Bobigny: père de 46 enfants , 4 femmes , il touche 7110 euros par mois

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Nous avons été un des  premiers médias  à dénoncers les pratiques peu orthodoxes de la nouvelle équipe de la mairie de Bobigny , de son maire Monsieur Paoli, et particulièrement, du maire-adjoint monsieur Bartholmé, -voir nos articles du 27 juin .

 

Loin de vouloir stimagtiser un  parti politique plus qu'un autre , force est de constater, pourtant,qu'une constante politique semble être le fer de lance de cette ville qui sans n'être plus rouge - communiste- n'en reste pas moins rouge par son manque de transparence !

 

Voici un article, repris de la presse, qui démontre, si besoin est, le travail de nettoyage nécessaire à faire ,au plus vite ,entre les petits arrangement avec les membres de divers gangs, et les principaux élus, dont les promesses faites pour des postes à la mairie qui n'ont pu être tenues pour tous et également la nécessité d'une transparence pour certains citoyens qui vivent grâce à la polygamie , us et coutumes importés de leur pays et qui ne semblent pas non  plus trop déranger ces mêmes élus, bien trop occupés on s'en doute à sauver leur propre poste.

Cette libéralité acquise par la municipalité précédente n'a toujours pas fait l'objet d'un recadrage pourtant nécessaire.

On pourrait presque dire blanc-bonnet bonnet- blanc pour ne pas dire rouge-bonnet et bonnet rouge, tant les similitudes font peine à voir entre les deux équipes qui se sont succédées et finalement se ressemblent !

Claudine Douillet

A Bobigny, Fanta Sangaré accompagne des familles polygames dans leurs démarches, longues et ardues, de « cohabitation ». Une volte-face culturelle et matérielle.

Avec ses quatre femmes et ses 46 enfants, Adama[1] était un homme heureux. Ce quinquagénaire, capable de réciter dans l’ordre les prénoms de sa descendance, régnait sur son pavillon de banlieue. Entre les cinq chambres de la maison, « la vie s’organisait comme elle pouvait », confie-t-il au téléphone. D’abord agent d’entretien, il a cessé de travailler quand le montant des allocations familiales est devenu suffisant pour nourrir son monde[2]. Dans le village du nord du Mali où il a grandi, on parle de sa réussite avec admiration.

Il voudrait que ça continue. Il n’a donc pas donné d’écho particulier au bouleversement qu’il vient de connaître : deux de ses femmes ont déménagé, une troisième songe à les imiter. Elles sont engagées dans une « décohabitation », le terme administratif qui désigne la sortie de la polygamie.

« Il nous a fallu dix ans pour en arriver là », raconte Fanta Sangaré, énergique présidente de l’Association des femmes relais de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. (…)

Il se trouve que tous sont originaires du Mali. Fanta Sangaré aussi. L’ancienne institutrice de brousse comprend les digressions en soninké, les confidences en bambara. Elle discute, apprivoise. Entend la fierté du mari, les disputes des coépouses, la fatigue des enfants. Les réveils à pas d’heure pour prendre une douche avant l’école. Le ballon d’eau chaude toujours vide. La queue devant la porte des WC. Les repas pris chacun son tour. Les devoirs faits dans la cage d’escalier. Les lits partagés. 

 

Le bruit permanent. L’absence d’intimité. Fanta Sangaré écoute ces histoires qui se ressemblent toutes. Puis elle rappelle la règle de la République : la nécessité de rompre avec la polygamie pour obtenir un renouvellement des titres de séjour. Effroyable perspective pour ceux auxquels on a toujours enseigné que cette tradition était un idéal d’organisation sociale doublé d’une exigence divine. Il s’agit de mariages traditionnels arrangés, célébrés un été « au pays », où l’amour ne s’est pas toujours installé, mais tout de même: « Quitter son mari est impur », rabâchent les femmes. « Dieu n’a pas demandé que vos enfants soient entassés à vingt dans une même chambre », réplique alors Fanta Sangaré.

Suite et source : Le JDD, merci à Ilana Mazouz

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