Hollande, sans protection à Rio

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La semaine dernière, François Hollande participait au sommet Rio+20 au Brésil, après deux jours passés au Mexique pour le G20. Le Canard Enchaîné révèle mercredi que les membres de sa protection rapprochée avaient oublié la mallette contenant les armes à Paris.

Ils avaient oublié la mallette à Paris. A leur arrivée au sommet Rio+20 au Brésil, le 19 juin, les membres du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) se sont rendu compte qu'ils avaient laissé la mallette contenant les six armes pour la protection rapprochée de François Hollande… à Paris. "Ils ont passé au peigne fin l'Airbus présidentiel, sans succès", écrit mercredi Le Canard Enchaîné qui donne l'information. Cette dernière a été confirmée par une source proche du dossier, à l'AFP.

Dans l'hebdomadaire satirique, un membre du GSPR explique que la sécurité du président français s'est alors faite "à l'ancienne. A mains nues". Et d'ajouter : "De mémoire de flic, c'est une première." Le fautif, qui officiait déjà sous Nicolas Sarkozy, a été repéré. "Mais ce n'était ni prémédité, ni intentionnel", a confié l'un de ses collègues. L'AFP précise mercredi que, "après enquête", le policier responsable de cet oubli a dû quitter le GSPR. Non pas à cause de cette erreur, mais parce qu'il aurait tenté de faire porter la responsabilité à un autre membre de l'équipe.

Contrôlées par les autorités locales

Il y a quelques jours, Marianne 2évoquait déjà cet incident, en indiquant cette fois que la mallette avait été placée dans un mauvais avion lors de l'étape mexicaine. Avant de rejoindre Rio, François Hollande était effectivement pendant deux jours à Los Cabos pour le sommet du G20. Sans rentrer en France entre les deux évènements.

Normalement, lorsque des policiers ou des gendarmes se déplacent à plusieurs pour assurer la protection d'une haute autorité de la République, ils emportent avec eux leurs armes dans une mallette sécurisée. A leur arrivée, elles sont présentées aux autorités locales. Puis, au moment du départ, ces dernières vérifient que les armes repartent bien dans leur pays d'origine.

Un évènement qui n'a pas perturbé François Hollande lors du sommet Rio+20, puisqu'il n'a appris cet oubli qu'à son retour en France.

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