Interview exclusive d'Oren Peli pourParanormal Activity

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orenpeli.JPGD'origine israélienne, Oren Peli, a abandonné l'école à 16 ans, pour monter sa propre entreprise de logiciels. En 2006,à 36ans, il décide de réaliser un film à petit budget Porté par le bouche à oreille et un marketing ingénieux, le film d'horreur Paranormal Activity, au budget minuscule de 11.000 dollars, est devenu le phénomène de l'automne au box-office américain, rappelant le destin exceptionnel du "Projet Blair Witch" il y a dix ans. Pour son premier long-métrage, Paranormal Activity a déjà rapporté plus de 37 millions aux Etats-Unis. L'histoire est d'une simplicité désarmante mais d'une efficacité redoutable: un jeune couple d'Américains, effrayés par les bruits nocturnes dans leur maison, décident de laisser tourner une caméra pendant leur sommeil pour surprendre une éventuelle "activité paranormale".

Laurent Bartoleschi: Pourquoi avoir décidé de quitter votre pays natal Israël pour le pays de l'Oncle Sam?

Oren Peli: Quand j'avais 11ans mes parents m'ont emmené en voyage aux Etats Unis; dès que j'y suis arrivé, je m'y suis tout de suite senti chez moi. Plus tard vers l'âge de 19ans, travaillant dans l'informatique, les leaders le plus avancé dans ce domaine étaient bel et bien les Etats Unis: je suis venu poursuivre le rêve américain.

L.B: Selon vous, pourquoi n'y a-t-il pas de films d'horreur et, ou de films fantastiques dans un pays tel qu'Israël?

O.P:
J'entends dire régulièrement que les israéliens sont très stressés par leur quotidien; aussi, lorsqu'ils se rendent au cinéma, le seul mot d'ordre c'est le divertissement avec des comédies, des films romantiques et non pas des films qui les stresseraient encore plus.
C'est ce que j'ai entendu, de part la voix de ma famille.

L.B: Quelle serait la part autobiographique dans votre film Paranormal Activity?

O.P: Ayant toujours habité que dans des petits meublés, on a trouvé ma copine et moi une maison géniale rapport qualité / prix; c'est d'ailleurs, celle que vous voyez dans le film, d'où le para.jpgmoindre coût, en partie. Et tenez vous bien, durant certaines nuits, on se rendait compte, que cette demeure était inquiétante: on entendait des objets tomber des étagères. Ces divers incidents nocturnes avaient lieu durant plusieurs jours! De plus que ma copine se sentait, tout comme Katie, l'héroïne du film, hantée par une énergie plus qu'anormale! D.ieu merci cela n'est rien comparé aux événements du film.

L.B: L'originalité du film ne provient pas de son sujet, la maison hantée, mais de l'utilisation prononcée de la technique.

O.P: Oui, il y a eu beaucoup de films sur les démons et les maisons hantées auparavant, comme Amytiville, la maison du diable ou encore récemment Les Autres. C'est la première fois que le film est montré de manière subjective où l'acteur principal devient l'auteur puisque c'est lui qui porte la caméra. Sans oublier l'utilisation du time code. C'est en cela qu'il est original et unique.

L.B: C'est un compliment de comparer votre film au projet Blair Witch et comme ce dernier vous arrivez à faire peur avec peu de moyens (le film a coûté 11 000 $, ndlr)?

O.P: Je prends ça pour un compliment bien sûr, d'autant plus que j'ai adoré ce film, d'ailleurs il m'a beaucoup inspiré, et comme vous le savez il a eu énormément de succès : Ce que je souhaite pour Paranormal Activity. Et concernant le peu de moyens, il faut savoir que notre imagination est présente pour combler les vides.

L.B: La réaction du public peut-elle varier suivant le pays?

O.P: En effet, peut-être, on le verra d'ailleurs très prochainement. Néanmoins, les thèmes principaux sur lesquels reposent le film, comme nos peurs sur les choses qui se déroulent pendant notre sommeil sont universels et chacun peut s'y identifier.

L.B: Pouvez-nous rappeler le contexte avec Steven Spielberg et l'avez-vous rencontré?

O.P:
Dreamworks avait acheté le film et voulait en faire un remake, le tourner à nouveau sous ma direction. Ils l'ont montré à plusieurs publics représentatifs (tests screening), et cela a conquis l'audience, à tel point qu'ils ont abandonné l'idée de remake pour mettre à l'affiche la version originale. Enfin, il a été montré à Steven Spielberg pour qu'il puisse donner son propre avis; il a eu si peur qu'il a dû arrêter la projection à la moitié pour ne la reprendre que le lendemain en pleine journée. Après cela, il a dit qu'il avait adoré et c'est ainsi que le studio m'a pleinement soutenu.

C'était lors d'un déjeuner que j'ai rencontré le réalisateur des Dents de la Mer, ce fut une expérience fabuleuse de m'entretenir avec mon idole. Il a été très authentique, très accessible, il est si cool qu'il vous fait presque oublier que vous êtes entrain de parler de Steven Spielberg.

Laurent Bartoleschi

(Remerciements à David Nizard)

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