Israël faut il tout dire ? Censure ou survie ?

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Faut il tout dire ? l'information en Israël

Les journalistes des media étrangers, traitant l'information sur Israël sont pour la plupart partiaux,  et ceci n'est malheureusement plus à démontrer .
En revanche Ici ,en Israël, ce qui est surprenant, c'est que  l'information est bien souvent tronquée.

Prenons pour exemple la semaine dernière sur France 2,  le  journal télévisé de 20 heures annonce, "une attaque au couteau à Jérusalem", encore une,.

En Israël, l'information est tout autre; on ne parle que d'une "bagarre" entre Juifs et arabes qui aurait dégénérée.

Autre exemple : des missiles dans le ciel sont photographiés par des habitants d'Ashdod aux informations israéliennes  on nous "informe" qu'il s'agit d'essais militaires .

Des habitants signalent des bruits d'explosions notamment à Bat-Yam, puis d'autres par là, on cherche, on se renseigne...rien ne transpire.

Il y a encore deux mois de cela, les israéliens,  eux mêmes, ont été  informé pour ce qui aurait pu  passer pour un simple fait divers, si la révolte des réseaux sociaux ne s'en était pas mêlée:

Nethanel Roi Arami, un jeune israélien s'est tué , en tombant du 11 ème étage d'un immeuble en construction où il travaillait, c'est dans ces termes que les media israélien avait rapporté ce "fait diver"s tragique.

Mais c'est sans compter sur la force  des réseaux sociaux qui est de révéler la face cachée de l'iceberg on apprend alors que sont  ses collègues arabesqui ont  sectionnés ses cordages.

Sous pression de la famille, et de milliers d'Israéliens, une enquête policière est ouverte le meurtre est avéré.; mieux, deux mois plus tard la cour de justice reconnait qu'il s'agissait
d'un attentat.

Des informations circulent et sont souvent étouffées.
Y aurait-il une censure ?

Si c'est le cas, les raisons sont nombreuses, il ne faut pas perdre de vue qu’Israël est ,sans aucun doute, la région la plus sensible du  globe , tout ce qui s'y passe est décortiqué, jugé, analysé.

Rappelez vous l'affaire Mohamed Durah, des années d'enquête pour finalement aboutir à ce qui s'est avéré une mascarade du conflit Israélo-palestinien.

La lutte contre la désinformation coûte cher à l'état, d'une part en terme d'enquête mais également en terme d'image.

Et même si Israël se targue de ne pas prêter attention à ce qui peut-être dit, c'est un pays de droit et il se doit de rendre des comptes. Qu'on se le dise ce n'est pas une république bananière.

Pour cette raison,  l'information est contenue et non répandue.
Israël semble avoir choisie une contre attaque à la désinformation , filtrer celles-ci.

La tension entre juifs et arabes , notamment à Jérusalem est arrivée  à son point de non-retour, cette région est une  poudrière et nous sommes littéralement assis dessus. Il convient donc de ne  pas envenimer la situation déjà critique et critiquée.

Est-ce de la rétention d'information dans un objectif d'apaisement et sécuritaire ?
Possible.

Il n'en reste pas moins que le manque d'information peut nous empêcher d'agir donc d'anticiper  et nous oblige à réagir quand il est parfois trop tard.

Si l'information circule à la vitesse de la lumière, aujourd'hui,  ces filtres imposés, ne risquent-ils pas de desservir Israël ?

Ne serait-il pas plus judicieux de maintenir l'opinion public dans la plus grande lumière afin de le protéger ?N'est-il pas plus dangereux de ne pas l'informer des réels dangers ?

On ne peut se permettre, par crainte de l'opinion étrangère, ou de la désinformation à laquelle nous sommes confronté régulièrement  de tenir à l'écart ses citoyens de la véritable information.
La sécurité commence dans la connaissance du danger et de ses ennemis.

 

 

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