Deux conférences importantes

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Deux conférences importantes au Centre Communautaire de Paris, 119 rue La Fayette 75010 Paris :

Devoir de vérité ou devoir de mémoire: Quel rôle pour l’Historien?
avec Pierre Nora, Editeur et historien

L’historien est un chercheur indépendant, libre de toute pression politique, son rôle est la recherche de la « vérité des faits ».
Or la société est de plus en plus portée à demander à l’historien de contribuer au devoir de mémoire, de vigilance et de justice.
De là le débat qui secoue l’opinion publique française aujourd’hui sur les rôles respectifs de l’historien et du législateur en matière d’histoire.
Depuis quelques années, un certain nombre de textes de lois indique la volonté de la représentation nationale, de définir la position de la République face à certains événements historiques. C’est ainsi que la loi Gayssot implique la reconnaissance par la nation de la réalité incontournable des crimes contre l’humanité commis par les nazis et leurs collaborateurs. la loi Taubira définit l’esclavage et la traite négrière dans la France d’outre Mer comme un crime contre l’Humanité ce qui implique un jugement par la République de la nature même de ce phénomène.

La loi par laquelle la République reconnaît l’existence d’un génocide commis contre les populations civiles arméniennes, implique que la France désavoue et conteste la thèse dominante de l’historiographie officielle Turque. La question se pose : volonté du législateur de codifier et diriger la connaissance du passé historique ou fonction légitime de la représentation nationale de reconnaître la réalité du passé ? Où s’arrête le droit du législateur ? Inversement l’historien a-t-il le droit d’exiger le silence de la représentation nationale en matière d’Histoire ?


« La démocratie survivra-t-elle au terrorisme? »

avec Jean-Louis Bruguière Juge français spécialisé dans la lutte anti-terrorisme
sous la présidence de Henri Hajdenberg (ancien président du CRIF)

Les ennemis de la liberté manipulent la liberté pour la détruire. Les idéologues du fanatisme utilisent la presse, la radio, la télévision et l’internet en toute liberté pour s’emparer des rennes du pouvoir et détruire toute liberté d’_expression. Nous pourrions dire la même chose sur la nouvelle mouvance terroriste planétaire. Les adeptes de la bombe à retardement, des attentats suicides, et d’autres formes contemporaines de la terreur de masse circulent en toute liberté et impunité à travers le monde de plus en plus ouvert.
La liberté est-elle menacée par la faiblesse de la pusillanimité de ses défenseurs dans la lutte contre les ennemis de la société libre ?
La démocratie survivra t-elle aux assauts d’un terrorisme? Ne risque-t-elle pas de perdre son âme dans la lutte à mort entre la liberté et le totalitarisme ?
Quelles sont les limites qu’une société démocratique peut imposer à l’exercice des libertés pour défendre les libertés ? Le 9 août 1982, une fusillade éclate rue des Rosiers à Paris et il commence la lutte anti-terrorisme, développant ses réseaux. Il cible en
particulier Action directe. En 1986, la Division nationale anti-terroriste (DNAT) du parquet de Paris est créée. Un an plus tard, un piège à la grenade est posé devant son appartement. Il multiplie depuis les instructions d'affaires de terrorisme.
Il poursuit la lutte anti terroriste ciblée sur les groupes islamiques armés ainsi que des dossiers des attentats du 11 septembre 2001 à New York et des attentats à Madrid du 11 mars 2004. Réservations à l’avance.

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