7 octobre : Yarden Bibas« Pardon d'être ici et vous là-haut »

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Yarden Bibas : « Pardon d'être ici et vous là-haut »
7 octobre : le message bouleversant de Yarden Bibas à Shiri, Ariel et Kfir

« Pardon que vous soyez là-haut et moi ici » : Yarden Bibas, trois ans après / Yarden Bibas demande pardon à sa femme et à ses fils assassinés par le Hamas

Quelques mots, et tout Israël s'est arrêté. Au matin du troisième anniversaire du 7 octobre, Yarden Bibas a publié un message à sa femme Shiri et à ses fils Ariel et Kfir, assassinés en captivité à Gaza.

Par Claudine Douillet I 7 octobre 2026

Le message est tombé tôt ce mercredi, sur les réseaux sociaux. Quelques mots seulement, que Maariv a reproduits en intégralité : « Shiri, Ariel et Kfir. Pardon ! Pardon que vous soyez là-haut et moi ici. » En quelques heures, le texte a fait le tour des réseaux israéliens.

La culpabilité du survivant

Tout est dit dans ce pardon. Yarden Bibas a survécu. Sa femme et ses deux petits garçons, non. Le 7 octobre 2023, la famille a été enlevée dans sa maison du kibboutz Nir Oz. Kfir avait neuf mois, Ariel quatre ans. Les deux enfants roux sont devenus, dans le monde entier, le visage des otages du Hamas.

Yarden Bibas a été libéré début 2025, après près de 500 jours de captivité. Il a alors appris ce que le pays redoutait : Shiri, Ariel et Kfir avaient été assassinés en captivité. Leurs dépouilles ont été rendues à Israël et ils ont été inhumés en février 2025. Lors des funérailles, il avait déjà demandé à ses fils de ne pas lui en vouloir de n'avoir pas su les protéger.

Une mémoire devenue nationale

Depuis, la mémoire des Bibas s'est inscrite dans le paysage israélien. Près du kibboutz Tzeelim, où la famille avait ses attaches, une installation intitulée « Traces Bibas » représente leurs empreintes de pas dans le béton. « Il n'y a pas de Tzeelim sans eux, les souvenirs sont plantés à chaque coin », avait confié Ofri Bibas, la sœur de Yarden, lors de son inauguration. À Kfar Yona, un rond-point porte leur nom, recouvert d'un gazon synthétique orange.

Ce matin, pendant que les cérémonies officielles se succédaient, un père a simplement dit ce qu'aucune cérémonie ne peut dire. Trois ans après, pour Yarden Bibas comme pour des milliers de familles, le 7 octobre n'est pas un anniversaire. C'est un jour qui ne finit pas.

Ce matin, un père a simplement dit ce qu'aucune cérémonie ne peut dire. Trois ans après, la douleur n'a pas d'âge.

 

Nom de photo : yarden-bibas-message-7-octobre.jpg

Sources : Maariv, Srugim

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