  pays tant sur le plan économique que sur le plan  spirituel.

Israël est un pays démocratique, plus exactement c'est le pays oriental le plus démocratique.
Il est à contre courant, il a intégré deux cultures totalement opposées l'orient et l'occident, il fonctionne sur ces deux tendances. Si vous n'êtes pas oriental vous ne pouvez pas vivre en Israël.

Le statut de la femme est aussi ambigüe que l'orientation du pays. Elle est la reine dans son foyer tout tourne autour d'elle. A l'extérieur, elle est aussi  active,  elle peut être directrice de banque, commandant dans l'armée de l'air, elle a toujours une position avantageuse, mais c'est le mari qui décide pour le foyer, du lieu d'habitation, le mari a un rôle très fort dans le couple, il est présent, et la femme tout autant.  On peut dire que la couple israèlien est égalitaire.

Les différentes influences orientales et occidentales, la vie des premiers pionniers, l'armée obligatoire pour la femme, le mariage vécu plutôt jeune, la vie de famille intense, donne à la femme une place qui peut surprendre nous les françaises qui nous croyons libres et libérées.

La vie d'une femme est épanouie ici, certainement plus entourée, la proximité des gens aussi, cette communication constante rompt avec la solitude des grandes villes comme Paris.

La femme en Israël choisit ce qu'elle veut devenir, elle décide avec son mari de son avenir, de sa carrière, idem pour son époux, le couple et plus tard la famille sont une véritable structure, qui fonctionne plutôt bien car solidaire.

Israël enregistre toutefois un divorce sur 4 pendant les 5 premières années passé ce cap, le taux chute à 2,5%. Très peu de divorce dans les couples religieux, où le mariage est considéré comme une construction et non fondé sur le sentiment romantique.

L'influence de la famille, parents et beaux-parents,  quand à la consolidation du couple ou de sa désunion joue un rôle prépondérant pendant les 5 premières années.

Et pour finir la loi israèlienne en matière de divorce est du côté de la femme.
Si un homme lève la main sur sa femme celle-ci, sur un simple appel au commissariat,  le fait immédiatement embarqué au poste pour une garde à vue qui peut-être prolongée.

Si il ne paye pas la pension alimentaire, idem et ne peut pas sortir du pays tant qu'il ne s'est pas acquitté de sa dette. Une bonne raison pour faire chuter le nombre de divorce...

Acquérir la liberté pour une femme c'est bien, avoir des droits qui l'a protège immédiatement c'est mieux.

Claudine Douillet

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