ZEEV ELKIN Ministre de l’intégration, s'explique sur la non-équivalence des diplômes français en Israël

Actualités, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

(Jss)

Le 7 juillet dernier, Meyer HABIB, député Français de l’étranger et Ariel Picard, Coordinateur de l’Alyah des pays francophones au Ministère de l’intégration ont rencontré Zeev Elkin, Ministre Israélien de l’intégration à Jérusalem.

Beaucoup de sujets ont été abordés, mais la question de fond de cette réunion, était celle des équivalences de diplômes entre la France et Israël.

Lors de cette réunion, le député a rappelé fort à propos que :

« Le gouvernement israélien a adopté un projet de loi portant reconnaissance des diplômes le 23 novembre 2014 et que ce projet de loi a été annoncé en conférence de presse par le Premier Ministre Benyamin Netanyahu en personne.

Il demeure que c’est avec une certaine incompréhension et même déception que je suis contraint de constater qu’à ce jour, comme je l’avais déjà dit le mois dernier lors d’une réunion de la commission « alyah » de la Knesset, les choses traînent en longueur » !

Pour lui : « Une réelle impulsion est nécessaire pour réaliser des progrès rapides et tangibles».

Il ne faudrait pas en effet, que cette annonce soit en fait, une promesse électorale déguisée en projet de loi.

Cette question est d’autant plus essentielle que l’alyah Française marque le pas.

En effet, comme dit dans notre article : « L’alyah Française commence à ralentir ! », le nombre de nouveaux immigrants de France prévu par le ministère de l’intégration ne sera pas atteint en 2015.

Il est donc urgent de lever tous les freins à l’alyah comme le mystérieux fonctionnement de la « bitouar léoumi » et l’équivalence des diplômes.

Le Ministre Zeev Elkin affirme que le processus visant à reconnaître les diplômes des kinésithérapeutes, chiropracteurs, orthophonistes et diététiciens a été récemment relancé.

Le Ministre annonce également, que les dentistes Français exerçant depuis plus de 14 ans vont être très prochainement dispensés d’examen.

Meyer Habib n’est pas satisfait.

Pour lui : « Même si ces projets vont dans le bon sens, cela ne suffit pas et il faut reconnaître des équivalences, aux jeunes médecins, aux jeunes dentistes ainsi qu’aux étudiants en cours de formation ou à minima faciliter leurs examens de manière à accroître leur taux de réussite ».

L’exigence positive du député a permis de mettre en place un processus de rencontres entre toutes les personnes concernées.

Ces dernières ont convenues d’organiser, dans les semaines à venir, une réunion de coordination avec le Ministre de l’Intégration et le Ministre de la Santé pour traiter du cas spécifique des médecins français.

Il est urgent de réformer la composition des comités scientifiques. Ce sont ces comités qui ont le pouvoir de validation des spécialités médicales. Validations qui conditionnent la capacité effective à pratiquer la médecine.

Meyer HABIB déclare : « J’ai demandé en particulier qu’on intègre dans chaque comité scientifique traitant le dossier d’un Français, des médecins diplômés en France, apte à apprécier la valeur des pièces produites à l’appui des demandes de validation (diplômes, états de service, évaluation…) ».

Il continu en expliquant que :

« Force est de constater que le processus de mise en œuvre du projet de loi sur l’équivalence des diplômes entre la France et Israël est, hélas, long et complexe.Je comprends parfaitement l’impatience et l’incompréhension de nombreux Français.Par-delà les intentions, seuls les actes comptent.Pour ma part, en ma qualité de député des Français d’Israël, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que des progrès soient accomplis sur ce dossier crucial pour l’intégration des Français en Israël ».

Cette synergie des volontés Françaises et Israéliennes va peut-être enfin ouvrir la voie à une reconnaissance des excellents diplômes Français et espérons-le, pas seulement dans les domaines médicaux.

En effet, nombreux sont les enseignants, les scientifiques, les techniciens et autres dans la communauté juive de France.

David BRISSET

 


Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi