La Nouvelle-Zélande se recueille une semaine après le séisme

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nouvelle-zelande.gifLa Nouvelle-Zélande a observé mardi deux minutes de silence à l'instant même où, une semaine plus tôt, un séisme a dévasté la deuxième ville du pays, Christchurch.

Le bilan de ce tremblement de terre de magnitude 6,3 s'élève désormais à 155 morts et la police s'attend à un bilan définitif d'environ 240 morts. Cela en ferait la deuxième plus grave catastrophe naturelle de la Nouvelle-Zélande après le séisme de 1931 à Napier, qui avait tué 256 personnes.

A 12h51 (23h51 GMT lundi), les cloches ont résonné à travers le pays.

A Christchurch, où de nombreux bâtiments ont été aplatis ou endommagés, des responsables locaux, des secouristes et des dignitaires religieux se sont rassemblés autour d'un modeste mémorial composé de quelques briques provenant des immeubles les plus touchés et ornées de fleurs.

"Nous sommes rassemblés pour réfléchir au don précieux de la vie", a déclaré Victoria Matthews, évêque anglicane de Christchurch, dont la cathédrale a subi de lourds dégâts et abriterait encore 22 cadavres.

Les sauveteurs, qui travaillent jour et nuit depuis une semaine pour tenter de retrouver des survivants, ont brièvement posé leurs outils et suspendu leurs recherches au milieu des bâtiments en ruines.

Près d'un centre commercial dévasté, les piétons se sont arrêtés et des automobilistes sont sortis de leur voiture pour observer un moment de recueillement. Certains se tenaient par la main, se prenaient dans les bras ou pleuraient.

A Wellington, la capitale, environ 4.000 personnes se sont rassemblées devant le parlement, où les drapeaux ont été amenés à mi-mât sous un ciel chargé et un vent frais.

Des rassemblements similaires ont eu lieu dans tout le pays.

L'état d'urgence décrété la semaine dernière a été prolongé de sept jours et devrait rester en vigueur plusieurs semaines, a déclaré John Carter, le ministre de la Protection civile.

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