Soldat Shalit : les progrès de la médiation allemande

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shalitgg.jpgGuilad Shalit  a été enlevé par le Hamas en juin 2006. L'organisation réclame la libération de près d'un millier de prisonniers palestiniens en contrepartie de sa remise en liberté.

Grâce à l'intervention d'un agent allemand, un accord pourrait voir le jour sur le sort du soldat franco-israélien détenu par le Hamas depuis 2006.

Un mystérieux agent allemand est depuis quelques mois au cœur des négociations pour la libération de Gilad Shalit. Cet homme, membre des très efficaces services secrets allemands et spécialiste du Moyen-Orient, serait parvenu à gagner la confiance des Israéliens comme du Hamas et pourrait être sur la voie d'un accord.

Le sort du caporal Shalit, capturé en juin 2006 par le Hamas, et détenu depuis dans un lieu secret à Gaza, reste l'une des principales préoccupations du pouvoir israélien. Le gouvernement Olmert avait été plusieurs fois proche d'une solution. Après d'interminables tractations, le puissant chef des services secrets égyptiens, le général Omar Souleimane, était arrivé à définir les modalités d'un échange de prisonniers entre le Hamas et Israël. La mise en œuvre de cet échange a jusqu'à présent échoué.

Les exigences du Hamas, qui ré­clame pour Gilad Shalit la libération de près d'un millier de prisonniers palestiniens, dont de nombreux auteurs de crimes de sang et d'actes de terrorisme, continuent à faire hésiter les autorités israéliennes. Outre le risque de remettre en liberté un certain nombre de cadres du Hamas, les Israéliens craignent d'encourager ainsi la prise d'otages.

Les négociations entre Israël et le mouvement islamiste palestinien sont compliquées par le refus d'Israël de donner la moindre once de légitimité à une organisation considérée comme terroriste en traitant directement avec elle.

Selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth, l'agent allemand aurait permis de remettre à plat les tractations. Il aurait commencé son rôle de médiateur en juillet dernier.

Après l'échec de ses prédécesseurs, le nouveau responsable israélien chargé du dossier, Hagai Hadas, ancien directeur adjoint du Mossad, aurait pris contact avec Ernst Urhlau, le directeur des services secrets allemands, le BND (Bundesnachrichtendienst), pour obtenir la discrète contribution de Berlin.

Le médiateur allemand serait parvenu, selon le Spiegel, à découper en deux étapes l'échange de prisonniers, permettant aux deux parties de ne pas sembler négocier directement. Après la libération de 450 prisonniers palestiniens, Gilad Shalit serait remis aux Égyptiens. Un second groupe de 550 prisonniers serait alors libéré, officiellement pour des raisons humanitaires et en remerciement des efforts égyptiens, et Shalit remis aux Israéliens.

Délicates tractations

L'Allemagne occupe une position diplomatique jugée plus neutre au Moyen-Orient que la France ou la Grande-Bretagne. La coopération entre le BND et le Mossad est excellente. Et les services secrets allemands ont déjà à leur actif de délicates tractations avec le Hezbollah libanais.

En 2004, le BND avait réussi un premier coup en obtenant la libération d'environ 400 prisonniers palestiniens et libanais contre les dépouilles de trois soldats et d'un ancien colonel israélien, Elhanan Tannenbaum, détenu par le Hezbollah.

En juillet 2008, le médiateur secret allemand, Gerhard Konrad, avait été l'organisateur d'un nouvel échange. Les corps des deux soldats israéliens tués dans l'embuscade qui avait déclenché en 2006 la seconde guerre du Liban avaient été restitués par le mouvement libanais contre la libération de Samir Kuntar, auteur d'un sanglant attentat en Israël.

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