10 inculpations attendues dans l’affaire du mariage de la haine

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10 inculpations attendues dans l’affaire du mariage de la haine

Le bureau du procureur serait parvenu à la décision d’inculper dix participants à un mariage où les gens d’extrême droite ont dansé en mimant poignarder l'image du bébé Ali Dawabsheh, assassiné à Douma, et en portant des armes et des cocktails Molotov. Dans l’acte d’accusation figure le marié Yakir Ashbal et plusieurs mineurs. Apparemment, ils seront inculpés d'incitation à la haine et de possession d'armes.

Ces derniers jours, le bureau du procureur a transféré le dossier de l'enquête à l’unité de la police du district de Judée-Samarie. Cependant, il appartiendra toujours au procureur général, Avichai Mandelblit, d’autoriser les actes d'accusation puisque concernant les infractions portant à la liberté d'expression, il n’est toujours pas parvenu à une décision sur la question.

La vidéo sortie en décembre a engendré de nombreuses réactions dans la classe politique. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a dit à l'époque que «les images choquantes diffusées ce soir montrent le vrai visage d’un groupe qui constitue un danger pour la société israélienne et la sécurité d'Israël." Il a ajouté que «nous ne sommes pas prêts à accepter des gens qui violent la loi de l'Etat et ne la respectent pas. Les images montrent à quel point le Shabak est fort pour la sécurité de nous tous."

Des militants d'extrême-droite connus, des amis de certains des accusés de l'assassinat de la famille Dawabsheh ont assisté au mariage. Sur une partie de la vidéo, on voit des enfants agitant des armes à feu, et d'autres agitant des bombes incendiaires, qui sont les symboles dont ce sont servis les attaquants de la famille palestinienne.

10 inculpations attendues dans l’affaire du mariage de la haine

Même les autorités militaires ont ouvert une enquête sur la vidéo, car une arme de Tsahal était entre les mains de certains participants et semblerait avoir été abandonnée [un soldat portant une arme a l’interdiction de la laisser sans surveillance, ni de la prêter à quelqu’un]. A la fin de l'enquête, le soldat servant dans le bataillon Nahal Haredi a été condamné à 21 jours de prison.

Source :Israël Ha Yom

Copyright: Alliance

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